Soupe de butternut aux pois chiches épicées

Une idée pour une soupe délicieuse. Les pois chiches viennent de la salade d’Ottolenghi que j’ai publié ici. En cuisant la soupe et en me demandant comment la rendre un petit plus festive j’ai jeté l’oeil sur le bac à épices et soudainement j’ai eu sur les papilles la saveur de ces pois chiches. Je l’ai connecté aux « tortelli di zucca » qui sont faits en Italie, dans lesquels le jeu c’est entre le sucré, les épices, le salé (c’est une pâte) et voilà ma soupe qui met de la joie dans ces journées de grisaille.

Ingrédients (6 personnes)

  • 1 courge butternut moyenne
  • 1 oignon rouge
  • une poignée de feuilles de sauge
  • sel et poivre
  • huile d’olive vierge extra
  • une boîte de pois chiches bio
  • une cuillère à soupe de 4 épice
  • 1 cuillère à café de cardamome moulu
  1. Couper la courge butternut, sans éplucher, en cubes, en la vidant des grains et des filaments.
  2. Couper l’oignon en lamelles
  3. Dans une casserole mettre l’huile à chauffer. Mettre les feuilles de sauge et les laisser cuire pendant quelques minutes. Les retirer (si laissées vont donner une saveur un peu amère à la soupe). Mettre les oignons et laisser aller encore quelques minutes pour les faire dorer.
  4. Mettre les cubes de courge butternut, verser de l’eau chaude jusqu’à recouvrir le tout et laisser bouillir pendant environ 35 minutes (testez si les morceaux de courge sont bien moelleux). Régler le sel et le poivre (le poivre seulement à la fin). Mouliner le tout au robot plongeur.
  5. Pendant que la soupe se cuit mettre de l’huile dans une poêle. Faire chauffer toutes les épices quelques minutes. Verser les pois chiches et bien les laisser prendre la saveur des épices en mélangeant de temps en temps. Réserver au chaud.
  6. Verser la soupe dans les bols de service, distribuer une ou deux belles cuillerées de pois chiches épicés. Donner encore un tour de moulin de poivre et servir aussitôt.
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Brownie vegan et légér de patate douce

Recette trouvée sur la revue d’Air France de laquelle j’ai tout de suite vu le potentiel mais…ne le dit à personne!! en particulier c’est recommandé que les enfants ne suspectent pas que l’ingrédient secret c’est la patate douce :-). Les miennes ont mangé heureuses leurs parts de gâteau sans rien suspecter, juste quelques questions sur la couleur, évacuées en souplesse. C’est le gâteau que j’avais emmené à la partie première de « Fontainebleau et Avon en transition » en décembre. Je vais raconter tous les détails de ce beau projet dans un autre billet un peu plus réfléchi, dimanche nous aurons la partie numéro deux, nous allons voir comment ça se passe mais tout cela est bien excitant! Pour le moment je vous laisse avec cette merveille à consommer sans modération, ça fait du bien sans culpabilité…bon même quand il y a du beurre moi personnellement je n’ai pas trop de culpabilité non plus 🙂

Ingrédients (moule 24 cm)

  • 500 grammes de patate douce
  • 180 grammes de chocolat noir 70%
  • 70 grammes d’huile de coco
  • les grains d’une gousse de vanille
  • 40 grammes de sucre de coco (pour moi sucre de canne brut)
  • 2 cuillères à soupe de sirop d’érable
  • 100 grammes de farine de flocons d’avoine (vous l’obtenez en réduisant en poudre des flocons d’avoine)
  • 30 grammes de farine de noisette
  • 1 pincée de sel
  1. Préchauffer le four 200°
  2. éplucher les patates douces, les faire cuire à la vapeur jusqu’à quand elles seront tendres. Laisser refroidir légèrement
  3. Dans le blender mixer tous les ingrédients jusqu’à obtenir une texture lisse et soyeuse
  4. Verser la pâte dans un moule à gâteau préalablement huilé à l’huile de coco et enfourner 20-25 minutes
  5. Comme conseillé sur le journal, le manger avec de beaucoup de sérénité, c’est comme une crème de beauté 🙂

 

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Semifreddo au torroncino (nougat dur) et chocolat ultra facile

Si vous recherchez un dessert qui soit prêt en 20 minutes top chrono le voici. Par contre il faut le faire reposer au congélateur au moins 6 heures donc il faut s’y prendre le soir avant pour l’avoir en dessert au déjeuner.

Ingrédients (8/12 personnes, ça dépend de la gourmandise!)

  • 300 grammes de torrone dure
  • 100 grammes de chocolat noir
  • 1/2 litre de crème fleurette
  • 120 grammes de sucre blanc
  • 4 oeufs
  • 1/2 verre d’eau
  1. Fouetter les oeufs pendant 8 minutes, pour qu’elles soient très bien montées
  2. Fondre le chocolat, couper le torrone au couteau en petits morceaux (ou le vroom vroomer par petits coups, le but ce n’est pas d’avoir de la poudre mais des fragments)
  3. Mette le sucre sur le feu avec l’eau et laisser chauffer jusqu’au frémissement pour obtenir un sirop
  4. Diviser les oeufs battues en deux bols. Dans un rajouter les coupures de torrone et la moitié du sirop au sucre tout en fouettant, dans l’autre le chocolat et le sirop tout en fouettant aussi.
  5. Monter la crème fleurette et la partager dans les deux bols, tout en mélangeant avec une spatule très doucement
  6. Prendre un moule a cake, le revêtir de film plastique, verser d’abord la partie dans le bol avec le torrone (qui est plus lourde) et en dessous la partie avec le chocolat.
  7. Laisser reposer au congélateur pendant au moins 6 heures. Servir avec une sauce au chocolat chaud.

 

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Cassone à la piadina romagnola

J’aurais aussi pu écrire le titre tout en italien :-))). Le meilleur street food de la Riviera Romagnola, celui qu’on mange à toutes les heures et en quantités infinies. Celui que quand je le prépare me fait tout de suite sentir comme dans un film de Fellini, et j’ai l’impression d’entendre le cri « voglio una donnaaaa », d’entendre la sirène du transatlantique Rex dans le brouillard, d’aller à l’école avec un maître qui scandait « la pro-spet-ti-va »…

Le nom de cette délice est cassone, la base est la piadina romagnola qui est pliée en deux et sigillée à l’aide d’une fourchette et farcie avec…ce que vous voulez. Les miens sont très classiques, mozza, tomate et origan mais vous pouvez varier et ajouter de la saucisse, par exemples, ou les faire épinard et ricotta, ou bien avec du jambon de Parme et mozza, de la scamorza et jambon fumé, aux légumes variés et mozzarelle, avec le squaquerone, le typique fromage de Romagna – bref avec ce que vous voulez!

Ingrédients (environ 5 cassoni)

Pour la piadina

  • 500 grammes de farine
  • 50 grammes de saindoux
  • 1 pincée de sel
  • 1 pincée de bicarbonate de soude
  • eau tiède

Pour la farce

  • 250 grammes de mozzarella
  • une boite de tomates concassés (pour moi Mutti, la meilleure en absolue, vous la trouvez en grande surface)
  • origan
  • huile d’olive vierge extra
  • sel
  1. Faire d’abord les piadine. Dans un bol dissoudre le bicarbonate dans l’eau tiède (commencez avec environ un grand verre)
  2. Rajouter la farine, le sel, le saindoux et commencer à travailler jusqu’à obtenir une boule très homogène. Laisser reposer la boule une demie heure couverte.
  3. Prendre des morceaux de la boule d’environ 100 grammes et les mettre sur une planche en bois. Les baisser au rouleau sur une hauteur d’environ 4 millimètres et donnant une forme ronde.
  4. Si vous avez le « testo », la planche en argille qui sert pour faire cela mettre le testo sur le feu Mais si comme je pense vous ne l’avez pas mettez une crépière sur le feu et elle fera l’affaire.
  5. Farcir une moitié des piadine avec votre farce de choix. S’il y a des ingrédients liquides, comme la tomate, n’exagerez pas pour éviter que les cassoni s’ouvrent en cuisant sur le testo ou sur la crépière
  6. Rabattre l’autre moitié de piadina sur la farce, fermer à l’aide d’une fourchette que vous pressez sur tout le bord
  7. Mettre le cassone sur le testo en faisant attention que la farce ne sors pas. Cuire environ cinq minutes par part, en fin de cuisson cuire aussi sur le côté. Servir bien chaud!
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Poulpe alla Luciana

Recette traditionnelle avec une histoire très jolie…Déjà si vous ne connaissez pas Naples je vous recommande très chaudement d’y aller. Quand j’habitais Milan à un certain moment j’avais changé de boîte et mon cadeau de bienvenu avait été la participation à un projet assez intensif de fusion entre deux banques qui prévoyait six mois environ à Naples. A ce temps la je n’avais pas vu « Bienvenu chez les Chtis » mais grosso modo pour moi cette annonce avait été un peu comme quand le protagonist ‘gagne’ un séjour au nord. J’étais partie la première semaine comme si j’allais à la guerre, avec pleins de peures sur ce qui pouvait se passer ‘la bas’ et aucune envie d’y aller travailler. La prémière semaine avait été dramatique, je ne pouvais  accepter que, par exemple, on ait un rendez vous à 9h00 et personne ne se présente jusqu’à au moins 9h30. Ou de finir de travailler à 15h30. Ou de prendre des pauses café assez longues. Et, un peu comme le protagoniste du film, petit à petit j’ai commencé à m’ouvrir et à trouver pleins de points positifs dans cette culture du travail assez différente par rapport à Milan, aux occasions de longues promenades dans la ville, accompagnées par des merveilleux street food, aux collègues avec lesquels je travaillais la bas, aux longs moments de dialogue, d’échange, à cette ville très belle mais aussi très difficile, aux parfums et couleurs, au cri des gens d’une fenêtre à l’autre. Inutile de vous dire que, les six mois finis, j’étais en larmes, je suppliais mon manager à Milan de me laisser encore une semaine, et encore une sous prétexte qu’il y avait encore des choses à clôturer, et à un certain moment j’ai du me rendre au fait que le projet était fini et que je devais revenir à Milan et j’ai pris mon dernier avion de la bas complètement effondrée. Depuis la j’y suis retournée une fois, c’est quand même la bas que j’ai emmené mon actuel mari pour qu’il puisse me demander en mariage dans un beau cadre, même si en fin des comptes ça été plutôt moi qui l’a demandé en mariage :-). Après Naples reste pour moi un rêve, un moment presque parfait dans ma vie, un moment d’excitation continuée déjà pour la découverte de mon nouveau travail mais aussi des journées passées à flâner dans les cafés, les ruelles, les églises, les musées mais surtout devant la mer, sur la belle promenade de Castel dell’Ovo.

Le nom de la recette viens d’un quartier de Naples, le Borgo de Sainte Lucie qui se trouve justement devant Castel dell’Ovo et de la préparation du poulpe frais que les pêcheurs de ce quartier, dits Luciens, avait l’habitude de faire. Je sais que, malheureusement, il n’est pas facile de trouver le poulpe en dehors de Paris, et que même à Paris on ne le trouve pas souvent. J’ai préparé mon poulpe en Italie, où il est beaucoup plus fréquent de disposer de cette matière première et j’ai commandé des petits poulpes qui sont très tendres, ici dits « moscardini ».

 

Ingrédients (6 personnes en entrée)

  • 1 kilogrammes de poulpes (pour moi petits poulpes autrement dits ‘moscardini’ en Italie)
  • 4 gousses d’ail
  • une bonne poignée de persil
  • 4 anchois
  • une poignée de câpres au sel bien rincés
  • une poignée d’olives noires dénoyautées
  • 700 grammes de petits tomates
  • tranches de pains de campagne pour servir
  • 1/2 verre de vin blanc
  • sel, poivre, piment, huile d’olive vierge extra
  1. Nettoyer les petits poulpes. Prendre la tête, la renverser, enlever ce qu’il y a dedans. Couper les bourses de l’encre. Renverser le poulpe, ouvrir les tentacules, faire sortir le bec et le couper. Rincer et réserver. Les poulpes vont perdre de l’eau, garder cette eau.
  2. Dans une casserole mettre de l’huile. Mettre les gousses d’ail pelées à frire dans l’huile, avec les tiges du persil, le piment coupé en petites lamelles et les anchois. Mettre les poulpes dans la casserole, laisser bien dorer 2 ou 3 minutes à feu assez vif, mouiller avec le vin, laisser évaporer.
  3. Rajouter dans la casserole les olives et les câpres, bien mélanger. Rajouter l’eau des poulpes.
  4. Couper les tomates en petits parts et les rajouter dans la casserole. Laisser aller à feu vif encore 5 minutes, baisser le feu et couvrir. Laisser cuir à feu bas et couvert pendant 60 minutes.
  5. Fini ce temps goûter et rajouter du sel si c’est le cas. Attention, les poulpes sont déjà bien salés d’eux mêmes et les ingrédients aussi ont tendance à rajouter du sel donc si ça se trouve vous n’aurez pas besoin de rajouter du sel
  6. Laisser encore aller une demie heure, en mélangeant de temps en temps mais sans laisser sécher beaucoup. Le poulpe à la Luciana est une voie intermédiaire entre une soupe et une sauce.
  7. Cependant vous pouvez rôtir le pain au four.
  8. Quand le temps est fini laisser reposer couvert une dizaine de minutes et servir avec les tranches de pain. Parsemer de persil haché.
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Calamars frits mais au four

Super recette trouvée sur le blog italien Italians Do Eat Better qui permet d’obtenir une friture délicieuse sans frire (donc sans odeurs de friture et beaucoup plus légère). Et tous mes voeux pour une joyeuse année 2019!

Ingrédients (6 personnes en entrée)

  • 3 calamars moyens
  • 200 grammes de crevettes
  • 100 grammes de farine
  • 100 grammes de vieux pain blanc râpé
  • huile d’olive vierge extra
  • sel et poivre
  1. Allumer le four à 180°
  2. Nettoyer les calamars, les couper en anneaux et couper à moitié les tentacules
  3. Enlever la carapace, la tête, la queue aux crevettes
  4. Mettre le tout dans un grand bol, arroser d’huile d’olive vierge extra et bien mélanger
  5. Mélanger farine et pain râpé, ajouter sel et poivre. Passer les calamars et les crevettes dans ce mélange en enlevant l’excès
  6. Couvrir une plaque à four avec du papier sulfurisé légèrement huilé
  7. Distribuer les calamars et crevettes sur cette feuille, mettre au four et laisser 15 minutes. Finir avec 5 minutes sous le gril.
  8. Réajuster de sel éventuellement et servir bien chaud, avec une tranche de citron. Aucun regret pour la friture!
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Courge butternut Hasselback variation sur Donna Hay

J’aime beaucoup les recettes de Donna Hay, même si je trouve qu’elles sont parfois un peu trop riches (en crème, mayonnaise, sirop d’érable etc…). L’idée de couper la courge butternut comme les pommes de terre suédoises dites « Hasselback » m’a beaucoup plu car j’adore cette présentation et les pommes de terre coupées comme ça prennent beaucoup de goût surtout quand elles sont cuites avec des herbes au milieu des plies.  J’ai surfé un peu sur Pinterest et j’en ai vues beaucoup de versions mais je n’avais pas tous les ingrédients dans le placard. Par contre j’avais cette confection de feta depuis la fin de l’été et elle menaçait de périr et le jardin encore plein de sauge. J’ai donc créé une variation de la courge de la fantastique Donna Hay de laquelle j’ai en fait gardé seulement l’idée de coupe. La courge cuite comme ça, lentement, devient très fondante et le fromage et la sauge se marient parfaitement.

 

Ingrédients (6 personnes en accompagnement)

  • 1 belle courge butternut biologique
  • 250 grammes de fromage feta
  • une vingtaine de feuilles de sauge
  • huile d’olive vierge extra
  • paprika
  • sel et poivre
  1. llumer le four 180° pour le rechauffer
  2. Ouvrir la courge en deux, vider les filaments et les graines et poser les deux moitiées avec la peau en haut (pas besoin de l’enlever, la peau de la courge butternut est très tendre). Avec un couteau qui coupe beaucoup couper des tranches fines sans arriver jusqu’au but pour qu’elles restent compactes.
  3. Mettre les feuilles de sauge dans un bol et les arroser d’huile d’olive et de sel. Bien melanger pour qu’elles s’imprègnent et les faufiler entre deux coupures (il n’y en aura pas entre toutes les coupures)
  4. Poser les deux moitiées de courge sur une plaque à four couverte de papier sulfurisé. Arroser d’huile d’olive, de paprika, saler et mettre la courge au four pendant environ 50 minutes.
  5. Après ce temps prendre la courge et distribuer sur les deux moitiées cuites le fromage féta. Arroser encore d’un filet d’huile d’olive.
  6. Remettre au four environ 20 minutes, jusqu’à quand le fromage ne sera gratiné. A la sortie du four donner quelques tours de poivre du moulin. La courge cuite comme ça est extremement fondante et gouteuse!
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