Crostini tomate rôti et chèvre

Je sais que en ce moment je ne fais pas trop d’effort ni pour les billets ni pour la cuisine…mais il fait chaud! et en Italie, la où je suis, il fait encore plus chaud :-).  Donc sources de chaleur et travail réduits au minime…

Crostini ai pomodori e caprino

Ingrédients (2 personnes)

  • 2 tomates cœur de bœuf
  • 2 grandes tranches de vieux pain, si possible très rustique
  • quelques brins de thym
  • 2 branches de romarin
  • 2 gousses d’ail
  • sel de Guérande
  • huile d’olive
  • 100 grammes de chèvre frais
  1. Allumer le four 180°.
  2. Couper les tomates en deux (en tranches s’il sont vraiment gros) poser les tranches sur du papier sulfurisé légèrement huilé,  posé sur une lécharde allant au four.
  3. Dans un petit mixer mélanger les gousses d’ail, le romarin, le thym, le sel. Asperger les tomates abondamment avec ce mélange. Passer encore un filet d’huile d’olive et mettre au four pendant 25/30 minutes (vous sentirez un odeur céléstial qui sort du four). Quand ils sont cuits sortir du four et réserver.
  4. Prendre les tranches de pain. Les mettre elles aussi dans le four pendant 5 minutes. A la sortie les arroser d’huile d’olive et les saler légèrement.
  5. Étaler sur chaque tranche une bonne quantité du chèvre.
  6. Poser sur le chèvre deux ou trois tranches de tomates rôtis, arroser encore d’un filet d’huile d’olive, donner un tour de moulin de poivre et servir.
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Salade de chou fleur rôti de Yotam Ottolenghi

Depuis que j’ai lu « Jérusalem »  je passe mon temps à chercher de la pomme grenade un petit peu partout et à m’organiser pour pouvoir faire ces merveilleuses salades. Pour la pomme grenade j’ai enfin décidé que non, je ne l’aurais pas avant (ou après ???) la saison parce que je refuse l’idée de la faire venir de loin vu que c’est un fruit d’ici aussi et que donc je n’aurais du rouge dans les belles salades d’Ottolenghi que au bon moment. Mais pour le reste chaque fois que j’en fais une je suis contente et ce livre est devenu un de mes préférés en absolu, avec la beauté de ses images, de ses histoires et l’impression d’être transportée ailleurs à chaque fois que je choisis une de ses merveilleuses recettes et dans sa réalisation.

Ottolenghi 1

Ingrédients (4 personnes) :

  • 1 chou fleur pas très grand
  • 60 grammes de persil plat
  • 1 concombre
  • une poignée de grains de pomme grenade (pas mis dans la mienne)
  • une bonne poignée de noisettes entières, avec leur peau
  • 1 cuillère à soupe de miel d’acacia
  • 1/4 de cuillère à café de 4 épices
  • 1 bâtonnet de cannelle
  • huile d’olive
  • vinaigre de Jerez
  • sel et poivre
  1. Allumer le four 190°.
  2. Laver le chou fleur. Le diviser en tout petits fleurs, le mettre dans un bol, arroser d’huile d’olive. Transférer le tout sur une planche  allant au four et recouverte de papier sulfurisé et le mettre au four pendant une demie heure. Le chou fleur doit être bien craquant et parfois un petit peu brûlé. Retirer du four, laisser refroidir et réserver.
  3. Ciseler les feuilles du persil. Couper le concombre en bâtonnets. Rôtir les noisettes quelques minutes dans une poêle anti adhérente (Ottolenghi dit 17 oui 17 minutes au four mais moi j’ai des habitudes différentes mais juste pour respecter l’original…). Hacher grossièrement les noisettes.
  4. Mélanger le tout avec le chou fleur rôti.
  5. Préparer la vinaigrette. Mélanger dans un bol quelques cuillères à soupe d’huile d’olive vierge extra, le miel, deux cuillères à soupe de vinaigre de Jerez, les épices, le bâtonnet de cannelle.
  6. Distribuer la vinaigrette sur la salade; passer quelques tours de moulin de poivre et servir.
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Dorade à l’unilaterale, poivrons et câpres

Un poisson super facile et prêt en un clin d’oeuil, un de mes derniers plats des vacances basques…

Orata 3

Ingrédients (2 personnes)

  • 2 dorades préparées en filets
  • 1 poivron rouge, 1 jaune, quelques piments verts douces
  • une poignée de câpres
  • huile d’olive vierge extra
  • sel et poivre du moulin
  • piment d’Espelette
  1. Couper les poivrons en petits carreaux.
  2. Mettre deux cuillères d’huile d’olive à frire dans une poêle assez grande. Faites-y revenir les poivrons quelques minutes. Saler. Ajouter les câpres et laissez encore aller 5 minutes pour finir la cuisson.
  3. Ajouter dans la poêle les filets de dorade et les laisser cuire à l’unilatéral pendant 5 minutes a feu vif. Moi je les aime quand ils restent légèrement cru à la surface (voir les photos) mais si vous les aimez plus cuits n’hésitez pas à finir bien la cuisson, voir à les retourner 30 secondes juste pour qu’ils apparaissent cuits. Saler.
  4. Hors feu donner quelques tours de moulin de poivre et parsemer avec une bonne pincée de piment d’Espelette
  5. Servir bien chaud.

 

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Viva la pappa col pomodoro (soupe froide à la tomate originaire de Toscane)

Cette fois ci je vous raconte un plat qui ne fais pas du tout partie de mes souvenirs gustatifs d’enfance, tout simplement parce-que, exactement comme mes filles, la pappa al pomodoro me dégoûtait quand j’étais petite. Heureusement elle ne faisait pas du tout partie des mœurs alimentaires de ma famille mais elle le faisait chez toutes mes copines d’été en Toscane. En été en Italie les enfants avaient trois mois et demi de vacances…le système scolaire ne s’acharnait pas pour remplir les enfants de notions comme s’ils étaient des sacs vides, les enfants avaient le droits de s’ennuyer mortellement et de découvrir le plaisir de la lecture, de traîner, de faire plein de bêtises, de jouer des après midi entiers et souvent étaient laissés libres. Le temps prenait une autre dimension, les lucioles commençait à apparaître le soir, les cigales à chanter et on savaient que trois mois merveilleux allaient commencer. Je partais le mois de juillet à la mer et le mois d’août je le passais en Toscane, où mes parents ont une petite maison dans un hameau où nous étions presque les seuls « étrangers ». Très vite la bande d’enfants de toutes les été se formait. Mon frère et moi nous passions de temps en temps voir mes parents, le temps d’un repas, et nous ressortions vite faite rejoindre les copains. A l’heure du goûter toute la bande s’approchait de la maison qui était la plus proche au moment ou la faim nous avait pris. Quand on était proche des maisons des gens du village le goûter pouvait virer au Paradis, mais aussi au cauchemar. Le Paradis : une tranche de vieux pain « sciocco » (le pain sans sel de la Toscane) avec de l’huile d’olive, du sel et de l’ail frotté vite faite dessus. Le cauchemar : les restes de « pappa al pomodoro » du soir d’avant. A la télé il y avait une très belle série, tirée d’un livre de Vamba « Il Giornalino di Giamburrasca », un livre très apprécié par tous les enfants et très très drôle (je l’ai aussi lit l’année passée à mes filles) . La série était très bien faite, en blanc et noir et l’indicatif du programme était un hymne à la « pappa al pomodoro »…pour moi c’était inexplicable que des enfants puissent l’aimer à ce point :-).

Pour en revenir à ma « pappa al pomodoro » en adulte je l’ai goûté à nouveau pendant un voyage en Toscane. A la première bouchée j’ai eu tout de suite un très fort « effet madeleine » au point que j’ai eu l’impression d’avoir été projetée très fort en arrière et de sentir aussi l’odeur bon du feu de bois chez mes copines, les odeurs d’étable et de poulailler…et à la deuxième je me suis dite tout de suite que je n’avais rien compris, en enfant au goût encore en formation, à la sublime bonté de ce plat. Bref, hier soir j’ai eu envie de la refaire, à l’occasion d’un dîner entre amis « à la bonne franquette » et j’ai retrouvé non pas cette sensation de retour en arrière (destinée que à la redécouverte je crois!) mais ce bouquet de saveurs simples, basiques, rustiques, exceptionnels.

Pappa al pomodoro

Viva la pappa col pomodoro (soupe froide à la tomate originaire de Toscane)

 Ingrédients (6 personnes en entrée)

  • 1 kilo de tomates – pour moi ceux du panier, murs, juteux, rouges et parfumés!!!, pas la peine de faire ce met simple, où tout se joue dans les ingrédients avec des tomates tristounets
  • 300 grammes de vieux pain poilâne sans sel (mais si vous avez du pain de Toscane c’est mieux)
  • 8 gousses d’ail
  • quelques branches de basilic
  • huile d’olive vierge extra de très bonne qualité
  • sel, poivre, piment rouge
  1. Jeter les tomates dans une casserole d’eau chaude pendant 10 seconds. Les retirer, les passer dans un bol d’eau glacé et enlever la peau.
  2. Couper les tomates en petits dés et enlever les pépins.
  3. Dans une casserole en terre cuite (si possible) faire revenir les gousses d’ail et une branche de basilic  dans trois cuillères à soupe d’huile d’olive vierge extra pour les faire colorer, mais sans les brûler.
  4. Enlever la branche de basilic et mettre les dés de tomate. Laisser bien revenir et couvrir. Laisser aller pendant 10 minutes.
  5. Couper le vieux pain en dés et le mettre lui aussi dans la casserole. Saler. Couvrir et laisser cuire, à feu très bas, pendant encore 40 minutes. Le pain doit bien se dissoudre dans la soupe.
  6. Éteindre et laisser descendre la température. Rajouter une pincée de piment, quelques tours de moulin de poivre, quelques feuilles de basilic.
  7. Mettre dans le bols, ajouter une goutte d’huile d’olive, servir.
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Pique-nique sur la plage…ou ailleurs :-) : les bruschette grand format

J’ai presque la honte de publier une recette si simple, c’est plutôt pour l’idée, qui change des bruschette petit format auxquelles on a l’habitude. La bruschetta c’est une préparation de la cuisine pauvre italienne et elle est typique…ben de partout où il y a du bon huile d’olive, donc des Pouilles, de la Campanie, de la Toscane, de la Ligurie mais aussi du Piémont. Dans certaines traditions elle consiste tout simplement en vieux pain, huile d’olive et ail (parfois il y a aussi de l’origan dans l’histoire, surtout au sud) et dans certaines autres il y a la tomate qui apparaisse. Souvent c’était la nourriture que les agriculteurs emmenait avec eux dans le champ pour résister à toute une journée de travail.  Ces énormes bruschette ont fait tellement de succès au cours de deux différents pique niques sur la plage que je me suis dite que j’allais les partager même si elles sont d’une simplicité incroyable. J’en ai fait différentes versions, une vraiment classique, à base d’ail, huile d’olive sel et tomates (celle de la photo) et après j’en ai fait une autre version encore meilleure avec une base de pesto et une farce de tomates, ou de légumes grillés (j’avais des restes nombreuses d’apéros genre poivrons et courgettes grillées à la mente). Pour les pique niques sablées mieux vaut les pré-découper pour que les morceaux soient faciles à attraper, chose que personnellement j’ai oublié de faire dans les deux cas :-( et les mouettes se sont régalés!

Bruschettone giganti di baguette

 Ingrédients (2 baguettes)

  • 800 grammes de tomates de différents variétés anciennes
  • 1 belle botte de basilic
  • 1 gousse d’ail
  • huile d’olive vierge extra de très bonne qualité
  • sel et poivre
  1. Couper les tomates en dés, les mettre dans un saladier, assaisonner avec huile d’olive, sel, feuilles de basilic et laisser reposer une heure
  2. Rôtir les baguettes coupées en deux dans le sens de la longueur (voir photo) pendant quelques minutes au four pour les faire devenir bien croquantes.
  3. Passer la gousse d’ail le long des moitiés des baguettes quelques fois, assaisonner les baguettes avec de l’huile d’olive, du sel, distribuer la salade de tomates sur le long de chacune d’entre elles.
  4. Emmener à la plage, plus on est mieux c’est!!
  5. Variation au pesto : à la place d’assaisonner avec ail, huile et sel, distribuer abondant pesto sur la base de pain.
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Penne aux moules, tomates cerise et haricots blancs cannellini


Une de mes dernières pâtes des vacances, réalisée avec les exquises moules juste pêchée et les bonnes tomates du Sud. Les pâtes aux moules et haricots se font surtout au Sud d’Italie, à Naples en particulier mais aussi sur la côte Adriatique, à Tarante,  Les  haricots absorbent le jus des moules et l’ensemble dégage une puissante saveur d’Océan, personnellement je trouve que c’est un des mariages les plus réussis en absolu entre terre et mer.

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Gnocchi aux palourdes, pesto et haricot verts comme à Gêne

La chanson des vacances de mes filles, celle qu’elles chantent à toutes heures du jour et de la nuit, en revenant de la plage, en allant faire les courses, en jouant entre elles dans l’attente de déjeuner, est rentrée dans mes oreilles au point que moi aussi je la chante en continuation. Elle dit grosso modo, « If you’re happy and you know it clap your hands… » . J’ai continué à la chanter tout le temps et juste hier je me suis rendu compte de ce que les mots veulent dire… »si tu es heureuse et tu le sais, bat tes mains… ». C’est le « tu le sais » qui m’a frappée soudainement l’autre soir, quand sur la plage nous attendions toutes les trois, serrées par le froid,  le grand feu d’artifice du 14 juillet, celui qui commence à Socoa et se termine dans la petite plage proche des Dauphins, de l’autre côté de la baye de St. Jean.  Pendant que je les entendais fredonner (et frissonner) je me suis dite « yes, here and now, I’m happy and I know it », en me disant aussi que c’est tellement rare pour moi, moyennement râleuse et mécontente, désireuse toujours d’améliorer,  d’avoir cette lucidité magique sur la beauté du moment présent. La chanson poursuit « if you’re happy and you know it, and you really want to show it »…voici comment, à ma façon épicurienne, j’ai célébré ce moment heureux…

Gnocchi, pesto, haricots verts, palourdes…Ce mariage vient de la cuisine de Gêne et les parfums et les saveurs sont super puissants. Les gnocchis absorbent le jus des palourdes et les saveurs renvoient les uns aux autres dans une continuité extraordinaire en bouche…

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