Salade de petits poulpes

Je n’arrive pas à croire que cela fait déjà au moins trois semaines que je n’ai rien posté… et je dois avouer que je cuisine très peu, prise du spleen de l’automne qui vient doucement et de l’adaptation à un nouveau rythme, à une nouvelle saison, au cycle des nouveaux légumes et fruits qui arrivent alors que j’ai encore beaucoup de choses à expérimenter avec ceux de la saison précédente. Cette salade de petites pieuvres est encore de la saison qui vient de se terminer, elle fait encore partie des vacances et de cette petite fenêtre légère et insouciante que nous avons collectivement vécue avant de nous replonger dans cette atmosphère menaçante qui nous accompagne vers l’hiver. Le voyage professionnel que j’ai pu faire dans cette fenêtre, en Slovénie, m’a donné l’illusion que tout pourrait redevenir comme avant. Le gâteau extraordinaire dégusté devant le lac de Bled le dernier jour de travail, la découverte de l’ajvar (vous en entendrez parler sur ce blog !!) pour accompagner la viande et le poisson, mais aussi, pour moi, être consommée par tonnes simplement étalée sur du pain, à tout moment de la journée, sont les éléments culinaires qui ont accompagné ce beau moment.  Et d’un point de vue strictement professionnel, j’ai ressentis à nouveau les motivations profondes pour lesquelles j’aime mon travail, que je peux difficilement contacter lorsque je dois travailler, comme c’est le cas en ce moment, sur une quelconque plateforme en ligne. J’aimerais pouvoir croire le verbatim italien du lockdown « Andrà tutto bene » (Tout ira bien).

Ingrédients (8 personnes en entrée)

  • 1 kilo de petites pieuvres (si possible nettoyées, pas super sympa de le faire)
  • 1/2 celeri branche
  • 700 grammes de pommes de terre
  • une poignée de gros câpres
  • deux gousses d’ail
  • zestes d’un citron biologique
  • 1/2 verre de vinaigre de cidre
  • 1/2 verre d’huile d’olive vierge extra
  • 1/2 citron pressé
  • herbes que vous aimez. J’avais mis du thym et un peu de sarriette
  • sel et poivre
  1. Prendre les pieuvres nettoyées et rincées, les poser au fond d’une casserole avec une gousse d’ail. Bien fermer la casserole avec son couvercle et laisser cuire à feu moyen pendant 40 minutes environ sans jamais ouvrir la casserole. Laisser bien refroidir les pieuvres, sans ouvrir le couvercle, dans leurs jus. Une fois refroidies, couper en gros morceaux et réserver au frigo.
  2. Bouillir les pommes de terre et les couper en morceaux une fois refroidies.
  3. Couper le celeri en petits morceaux.
  4. Réunir tous les ingrédients, y compris les gros câpres, dans le plat que vous utiliserez pour les servir.
  5. Faire la vinaigrette. Presser les gousses d’ail avec le presse ail. Mettre dans un gros verre le vinaigre, le citron pressé, l’huile d’olive, bien mélanger avec l’ail. Distribuer sur la salade la vinaigrette, parsemer d’herbes, bien mélanger et laisser reposer une heure au frigo avant de servir.
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Risotto d’automne aux chanterelles et gorgonzola

Premier risotto aux champignons de l’automne! Je voudrais vous raconter qu’en allant dans la forêt, j’ai trouvé beaucoup de girolles et que je viens d’arriver à la maison avec mon panier parfumé pour faire du risotto. Mais au contraire, depuis que j’habite à Fontainebleau, bien que j’adore aller aux champignons, j’ai trouvé en tout, depuis dix ans maintenant, deux cèpes que j’ai cuisinées avec un bon steak. Non, mes champignons viennent du marché, mais ils sont quand même très bons. J’ai ajouté au risotto, au lieu du traditionnel parmesan, une belle tranche de gorgonzola, et je dois dire que le mariage girolles/gorgonzola fonctionne vraiment bien. Le résultat est crémeux à souhait, avec un goût intense de champignon et une légère touche de fromage, à condition de ne pas avoir la main lourde.

 

Ingredients (4 personnes)

  • 700 grammes de girolles
  • 300 grammes de riz Vialone Nano
  • 1 échalote
  • 1 gousse d’ail
  • une poignée de persils hachés
  • 1 litre de bouillon de poule
  • huile d’olive vierge extra
  • une belle tranche de gorgonzola doux (environ 80 grammes)
  • sel et poivre du moulin
  • 1 verre de vin rouge
  1. Dans une poêle à risotto faire chauffer quelques cuillères d’huile d’olive. Mettre a suer l’échalote et la gousse d’ail hachés avec la moitié du persil. Ajouter les girolles bien passées à la brosse et nettoyées de restes de terre. Laisser cuire environ 10 minutes.
  2. Ajouter le riz et le nacrer à feu assez vif. Arroser avec le vin et attendre son évaporation.
  3. Commencer à faire cuire, tout en mélangeant, selon les temps établis sur le paquet du riz (pour le mien 18 minutes), en rajoutant de temps en temps une louche de bouillon de poule et en attendant son absorption avant d’en rajouter une autre; régler le sel s’il y a besoin.
  4. A une minute de la fin de la cuisson rajouter le gorgonzola et le laisser bien fondre, tout en mélangeant.
  5. Laisser le risotto reposer, à feu éteint, pendant trois/quatre minutes.
  6. Servir, en parsemant du reste du persil haché et de poivre.

 

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Récupérer la focaccia trop cuite : Verrines de panzanella

Rien de nouveau, j’avais déjà publié une recette de panzanella ici click.

La panzanella est quelque chose de formidable, la salade qu’on a envie de manger à tout moment, avec la chaleur de l’été et comme apparemment on en aura encore pour un moment, je mets cette version que plus que pour la recette (n’hésitez pas à utiliser celle déjà publiée en cliquant sur le lien) est intéressante pour deux autres raisons. L’un est le format verrine, pour cette salade campagnarde qui est promue à un autre rang, beaucoup plus chic. L’autre est l’ingrédient secret. Voyant mon désespoir d’avoir complètement raté ma focaccia, définitivement trop cuite, mon amie Elisa m’a dit « Mais fais une panzanella ». Une très bonne idée car la focaccia, au lieu du pain sec, donne une note encore plus savoureuse à la salade, ce qui la rend vraiment spéciale. Bref, s’il vous arrive de brûler du pain, des focaccias, des croûtons, etc., vous savez quoi faire maintenant !

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Glace à l’amande pralinée (sans machine à glaces)

Pour continuer la série des recettes faciles des vacances – quoique je verrais très bien cette glace accompagnée d’une belle tranche de pandoro lors des fêtes de fin d’année – je partage cette recette d’une création glacée qui a été très appréciée lors d’un dîner provençal. C’est également dans l’esprit de « bientôt fini parce que je suis en vacances » et le temps, jamais comme cette année, n’a été aussi précieux pour paresser, bavarder, faire de nouvelles rencontres, lire, nager, se remplir les yeux de cette Nature qui, pendant l’enfermement, nous a tant manqué…

Ingrédients (12 portions…bon ça dépend de la gourmandise des convives 🙂

  • 375 grammes de lait concentré
  • 1/2 litre de crème fleurette
  • 100 grammes de sucre glace
  • un demi verre de sirop d’orgeat (et bien oui…seule chose que j’avais à disposition mais ça été un vraie cas de sérendipité, j’ai trouvé la recette magique pour la glace!!)
  • une bonne poignée d’amandes avec la peau
  • 75 grammes de sucre
  • (si vous voulez le rayer avec du chocolat noir) 100 grammes de chocolat noir
  1. Caraméliser le amandes en faisant dissoudre le sucre dans une casserole au fond anti adhérent. Y rouler bien les amandes. Enlever du feu, poser sur une feuille de papier sulfurisé, laisser refroidir. Quand elles sont refroidies les hacher grossièrement au couteau. Réserver.
  2. Monter la crème fleurette qui doit être bien froide et rajouter le sucre glace à la fin. A l’aide d’une spatule rajouter le lait concentré et bien mélanger. Rajouter aussi le sirop d’orgeat tout en continuant à mélanger délicatement.
  3. Revêtir une moule à cake en verre (ou en aluminium ou comme vous l’avez) de pellicule transparente. Verser délicatement l’appareil.
  4. Distribuer les amandes concassées sur la longueur. Il y en aura qu’iront à fond et qui resteront en surface.
  5. Mettre illico presto au congélateur et laisser prendre au moins 6 heures (une nuit c’est mieux)
  6. Avant de servir, faire fondre le chocolat dans une petite casserole. A l’aide d’un cuillère rayer le gateau démoule avec le chocolat avant de le servir.
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Cuisses de poulet aux olives

Une autre ricette de vacances, c’est à dire facile, goûteuse, multipliable selon le nombre des invités et qui permet de rester à table à bavarder plutôt que passer son temps à côté des fourneaux.


Ingrédients (8 personnes)

  • 8 cuisses de poulet bio
  • 4 oignons moyens
  • 8 gousses d’ail
  • quelques tranches de citron bio
  • 200 grammes d’olives noires dénoyautées
  • quelques brins de thym
  • huile d’olive vierge extra
  • sel et poivre
  1. Environ une heure avant cuisson faire mariner le poulet en le massant avec l’huile d’olive, le sel et en laissant dans le plat de marinade quelques tranches de citron
  2. Couper les oignons en tranches, enlever la peau de la moitié des gousses d’ail et les couper à moitié (laisser les autres « en chemise »).
  3. Allumer le four 180°. Dans un grand bol mélanger les tranches d’oignons, les gousses d’ail, les olives et les cuisses de poulet, rajouter éventuellement un peu d’huile d’olive mais pas trop, les cuisses de toute façon vont perdre leurs graisses. Mettre le tout dans une leccarde et cuire pendant environ 45/50 minutes, en commençant par l’envers des cuisses et en les retournant sur le côté peau à la moitié du temps et en arrosant avec le jus de cuisson. Laisser cuire  jusqu’à quand les cuisses de poulet seront bien dorées.
  4. En fin de cuisson sortir du four, laisser reposer 5 minutes et servir, en mettant quelques olives et oignons dans chaque portions.
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Le gâteau chocolat spéculoos de Sophie

C’était notre dessert de l’été. Mangée de passage chez ma belle-sœur Sophie, unanimement reconnue comme délicieuse et absolument à refaire, mes filles ont appris à la préparer (comme vous le verrez, c’est vraiment facile et le rapport effort/résultat est absolument étonnant !) L’histoire du morceau de papier où la recette est écrite est vraiment très belle. Sophie était dans un refuge de montagne et la restauratrice lui a servi ce dessert. Surprise par la qualité de celui là, elle lui a demandé la recette et, miraculeusement, la recette est arrivée, sous la forme d’une photo du livre de recettes manuscrites de la dame. Sous cette forme, Sophie me l’a transmise et sous cette forme, je vous le transmets, sûre qu’une fois essayée vous ne serez plus jamais capables de la quitter. Elle est fantastique, surtout lorsque vous n’avez pas trop de temps à consacrer à la préparation du dessert et que vous voulez terminer votre déjeuner par quelque chose d’exceptionnel.

…et voici le résultat!!

 

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Focaccia de Bari avec levain même en vacances

J’ai passé mes vacances en Provence, dans un endroit perdu dans le Lubéron, sans connexion internet, chose qui m’a fait un bien fou car cette année a été vraiment trop connecté avec le travail à distance, les téléconférences et tout ce qui a suivi et j’avais vraiment besoin de couper tout, comme je le penses pour beaucoup d’entre nous. J’ai par contre cuisiné beaucoup et vous verrez passer les recettes les prochains jours, le temps de rentrer. Merci pour la patience ;-). Je vais commencer par une variation d’une focaccia, que j’ai réalisée en utilisant la base que vous trouvez ici. La recette est juste parfaite, mais il faut bien contrôler les temps de pousse car ils sont très variables selon la météo et en particulier selon la température à la quelle vous laissez pousser. La recette de base est donc ici click et il vous faut juste, pour la transformer en une focaccia des Pouilles et en particulier de Bari, quelques olives, deux ou trois tomates bien juteux, des herbes (origan en particulier). Pas évident d’obtenir des résultats avec Gino le levain en vacance…j’ai du mettre un peu de temps déjà pour qu’il se reprend du voyage et après pour comprendre son fonctionnement avec les températures variées.  Mais une fois passée l’adaptation j’ai obtenu des très bonnes focacce !

Si non j’espère que votre rentrée se passes bien…Pour ma part, j’ai un peu de spleen et pas trop envie de travailler, j’ai l’impression que pendant le lockdown j’ai été en contact avec quelque chose à propos du sens de la vie et de ce qui compte vraiment que j’ai peur de perdre, encore avant d’y avoir mis des mots dessous,  une fois qu’on se sera remis aux rythmes normaux. Et pleins de questions sur mon travail…et une sur toutes…j’accompagne beaucoup de dirigeantes et managers en entreprise dans des transformations et des transitions de carrière et pour beaucoup d’entre elles, oui car la majeure partie sont des femmes, ça fini pour déboucher sur commencer à se former au coaching pour exercer ce métier. Et la, ma question existentielle : qu’est-ce qui se passe quand le ou la coach après 20 ans de profession veut faire sa transition professionnelle? Que va-t-il ou elle devenir? (toute ressemblance avec des personnes ou des événements existants ou ayant existé ne serait que pure coïncidence 🙂 . J’adore mon travail et j’espère donc que la crise soit juste une crise de fin d’été, qui va bientôt être oubliée quand la vie comme d’hab aura recommencé.

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Aïoli et mariages en Provence

Derrière l’aïoli que j’ai préparé aujourd’hui, il y a toute une histoire. Il y a seize ans, à peu près à la même époque, j’ai mangé le premier aïoli de ma vie, en Provence, quelques heures avant mon mariage. Je sais que ce n’est pas vraiment l’idéal de déjeuner avec cela, quelques heures avant de dire oui, de « bisou à la mariée », d’embrasser les invités, des photos avec la famille, les amis, des félicitations à recevoir et à répondre sans peut-être assommer les pauvres invités, mais bon… J’ai passé les trois ou quatre jours précédant mon mariage, qui a eu lieu à Ménerbes, séparée de mon mari, qui logeait avec d’autres invités dans sa maison familiale. Moi, ma famille italienne et les témoins étions dans une maison voisine et la propriétaire avait préparé ce merveilleux plat express pour nous faire goûter. Je ne pouvais surtout pas dire non, curieuse que je suis de déguster des nouvelles choses. J’ai réalisé presque immédiatement que ce n’était pas vraiment la bonne chose à manger juste avant de me marier, mon mariage était prévu pour 17h00; mais il était trop tard, la passion pour la nourriture avait pris le dessus sur les conventions sociales. Par ailleurs, le reste aussi de mon mariage a également été très particulier, notamment pour l’improvisation de certains détails que tous mes amies avaient planifiés au moins six mois à l’avance et que je me suis retrouvée à décider quelques jours en avance. Avant de me marier (enfin, ça aussi maintenant), je travaillais trop. La décision et la date du mariage avaient été fixées au moins sept ou huit mois avant pour pouvoir tout préparer tranquillement, mais à un certain moment, prise parmi trois mille choses, vers début juillet, donc un mois avant la date fatidique, en discutant au téléphone avec une amie, elle m’a demandé « alors la robe, comment est-elle ? » et là j’ai eu un moment de panique … eh oui, la robe, mais qui avait plus réfléchi à la robe ? Et j’ai vu la même amie me demander plusieurs fois d’aller ensemble essayer quelques robes, proposées chaque fois déclinées au point qu’à un certain moment l’amie a cessé d’insister.  J’ai immédiatement appelé une autre fidèle copine pour lui demander de l’aide et elle m’a dit d’aller voir une autre amie encore, qui tenait un magasin qui, en plus du prêt-à-porter haut de gamme, vendait aussi des robes de mariée. J’arrive essoufflée chez l’amie, je tente d’esssayer quelques trucs blancs et désespérés, je me regarde dans le miroir, je regrette les nuits de travail tardives et les rendez-vous reportés. Je suis au bord des larmes quand l’amie boutiquière me dit : « Pourquoi le blanc ? »…oui, pourquoi le blanc ? Et elle arrive avec LA robe que j’aime, une couleur entre le turquoise et le vert, longue, très simple mais fabriquée avec une soie absolument incroyable. Le temps de l’essayer et elle a été à moi ! Puis l’ami est allé chercher un joli tulle blanc avec une broderie argentée et a décidé que c’était le complément idéal. Trouver les chaussures qui allaient bien a été un instant. La robe a dû être un peu arrangée et nous avons décidé qu’elle arriverait en France avec mes parents par avion. Puis, quelques semaines plus tard, lors d’un dîner parisien, une amie designer et artiste m’a demandé « Et la robe ? (mais pourquoi cette obsession de la robe quand on se marie ? hum…). Je la lui ai décrite et je l’ai vu s’illuminer sur le mot « turquoise ». Mais quand je lui ai décrit le voile, avec une expression dégoûtée, il a dit « banal !! ». Nous sommes allés dans son atelier et il a sorti d’un tiroir des mètres et des mètres de tulle turquoise et finalement j’ai eu la robe que j’aimais ! L’autre détail oublié de mon mariage était le maquillage et la coiffure. Même ces éléments prennent normalement des mois, mais sur ce point je dois admettre ma paresse … non je ne les avais pas oubliés, c’est juste que perdre du temps dans ces détails absolument pas envie. Je suis donc arrivé le matin du mariage et après une matinée de baignade à la piscine, mes cheveux ressemblaient à un buisson. J’ai couru chez le coiffeur du village pour les faire réparer, mais quand, en sortant, mes deux témoins se sont penchés en riant, je me suis rendu compte que j’étais dans une situation difficile. Alors, à la maison, nous avons cherché des solutions et aujourd’hui, en regardant mes cheveux se hérisser lors du dîner de mariage, je me dis que l’odeur d’ail était peut-être le moindre des problèmes. A part cela, tout était beau :-), amusant, magique!

Pour en revenir à l’aïoli, je ne sais pas pourquoi je ne le fais pas plus souvent. C’est un plat délicieux, léger et varié. Bien sûr, il est préférable de ne pas avoir de rendez-vous d’affaires ou de voir des amis après, mais en ces temps de réduction des activités sociales, il faut absolument le réévaluer ! J’ai essayé, dans le mien, de mettre exactement les mêmes éléments que ce que j’ai mangé il y a seize ans, pour célébrer dignement mon anniversaire de mariage. La sauce en particulier était délicieuse

 

Ingrédients (pour 2)

Pour la sauce

  • 2 jaunes d’œuf
  • 1 verre d’huile d’olive vierge extra
  • 1 cuillère à café de moutarde
  • 2 gousses d’ail
  • 1 cuillère à café de jus de citron
  • un peu de sel et poivre

Pour le reste

  • 500 grammes de cabillaud
  • 6 grosses crevettes (je n’aime pas les boulots, ou mieux c’est eux qui ne m’aiment pas)
  • une poignée de radis
  • 8 œufs de caille
  • 300 grammes de mini carottes bio
  • 1/2 chou fleur
  • tout ce dont vous avez envie!
  1. Dans le bol du batteur mettre les jaunes d’œuf, l’ail écrasé, la moutarde. Commencer à battre aux fouettes et ajouter à fil l’huile d’olive. Quand la sauce a pris ajouter le citron. Saler et poivrer.
  2. Pour le reste cuisez tout à la vapeur. Les œufs de caille en 4 minutes seront dures. Le cabillaud est à cuire 12 minutes, le chou fleur 15 et les carottes aussi 15 vu qu’elles étaient très petites.
  3. Mettez tout sur un plat de service et servir froid, avec la sauce dans des petits ramequins individuels.
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Salade caprese sur base de tarte aux flocons d’avoine et sarrasin

Cette tarte n’est pas seulement très belle à voir mais aussi super facile à faire, en fait il faut juste compter une trentaine de minutes de plus par rapport à la préparation d’une salade caprese normale. Dans cette base, qui devient très croustillante et qui rassemble plus à la consistance (et à la saveur) des crackers plutôt qu’à celle d’une pâte brisée, j’ai mis les restes de plusieurs paquet de farine en provenance du placard. Pour la décoration tout est cru, la base de tarte servant un peu comme un plat edible qui complète la salade.

 

Ingrédients

Pour la pâte

  • 50 grammes de farine de sarrasin
  • 150 grammes de farine multi céréales bio
  • 50 grammes de flocons d’avoine
  • 3 cuillères à soupe d’huile d’olive vierge extra
  • 1 cuillère à soupe de beurre de cacahuètes
  • 1 cuillères à soupe abondant de graines de sésame
  • une cuillère à café de sel
  • quelques cuillères d’eau, à rajouter petits à petits

Pour la déco

  • deux grosses tomates cœur de bœuf
  • 1 botte de basilic
  • 2 gousses d’ail
  • 3 cuillères à soupe d’huile d’olive vierge extra
  • une poignée de pistaches non salés
  • 1 grosse mozza de boufflonne
  • sel
  1. Faire d’abord la pâte. Dans le bol du robot mélanger les farines, les flocons, les graines de sesame, ajouter l’huile d’olive, la cuillère de beurre de cacahuètes, les graines de sésame et l’eau par petites quantités jusqu’à formation d’une boule compacte.
  2. Baisser la boule sur un papier sulfurisé, former la base de la tarte en faisant adhérer aux bords d’un moule à tarte allant au four. Cuire en perçant le fond avec une fourchette, pendant 25 minutes au four température 180°. Laisser refroidir et poser sur le plat de service.
  3. Faire le pesto. Prendre le basilic, l’ail, les pistaches, l’huile d’olive, hacher à l’aide d’un robot. Rajouter de l’huile d’olive jusqu’à obtenir une crème lisse. Saler. Étaler le pesto sur le fond de la tarte bien refroidi.
  4. Couper les tomates en tranches et les disposer autour de la tarte. Mettre la mozzarella de boufflonne au milieu. Parsemer de sel, d’un filet d’huile d’olive, mettre quelques feuilles de basilic pour decorre et servir. Super bonne!!

 

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Brioche délicieuse au levain

Le confinement a coïncidé pour moi, comme pour beaucoup, avec la découverte du potentiel du levain. A un certain moment, lorsque la levure a disparu du commerce et que les sorties sont devenues difficiles, la voie obligée était d’aller exhumer le vieux Gino couché dans le frigo, souffrant d’avoir passé des semaines sans être rafraîchi et le forcer à revenir à la vie en le soignant avec de la farine et de l’eau. Au cours des cinq années qu’il a passées avec moi – mais Gino est en fait beaucoup plus âgé, il est né en 2001 sur les collines de Bologne, aux mains de Matteo del Forno Calzolari – Gino n’était pas très utilisé, puis soudainement, après le confinement, il est devenu un ingrédient de mes focaccia, pizzas, crackers, piadine, naan, gressins, etc. au moins deux fois par semaine. Jusqu’à présent, je n’avais pas encore fait le saut vers les préparations sucrées, de peur que l’acidité de la levure ne se fasse sentir dans la pâte. Mais en lisant et en étudiant, j’ai compris que l’acidité n’est pas inévitable et qu’il existe de nombreux remèdes, dont un, qui consiste à faire une sorte de « bain » (oui, oui !!) à la levure. En fait, maintenant que j’y pense, un de ces jours, je vais consacrer un billet à ce thème. Bref, tout cela pour dire que j’ai finalement décidé de faire une brioche avec mon levain et que cette brioche est si bonne, douce, parfumée, et en plus pas difficile à faire !

Je l’ai faite en utilisant, au début, le Thermomix qui malheureusement révèle ses limites au moment même du pétrissage, à tel point que j’envisage sérieusement d’acheter une planétaire, achat que je renvoie car je suis tiraillé entre la peur de perdre le plaisir du pétrissage à la main et le fait que le pétrissage manuel s’avère parfois fatiguant, collant et très difficile, surtout pour une hydratation élevée. Ce n’est pas le cas, cependant, de cette brioche pour laquelle Thermomix n’est intervenu que pour dissoudre le levain, opération que je trouve très ennuyeuse, et qui a été entièrement terminée à la main en un quart d’heure environ.

Ingrédients 

  • 500 grammes de farine (j’ai utilisé 300 grammes de Manitoba et 200 grammes de farine Bio T55)
  • 120 grammes de levain
  • 250 grammes de lait
  • 90 grammes de sucre
  • 5 grammes de sel
  • 2 jaunes d’oeuf
  • Zestes d’un citron
  • 50 grammes de beurre
  • 16 carreaux de chocolat noir
  • + 10 grammes de beurre pour badigeonner le moule, 1/2 verre de lait et 1 oeufs pour badigeonner la brioche avant de la cuire + sucre glace pour la parsemer une fois cuite
  1. Dissoudre le levain dans le lait (seule opération que j’ai fait au Thermomix, le reste fait dans un grand bol). Rajouter la moitié de la farine et travailler. Rajouter les œufs, un à la fois, le sucre, le beurre fondu, les zestes de citron,  en alternant avec le reste de la farine et en dernier le sel. Une fois formé la boule, dans le bol replier les bords plusieurs fois sur elle-même, la renverser et la mettre dans un bol plus étroit mais où il y a quand même la place pour qu’elle puisse redoubler.
  2. Couvrir le bol et le faire pousser une nuit.
  3. Le matin, hélas très tôt si vous voulez utiliser la brioche pour le petit déjeuner, renverser la boule sur une planche, former des boules (avec la mienne j’en ai formées 8 en tout). Mettre au centre de chaque boule deux carreaux de chocolat noir. Bien replier les bords de chaque boule en dessous d’elle et les disposer dans le moule, pour les laisser pousser encore 2 heures (normalement elles auront doublé).
  4. A la fin de la pousse, allumer le four 180°, badigeonner avec l’œuf battu avec le lait.
  5. Faire passer au four pendant 20 minutes. Laisser refroidir et parsemer abondamment de sucre glace. Normalement elle se garde quelques jours mais chez moi elle a duré à peine un petit déjeuner !

 

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