Salade de crevettes, mangue et avocat

Je suis rentrée il y a quelques jours du plus beau voyage que j’aie jamais fait. J’ai passé trois semaines en famille au Japon. Le Japon est l’une de mes destinations de rêve depuis mon adolescence : j’adore tout, la littérature, les films, les mangas, les anime, la mode, la spiritualité et bien sûr la cuisine. Il n’y a rien que je n’aime pas et rien ne m’a déçue au cours de notre périple entre les grandes villes et les coins perdus dans les montagnes.

Nous avons mis beaucoup de temps à nous décider à partir, à la fois parce que ce voyage a complètement fait exploser notre budget carbone de deux tonnes par personne, mais aussi parce que cette année s’annonçait particulièrement chaude et dangereuse en raison des typhons.

Je me suis souvent disputée avec moi-même, en proie à une totale dissonance cognitive : d’un côté, une voix qui me disait « tu ne peux pas, si tu veux être cohérente, tu ne dois pas prendre de vols intercontinentaux, au moins pour les vacances », et de l’autre, une autre voix qui me disait « c’est ton rêve et ce que tu as vécu en matière de santé ces deux dernières années te recommande de ne pas trop attendre pour réaliser tes rêves ». Après des mois de débat intérieur, à un mois du départ fixé, j’ai décidé que nous partions et j’ai tracé l’itinéraire. Tout s’est déroulé à la perfection ! (bon sauf la méduse qui est rentrée dans mon maillot de bain dans la cristalline baye de Wakasa et qui a demandé un petit passage aux urgences de la plage). Je ne vais pas m’étendre ici, sur un blog consacré à la cuisine, pour vous raconter toutes les étapes et les choses extraordinaires que nous avons vues, mais j’espère pouvoir rédiger un article sur ce que nous avons mangé, ce qui correspond bien mieux au sujet.

Depuis mon retour, je cherché des cours de cuisine japonaise : ça a toujours été ma cuisine préférée (eh oui, même plus que la cuisine italienne), mais je n’avais jamais osé m’y essayer car ça m’a toujours semblé extrêmement difficile. Je confirme. J’ai déjà essayé de reproduire les plats qui me semblaient les plus accessibles, comme les raviolis cuits à la vapeur, avec des résultats lamentables…Un cours s’impose donc vraiment ! Pour l’instant, je commence par ajouter des assaisonnements vaguement japonais à mes plats. Cette salade est en quelque sorte une tentative artisanale de retrouver des saveurs qui me manquent énormément.

J’espère vraiment pouvoir retourner au Japon ; j’aimerais visiter Hokkaido, mais aussi les îles du sud et il y a tant d’autres endroits que je n’ai pas vus, comme Kanazawa, que j’aimerais découvrir. J’aimerais séjourner dans davantage de ryokans la prochaine fois pour savourer la cuisine traditionnelle kaiseki, que je n’ai goûtée que pendant trois jours, dans un endroit perdu au milieu des montagnes avec un onsen fantastique.

En attendant, je pense que je vais partager mes expériences culinaires sur le blog pendant un certain temps (non, je ne peux pas vous montrer mes raviolis, ils étaient vraiment moches, je vous jure que les prochains seront meilleurs !) et si je trouve un bon cours de cuisine japonaise à Paris, je vous tiendrai au courant !

Ingrédients

Pour la sauce

  • une cuillère à soupe de sauce soja
  • deux cuillères à soupe d’huile de sésame grillé
  • une cuillère à soupe de vinaigre de riz
  • une petite cuillère de gingembre frais rapé
  • quelques feuilles de menthe
  • une pincée de persil haché

Pour la salade

  • 500 grammes de crevettes décortiquées
  • 1 mangue
  • 1 avocat
  • 2 oignons nouveaux
  1. Mélanger tous les ingrédients de la sauce
  2. Couper la mangue en cubes, l’avocat en lamelles, hacher les oignons nouveaux en laissant un peu du vert de la tige, décortiquer les crevettes. Mélanger tous les ingrédients dans un bol. 
  3. Ajouter la sauce, bien mélanger, laisser reposer quelques minutes avant de servir. 

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Gnocco fritto de Modène

Pourquoi j’ai de moins en moins envie d’écrire sur mon blog ? Et pas seulement sur celui-ci, qui est mon carnet de cuisine que j’écris surtout pour mes filles, mais j’ai aussi très peu envie de créer du contenu professionnel. Il y a une responsable, et ce n’est pas que je veuille rejeter la faute de ma paresse sur quelque chose d’extérieur, mais depuis l’arrivée de l’IA, j’ai de plus en plus de mal à trouver un sens à l’écriture. Je ne sais pas si vous avez déjà essayé de passer un texte que vous avez produit dans Claude ou d’autres LLM… Moi, j’ai essayé plusieurs fois, surtout parce que quand j’écris en français, je sais qu’il y a toujours des italianismes qui m’échappent. Jusqu’à l’arrivée de DeepL, ils restaient dans mes posts, puis maintenant DeepL s’occupe de tout lisser, mais ça ne suffit pas quand on demande à un LLM de réécrire son texte. L’expérience est assez surréaliste, car on retrouve son texte, mais ce n’est plus le même… il est « bien » écrit, c’est-à-dire de la manière la plus plate possible, tout lisse, avec les bons adjectifs, les points (toujours trois) pour argumenter, et le tiret à l’anglaise. Les passages qui étaient obscurs avant sont devenus clairs, et le tout est devenu d’un ennui mortel ; dès la moitié, je jette tout à la poubelle parce que je m’ennuie toute seule. C’est comme s’il y avait une « bonne » manière d’écrire unique, valable pour tout le monde.

Il y a quelque temps, sur France Inter, j’ai aussi entendu parler du risque « ouroboros », c’est-à-dire qu’à un moment donné, les IA vont se nourrir d’elles-mêmes, et ce moment n’est pas loin. Pour en revenir au blog, je me dis : à quoi ça sert d’écrire une recette qui va alimenter une IA et qui aura peu de chances d’être vue dans sa version originale ? La presse écrite en fait déjà largement les frais, puisqu’elle est certes citée parmi les sources, mais beaucoup moins consultée.

C’est vrai que mon blog est petit, mais quand j’ai commencé il y a maintenant plus de 16 ans (et je n’ai pas été une adepte de la première heure, les blogs existaient depuis de nombreuses années et WordPress connaissait déjà un grand succès en tant que plateforme d’hébergement), je disais – et j’ai fait une digression sans utiliser de tirets mais là les parenthèses c’est fini donc voilà le tiret qui arrive ! – je disais que dans le monde des blogs, on ressentait une certaine chaleur humaine, une intimité car grosso modo on n’étaient pas une énormité, un désir sincère d’échanger, de discuter, etc.

Je n’ai jamais été une grande bavarde sur les blogs (je ne le suis pas non plus dans la vraie vie oups mensonge), même si j’aime beaucoup échanger des messages avec certaines blogueuses, mais il y avait une certitude relative : en consacrant son temps à l’écriture et aux échanges, on créait une petite communauté autour du blog. Voilà, je pense que ça touche à sa fin ou que c’est déjà fini, et je le regrette…et je m’en fiche si mes filles s’écrieraient en chœur « booomer » si elles me lisaient.

Bref, maintenant j’arrête de râler et je passe à la recette, parce qu’il ne faut surtout pas que cette précieuse recette soit noyée sous une intro barbante (je suis sûre que Claude réduirait mon post au moins de moitié).

Cette recette vient d’un livre des sœurs Simili de Bologne, bien moins connu que « Pane e roba dolce », l’ouvrage dans lequel elles ont mis tout leur savoir sur les pâtes levées, la levure, le pain, les focaccias, etc… Le livre en question, dans lequel j’ai trouvé la recette de ce fantastique « gnocco » de Modène, s’appelle « La buona cucina di casa » et raconte tout un déjeuner de semaine et de fête dans les environs de Bologne, avec de superbes photos et des plats vintage (l’aspic, le poisson factice, etc… ) gnocco = idiot en dialecte, je ne sais pas pourquoi ce plat s’appele stupide mais il est très important de rajouter « frit » car le gnocco est un autre nom pour une focaccia particulière. Dans la pâte il y a de l’oeuf, ce qui rend la friture très peu huileuse, juste un peu. Le parfum et la saveur sont juste extras, à accompagner avec bien sur de la mortadella!

A la fin de la friture de chaque pièce, ne le mettez surtout pas sur du papier car ils vont devenir très souples et c’est désagréable. Mettez-les sur une cuillère en bois chose qui va permettre à l’humidité de bien ressortir. Si vous ne mangez pas de porc n’hésitez pas à mettre du beurre à la place du saindoux, si vous êtes vegan essayez avec de l’huile d’olive mais ils seront peut être moins onctueux. Pardon pour les photos de mauvaise qualité, entre friture, huile chaude, pièces à manier et cuillère qui ne tenait pas sa place ça n’a pas été de toute facilité la séance photo 🙂 . Dans le plat marocain les centres de mes gnocco fritto qui ont fait heureux les enfants qui n’avaient pas pu accompagner leurs parents pendant le diner et qui ont reçu leur doggy bag pour les consoler.

Ingrédients (11 gnocchi en forme de donuts + 11 petites boules de friture)

  • 500 grammes de farine pour pizza
  • 15 grammes de levure boulangère
  • 230 grammes de lait
  • 1 oeuf
  • 15 grammes de saindoux
  • 10 grammes de sel
  • 1 cuillère à soupe de miel d’acacia
  • 1 litre d’huile pour frire
  1. Dans le robot mettre le lait, l’oeuf, le saindoux (gardé hors frigo pour qu’il soit presque liquide), le miel, dissoudre la levure e mélangeant avec l’outil papillon.
  2. Ajouter la farine assez vite (mon ami boulanger m’a expliqué que si on la levure meurt à contact du miel), le sel. Travailler avec l’outil pour pétrir jusqu’à obtenir une boule lisse.
  3. Renverser la boule sur le plan de travail, lui faire trois tours de plies en forme de portefeuille pour trois fois. Rembourrer la pâte et attendre qu’elle redouble (avec cette chaleur la mienne a mis grosso modo 40 minutes!!)
  4. Reprendre la boule, former 11 petites boules et laisser reposer encore 10 minutes.
  5. Cependant commencer à chauffer l’huile dans une casserole qui va vous permettre une friture profonde.
  6. Baisser chaque boule (en laissant les ronds quand même trois ou quatre millimètres de haut, ils ne doivent pas être subtils) en formant des ronds d’environ 15 centimètres de diamètre. Avec une emporte pièce enlever les milieux, vous les cuirez à part et c’est très rigolo, les petits pains frits que vous obtenez peuvent être rempli par exemple de mousse de mortadella, ou de ricotta aux herbes, ou de ce que vous voulez, voir photo.
  7. Laisser encore reposer environ 5 minutes, commencer à frire, au fur et à mesure que le gnocchi sont prêts sortez les de la friture et enfilez les dans le manche d’une cuillère en bois, en les ayant préalablement salés sur la surface (ils sortent tellement chauds que le sel se dissout et va rester attaché)
  8. Dégustez les chauds (la meilleure façon, même avec la chaleur) ou froids avec plein de charcuterie.

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Tataki de thon, crumble de chorizo sur Dubarry

Je publie cette recette avant de l’oublier, car elle est vraiment originale par ses couleurs et ses différentes saveurs qui se marient à merveille. J’adore le tataki de saumon ou de thon (d’ailleurs, j’ai refait ce même plat une semaine plus tard en remplaçant le thon par du saumon) ; j’adore tout ce qui est japonais.

Je crains que la cuisine japonaise ne me plaise encore plus que la cuisine italienne, même si, malheureusement, je ne dispose pas de toutes les techniques et des couteaux nécessaires pour la réaliser. La cuisson « tataki » consiste à cuire rapidement le poisson de tous les côtés en laissant le cœur pratiquement cru, et nécessite l’utilisation de morceaux de poisson parfaitement frais. La crème Dubarry, par sa délicatesse, rehausse divinement la saveur du poisson, soulignée par le chorizo.

Ingrédients (6 personnes)

Pour le tataki de thon

  • 900 grammes de filet de thon en un seul morceaux
  • 100 grammes de chorizo
  • Deux cuillères à soupe de tamari ou de sauce soja
  • Une cuillère à soupe de miel
  • Une poignée de graines de sésame

Pour la crème Dubarry

  • Un chou fleur moyen
  • 2 échalottes
  • 15 centilitres de crème d’Isigny entière
  • 20 grammes de beurre
  • Sel et poivre du moulin
  1. Préparer la crème Dubarry. Éplucher le chou-fleur et le laver, puis le diviser en petits bouquets. Éplucher les échalotes et les ciseler. Dans une cocotte chaude, mettre le beurre et faire suer sans coloration les échalotes avec une pincée de sel. Ajouter le chou-fleur et le couvrir d’eau. Saler et cuire à ébullition pendant 15 minutes. Lorsque le chou-fleur est cuit, ajouter la crème puis porter de nouveau à ébullition. Mixer le tout finement, puis rectifier l’assaisonnement en sel et en poivre. 
  2. Hacher très finement le chorizo. Chauffer une poêle sans mettre d’huile, sauter le chorizo jusqu’à le faire devenir croustillant. Mélanger le miel, la sauce soya, les miettes de chorizo, les graines de sésame. 
  3. Enduire le filet de thon de cette sauce un peu collante. Chauffer une poêle anti-adhérente et cuire le filet environ deux minutes pour chaque part. Attention à ne pas surcuire car le cœur doit rester bien cru. 
  4. Dresser les assiettes. Sur le fond de chaque assiette poser quelques cuillères de crème Dubarry. Couper des tranches de poisson d’environ un centimètre de hauteur et les disposer sur la crème. Finir avec quelques tours de moulin de sel et de poivre, si vous voulez un filet d’huile d’olive. 
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Pan d’arancio le délicieux gâteau à l’orange de Rome

Il y a quelques semaines, un client a choisi un lieu insolite pour l’activité de team building que nous devions réaliser ensemble : le siège de l’association « La Nuova Arca », situé dans la campagne romaine. J’ai craint à plusieurs reprises de m’être trompé d’adresse, à mesure que je m’approchais du lieu et que je m’éloignais de plus en plus de la ville de Rome. Or, c’était bien là que je devais me rendre, et j’ai découvert une sorte de paradis, avec des personnes profondément engagées dans des projets humanitaires, qui, en plus, cultivent leurs propres fruits et légumes et cuisinent divinement bien pour les personnes qu’elles accueillent.

Et j’ai trouvé l’idée de l’entreprise pour laquelle je travaillais vraiment formidable : plutôt que d’organiser l’activité dans un lieu classique, elle a choisi de contribuer aux causes de l’association (notamment, comme je l’ai découvert, par le biais du bénévolat de ses collaborateurs). À l’heure de la pause, deux magnifiques gâteaux faits maison ont fait leur apparition sur une longue table : l’un, un classique gâteau au chocolat, semblable à de nombreux desserts à base de chocolat et sans farine que l’on prépare également en France et dont vous pouvez trouver de nombreuses recettes, y compris celle de la famille de mon mari, sur le blog.

L’autre est celle dont je souhaite vous parler, car même si, à première vue, elle ne payait pas de mine, lorsque je l’ai goûtée, je l’ai trouvée étonnamment agréable, moelleuse, fondante, parfumée, bref, un véritable délice, à tel point que j’ai pensé la refaire en y ajoutant un nappage au chocolat, car je trouve le mariage orange-chocolat vraiment irrésistible.

Si, en revanche, vous n’êtes pas amateur de ce duo, vous pouvez aussi la laisser telle quelle : même si elle ressemble à un innocent et sec quatre-quarts, vous verrez à quel point elle est incroyable en termes de nuances de saveurs, sans parler de sa belle couleur jaune (je n’ai utilisé aucun filtre sur la photo que vous voyez). Je vous la présente dans ses deux versions, « nature » et recouverte de chocolat (oui je suis loin d’être patissière et ma couverture est bofbof y compris les taches sur l’assiette), à vous de choisir !

Ingrédients (8/10 parts environ)

  • 250 grammes d’orange bio entière (une assez grosse entière ou une et demie)
  • 200 grammes de sucre
  • 250 grammes de farine
  • une cuillère à café de levure chimique
  • 3 oeufs
  • 100 ml d’huile d’arachide

Pour le glaçage 

  • 200 grammes de chocolat noir 70%
  • Une cuillère à soupe d’huile d’arachide
  1. Bien laver et mouliner finement l’orange entière jusqu’à obtenir une purée bien lisse. 
  2. Monter les œufs avec le sucre environ 5 minutes pour qu’elles soient très fermes. Ajouter l’huile d’arachide, la purée d’orange, la farine tamisée avec la levure. 
  3. Beurrer une moule et enfourner dans le four chaud à 180°. Laisser cuire environ 35/40 minutes selon votre four, avant de finir la cuisson, faire le test avec un couteau pour voir si le gâteau est prêt. 
  4. Retirer du four, attendre 5 minutes avant de démouler.
  5. Quand le gâteau est froid, faire fondre 2/3 du chocolat à 45 °. Enlever du feu et ajouter le tiers restant – c’est la procédure facile pour le glaçage miroir mais ça ne donne pas du tout le même résultat que la procédure qui est difficile (comme le mot lui-même l’indique) mais acceptable pour un dîner bonne franquette 😉 
  6. Laisser prendre le glaçage et emmener à table miam miam

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Lotte au four à la ligure

Avant de vous présenter la recette de cette délicieuse lotte, je souhaitais vous raconter ce que j’ai fait ce matin, car cela est étroitement lié à la raison d’être initiale de mon blog, qui était de partager des recettes pour l’AMAP de Fontainebleau. Pour savoir ce qu’est une AMAP, je vous renvoie aux brèves explications en tête du blog, mais aussi et surtout aux sites spécialisés que vous pouvez trouver en utilisant le mot-clé AMAP sur Google. Je ne fais plus partie de l’AMAP depuis quelques années, car je manquais plus souvent les paniers que je ne les récupérais, mais en réalité, en y repensant, la raison principale a été le changement de lieu, la perte du grand hangar qui permettait une socialisation libre et tranquille, l’organisation de fêtes à thème, de cours de cuisine, en somme, tout ce qui tournait autour de la raison principale qui est de soutenir une agriculture locale, biologique et une consommation de saison. Mais je divague déjà.

La raison principale pour laquelle ce blog a été créé était donc d’aider les amis de l’AMAP à utiliser tous les légumes du panier, même les plus inhabituels, en variant les recettes, presque comme une action militante, mais dans le domaine de la cuisine.

Puis, au fil du temps, cet objectif a changé, a évolué, et ce blog s’est personnalisé et est devenu mon « cahier de recettes », perdant un peu de son âme initiale et gagnant, je l’espère, en qualité et varieté des recettes.

Ce que je voudrais vous raconter, c’est l’activité que j’ai réalisée ce matin, qui est en parfaite adéquation avec mon travail et avec cet engagement à transformer le monde à petits pas que j’avais pris au début lorsque j’ai décidé de lancer le blog. J’ai participé à un atelier intitulé « 2 tonnes », qui consiste en une simulation mettant en évidence l’impact de notre consommation, mais aussi de nos choix individuels et collectifs, sur l’objectif de réduire, d’ici 2050, nos émissions individuelles de CO2 à 2 tonnes par an. Je vous avoue tout de suite que moi, qui pensais être assez vertueuse, j’étais celle qui avait le plus grand impact, avec plus de 10 tonnes d’émissions, ce qui est supérieur à la moyenne des Français qui est d’environ 9 tonnes. En réalité, en matière d’alimentation, je suis plutôt en règle, je consomme peu ou pas de viande rouge (à l’exception du sanglier, qui est toutefois un animal sauvage et n’est donc pas pris en compte dans l’impact des élevages), principalement des produits locaux et du marché (donc peu ou pas d’emballages), mes déchets sont très réduits et très compostables, mais c’est le transport qui me pénalise le plus. Entre les déplacements professionnels (au moins deux par mois) et les déplacements personnels pour rejoindre ma famille et partir en vacances, je prends trop l’avion, ce qui gonfle mes résultats. Je recommande vivement cet atelier. En plus d’être divertissant et de ne pas nous culpabiliser, il nous fait vraiment réfléchir au pouvoir que nous avons, en tant que consommateurs, de contribuer à la création du monde dont hériteront nos enfants… Un monde qui, dans le pire des scénarios du GIEC, pourrait atteindre +5 °C en 2050, déclenchant des processus irréversibles et des rétroactions dévastatrices pour la biodiversité, le cycle de l’eau, le climat, etc., en somme une Terre qui risque de devenir invivable pour la génération de nos enfants et de leurs enfants.

Je vous raconte tout cela parce que j’espère pouvoir traduire ce que j’ai vécu ce matin en choix concrets. L’un d’entre eux, courageux, pourrait être d’arrêter de prendre l’avion, et je sais que c’est pour moi le plus douloureux, mais aussi le plus nécessaire si je veux vraiment réduire de moitié mon impact CO2: très difficile car je devrais renoncer à une grande partie de mon travail et à voir ma famille. Mais je vais être créative et imaginer des solutions pour cela aussi.

Ce qui concerne ce blog, c’est l’engagement à cuisiner de manière toujours plus saine, toujours plus biologique (mais cela se produit déjà depuis un certain temps), avec toujours moins de viande, et aussi de vous parler de cet atelier, car j’espère que certains d’entre vous seront tentés de passer une matinée différente. Je vous laisse le site sur lequel vous pouvez vous inscrire https://www.2tonnes.org/ en espérant vous avoir donné suffisamment d’informations pour vous donner envie !

Et maintenant voilà la lotte.

Ingrédients (8 personnes)

  • Une belle lotte d’environ 1 kg et 500 grammes, sans sa peau (faites-la retirer par le poissonnier)
  • 1 chilo de pommes de terre
  • 400 grammes de petites tomates
  • 100 grammes d’olives noires
  • 50 grammes de câpres
  • une belle pincée d’origan
  • huile d’olive vierge extra, sel, poivre
  1. Couper les pommes de terre en rondelles d’environ 0,5 centimètre de haut à l’aide d’une mandoline. Les mettre une demi-heure dans l’eau, les égoutter et les sécher très bien à l’aide d’un torchon propre. Les mettre après dans un bol et ajouter deux cuillères d’huile d’olive vierge extra, en mélangeant bien les pommes de terre. Saler. 
  2. Les mettre au four à 180° pendant une quinzaine de minutes.
  3. Cependant, couper les petites tomates en deux, les mettre dans un bol, ajouter les olives, les câpres, ajouter un filet d’huile d’olive, parsemer d’origan, saler légèrement, bien mélanger.
  4. Enlever la casserole qui est au four avec les pommes de terre qui étaient en train de cuire. Mélanger les pommes de terre, celles du haut auront déjà une petite croûte. Poser sur les pommes de terre le mélange de tomates, olives, capres. Poser le poisson sur tout cela. Saler et passer un filet d’huile d’olive sur le poisson. Remettre au four pendant encore environ 40 minutes (ça dépend du poids du poisson).
  5. À la sortie du four couper le poisson, régler le sel, rajouter quelques tours de moulin de poivre.
  6. Portionner et servir la garniture sur chaque assiette en posant dessus la portion de lotte.

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Granola

Et me voilà déjà en train de me contredire, car après avoir expliqué hier que je ne faisais pratiquement plus de gâteaux, je fais aujourd’hui tout le contraire, mais j’ai une bonne raison : c’est l’anniversaire de ma fille aînée, qui prépare ses examens et ne pourra donc pas le fêter avec nous. Nous allons la rejoindre dans son centre de prépa et lui apporter le gâteau sans lequel je ne peux imaginer les anniversaires de mes filles (chercher « ciambellone » sur le blog ou cliquer ici). En plus du gâteau, elle m’a demandé de lui apporter du granola.

Bien que je n’approuve pas vraiment ce type de petit-déjeuner (n’est-il pas préférable de manger une omelette, ou du poisson, ou autre chose plus substantieuse), j’ai essayé de faire une exception à mes principes alimentaires et je lui ai préparé ce granola qui est étonnamment bon. J’ai dû le gouter avant de le lui apporter et de le publier oups!

En réalité, pour être honnête, je ne vois pas vraiment l’intérêt de la faire maison, mais ma fille aînée m’a transmis une recette et j’ai eu envie de l’essayer… Que dire, le résultat, comme je vous le disais, est excellent, mais ce qui me laisse perplexe, c’est le coût de l’opération : entre les pépites de chocolat, l’avoine bio, le sirop d’érable, la crème de cacahuète etc., deux pots coûtent environ 15 €.

J’ai alors regardé le prix d’un granola très similaire, chez Biocoop, qui coûte 5 € de moins. En conclusion, pour le goût, cela en vaut certainement la peine, mais en termes d’économie, j’ai quelques doutes sérieux !

Ingrédients (2 grand pots)

  • 320 grammes de flocons d’avoine complète
  • 140 grammes de sirop d’érable bio
  • 150 grammes de purée de cacahuète bio
  • Les graines d’une belle gousse de vanille 
  • Une bonne pincée de cannelle en poudre
  • Une poignée de pépites de chocolat noir 74% (prenez celles qui sont plus petites, Biocoop les avait finies et j’ai donc dû prendre les grosses et les passer au couteau)
  1. Allumer le four à 160° pour le réchauffer. 
  2. Dans un grand bol mélanger la purée de cacahuète, le sirop d’érable, la vanille, la cannelle. Ajouter en trois fois les flocons d’avoine. Bien mélanger. 
  3. Sur une plaque couverte de papier cuisson détendre ce mélange en le nivelant avec une spatule pour qu’il cuisse uniformément. 
  4. Laisser cuire au four pendant une vingtaine de minutes (contrôler de temps en temps pour qu’il ne brûle pas). Environ à moitié cuisson le casser et remuer. 
  5. Enlever du four, laisser refroidir. 
  6. Avant de mettre dans des bocaux ajouter les pepites de chocolat. 
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Coquilles St. Jacques sur crème de céleri râve

La série d’articles qui suit sera quelque peu monotone, car je réalise actuellement des expériences « saveur marine au-dessus/légumes en dessous » et je dois dire qu’elles sont toutes suffisamment réussies pour être publiées sur le blog. Je suis consciente, en revanche, que je délaisse, depuis un moment, tout ce qui est sucré, mais il y a plusieurs raisons à cela. La première est que je trouve qu’il est de plus en plus vrai que la cuisine se divise en deux mondes éloignés l’un de l’autre, l’un étant la pâtisserie et l’autre tout le reste… Eh bien, je fais définitivement partie du « tout le reste ». La deuxième raison est que plus je lis d’articles sur les méfaits du sucre, moins j’ai envie d’en cuisiner. Je sais que je me contredirai à la première occasion. Et puis, il y a une dernière raison, plus triste : mes filles ont grandi, elles ne prennent plus le goûter avec leurs amies, il n’y a plus d’anniversaires à fêter à la maison, plus de gâteaux préparés ensemble… Si j’ajoute que mon mari n’aime pas les desserts et que moi, eh bien, il vaut mieux que je n’en mange pas, vous comprenez que ma relation avec la pâtisserie devient de plus en plus compliquée. Donc, pour revenir au thème principal de cet article : « légumes en dessous et créature marine au-dessus », je vous présente aujourd’hui cette association très intéressante de céleri-rave, ici rôti avant de le transformer en purée et de coquilles Saint-Jacques, légère et variée, avec différentes textures, le croquant des amandes grillées, la texture des mollusques et la douceur de la crème, un moment de plaisir à servir en entrée (dans ce cas, il est préférable de se limiter à trois Saint-Jacques) ou en plat principal en augmentant la quantité de mollusques.

Ingrédients (4 personnes en plat principal)

  • Une vingtaine de coquilles St. Jacques avec leur corail
  • 1 gros céléri rave
  • Une botte d’oignons nouveau
  • Une poignée d’amandes rôties
  • Huile d’olive
  • Beurre
  • Cristaux de sel de Guérande
  • Poivre du moulin
  1. Couper le céleri râve en tranches d’environ 1 cm. Les induire d’huile d’olive, parsemer d’un peu de sel et les mettre sur une plaque allant au four. Les cuire au four pendant environ 25 minutes à 180 °. Tester la cuisson au couteau et quand le céleri est cuit mais pas brulé le retirer du four. 
  2. Mettre les tranches dans le blender, ajouter une noix de beurre fondu, régler le sel et mouliner jusqu’à obtenir une crème lisse. Cette méthode de pré-cuisson au four va donner beaucoup plus de saveur à la crème, mais elle sera beaucoup plus blanche si vous cuisez le céleri râve à la vapeur ou à l’eau. Mais la saveur est bien meilleure comme ça! Donc à vous le choix entre esthétique et saveur 😉
  3. Réserver la crème obtenue au chaud. 
  4. Couper les oignons nouveaux en petites lamelles, jusqu’à leur tige. Toaster les amandes au four pendant cinq minutes à 180°. 
  5. Cuire les coquilles environ 2 minutes par côté dans une poêle avec du beurre noisette. 
  6. Composer l’assiète. Poser quelques cuillères à soupe de crème dans le fond de l’assiette, poser dessus les coquilles St. Jacques, assaisonner avec des cristaux de sel et du poivre. Parsemer les oignons et les amandes toastées, donner encore quelques tours de moulin de poivre, finir avec un filet d’huile d’olive et servir aussitôt.
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« Croutons » avec base de tranches de celeri rave

Ah que c’est difficile le titre de cette recette…est-ce qu’on peut vraiment les appeler « croutons » « ? Je crois que non car il n’y a pas grand-chose de croustillant mis à part les noisettes toastées qu’on peut mettre en décoration. Mais sinon je n’ai pas trop d’alternatives pour appeler ce délicieux plat que vous pouvez utiliser en entrée mais aussi en plat principal healthy. Il faut bien choisir un gros celeri rave et travailler bien avec le couteau pour enlever toutes les éventuelles racines. Et il faut se dépêcher car le celeri rave dure jusqu’à mars. Je ne le fais presque jamais, je ne sais pas pourquoi, car à chaque fois que je me souviens d’en acheter je reconfirme que c’est un super légume, avec un goût très particulier, bien sûr de celeri mais beaucoup plus nouancé que sa version en feuilles. La racine se prête à la fois à réaliser des chips à la friteuse à air chaude mais aussi à substituer des tranches de pain comme dans la recette qui suit.

Ingrédients (4 personnes en entrée, 1 crouton chacune)

  • 1 gros céleri rave
  • 100 grammes de ricotta
  • Une belle poignée de jeunes pousses d’épinards
  • Un demi petit oignon rouge 
  • Quelques capres et cornichons
  • Une petite poignée de noisettes toastées
  • Sel, poivre du moulin, huile d’olive vierge extra
  1. Couper le céleri rave en tranches d’environ 1 centimètre d’épaisseur. Bien badigéonner les tranches d’huile d’olive vierge extra et les parsemer de sel. Les poser sur une plaque à four revêtue de papier sulfurisé et les mettre à cuire pendant environ une demi-heure, à la preuve du couteau elles doivent être souples mais se tenir. Réserver. 
  2. Préparer une salade avec les jeunes pousses d’épinard, l’oignon coupé en tranches, les câpres et cornichons hachés, les noisettes toastées. Asaisonner avec de l’huile d’olive, du sel, du poivre. 
  3. Prendre les tranches de celeri-râve, étaler une petite cuillère de ricotta sur chacune, distribuer une grande cuillère de salade sur chacune, finir avec un peu de poivre et un filet d’huile d’olive et servir aussitôt. 
  4.  
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Tartare de coquilles St. Jacques et fruit de la passion

J’adore les tartares, qu’ils soient à base de viande, de poisson ou de légumes. J’aime leur fraîcheur en bouche, l’idée de manger quelque chose de léger et sain. Ce mois-ci, les coquilles Saint-Jacques sont enfin moins chères, après la folie de Noël, et j’en ai ramené trois kilos du marché à un prix imbattable, quinze euros. J’adore les préparer avec une belle panure à base d’ail et de persil, mais là, je me suis dit que j’avais envie d’essayer une recette différente (bon, disons aussi que j’avais oublié de demander au poissonnier de me laisser quelques coquilles pour les cuire). Vous trouverez de nombreuses recettes à base de coquilles Saint-Jacques sur le blog, mais je ne les avais encore jamais goûtées crues, et je les ai adorées. Je me dis que la prochaine fois que nous aurons un plateau de coquillages crus, au lieu de regarder avec envie ceux qui peuvent manger des huîtres sans être malades, comme c’est mon cas depuis dix ans maintenant, je pourrai me consoler avec les coquilles Saint-Jacques. Avec le goût aigre-doux des fruits de la passion, elles sont vraiment délicieuses !

Ingrédients (4 personnes)

  • Une douzaine de coquilles St. Jacques
  • Une poignée d’aneth
  • Deux oignons nouveaux avec leurs tiges
  • Quelques petites tomates
  • 5 fruits de la passion
  • Une cuillère à soupe de vinaigre de cidre
  • Huile d’olive vierge extra
  • Une cuillère à soupe de sauce Tamari
  • Poivre du moulin
  • Bien laver les fruits de la passion. Les couper à moitié et en enlever la poulpe, en grattant légèrement les fonds pour qu’ils tiennent début. 
  • Hacher les coquilles St. Jacques et les mettre dans un bol. 
  • Ajouter dans le bol les petites tomates coupées en fines lamelles. Ajouter aussi l’aneth, les oignons nouveaux hachés avec des petites parties de leurs tiges ciselées. Bien mélanger.
  • Ajouter la moitié de la poulpe des fruits de la passion dans le bol. Le reste vous pourrez l’utiliser pour d’autres préparations. 
  • Assaisonner avec l’huile d’olive, la sauce tamari, le vinaigre de cidre, le poivre. 
  • Distribuer une grande cuillère à soupe de tartare dans chaque coque de fruits de la passion. J’en ai servies trois par personne, en entrée. 
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Brochettes de choux de Bruxelles (qui auraient pu être véggie mais non)

Juste à temps pour vous souhaiter une bonne année, non pas avec une recette de galette des rois, que je n’aime pas beaucoup, ni avec une recette de brioche des rois, que j’aime beaucoup et dont vous trouverez de nombreuses recettes sur le blog, mais avec une recette qui aurait pu être saine si, en naviguant sur Internet, je n’étais pas tombée sur le site de Migros et n’avais pas vu ces délicieux choux de Bruxelles enrobés de bacon. Le temps d’un accès de nostalgie – Migros était l’une des entreprises vers lesquelles mon association universitaire envoyait des étudiants en visite à Genève lorsque j’étudiais à Bologne, ahhh les nuits dans le bunker, ahhh les matins à essayer de rester réveillée pendant les visites d’entreprises – et je me suis précipitée chez Biocoop pour m’acheter une bonne dose de choux de Bruxelles et voilà, le déjeuner était réglé.

Je n’ai pas commencé cet article en m’excusant comme d’habitude pour mes absences et j’aurai du, je n’ai pas été très assidue ces derniers temps. L’omniprésence de l’intelligence artificielle m’a un peu découragée, non pas de cuisiner, ce qui me plaît toujours beaucoup, mais de bloguer. Je ne sais pas si ceux et celles d’entre vous qui utilisent WordPress ou d’autres plateformes de blogging ont remarqué une baisse du nombre de visites… Comme je l’ai dit à plusieurs reprises, mon blog est avant tout un carnet de recettes destiné à mes filles, ouvert au public parce que je déteste l’idée de garder des recettes secrètes (de plus, en 2026, je pense qu’il n’y aura plus de recettes secrètes). Cela dit, il est indéniable que je jetais parfois un œil aux statistiques en éprouvant une certaine satisfaction car, en 15 ans de partage, les compteurs augmentaient chaque année et certains jours, le blog atteignait 3 000 visites. Depuis un an environ, j’ai remarqué une mega grande baisse, que j’expliquais par ma paresse à publier et par le fait que je n’utilise plus les plateformes de partage de recettes (ce sujet mériterait un article à part). J’ai récemment eu une conversation avec la responsable des réseaux sociaux qui s’occupe du site de mon entreprise et c’est là que j’ai compris. Apparemment, les recherches se font désormais sur des IA qui n’indexent pas ou très peu les blogs.
Je ne m’en étais pas rendu compte car mon site d’entreprise n’a pas baissé, il est même en hausse, mais les visites proviennent des articles que nous partageons sur notre page pro sur Linkedin, et non plus des moteurs de recherche, et Linkedin est « vu » par l’IA. Je ne sais pas comment nous sortirons de cette invasion…
Je sais seulement que je reconnais désormais de loin les textes et les photos créés avec l’IA et que leur platitude, leur structure toujours identique, sans éclat, sans erreurs, avec une vivacité artificielle, m’attristent… Je ne suis pas une détractrice de l’IA, pas du tout, au contraire, je suis parfois ravie du temps gagné, par exemple lorsque je dois créer des clusters d’objets disparates et qu’un travail d’une journée se termine en un clic. Mais je crains pour ces espaces de créativité artisanale, d’imperfection, de bavures, de photos floues… Et pour conclure comme le ferait ChatGPT : et vous, qu’en pensez-vous ? 🙂

Ingrédients (6 brochettes)

  • une trentaine de choux de Bruxelles
  • 12 tranches de bacon
  • 1 gousse d’ail
  • huile d’olive (dans la recette originale beurre)
  • sel et poivre
  1. Cuire les choux de Bruxelles à la vapeur pendant 7 ou 8 minutes
  2. Cependant mettre dans une poêle un fond d’huile d’olive vierge extra, y faire légèrement sauter l’ail haché
  3. Quand les choux sont cuits les faire sauter dans la poêle avec l’ail
  4. Éteindre le feu, allumer le grill du four.
  5. Insérer le bout d’une tranche de bacon sur la brochette, puis alterner avec les choux, en vous souvenant de repiquer à chaque fois le bacon pour qu’il ondule entre un chou et l’autre. Quand la brochette est montée ajouter une tranche de bacon « drapée » autour des choux (voir la photo)
  6. Mettre sur le gril pendant 2 ou 3 minutes, le bacon doit dévenir craquant.
  7. Servir aussitot
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