Je suis rentrée il y a quelques jours du plus beau voyage que j’aie jamais fait. J’ai passé trois semaines en famille au Japon. Le Japon est l’une de mes destinations de rêve depuis mon adolescence : j’adore tout, la littérature, les films, les mangas, les anime, la mode, la spiritualité et bien sûr la cuisine. Il n’y a rien que je n’aime pas et rien ne m’a déçue au cours de notre périple entre les grandes villes et les coins perdus dans les montagnes.
Nous avons mis beaucoup de temps à nous décider à partir, à la fois parce que ce voyage a complètement fait exploser notre budget carbone de deux tonnes par personne, mais aussi parce que cette année s’annonçait particulièrement chaude et dangereuse en raison des typhons.
Je me suis souvent disputée avec moi-même, en proie à une totale dissonance cognitive : d’un côté, une voix qui me disait « tu ne peux pas, si tu veux être cohérente, tu ne dois pas prendre de vols intercontinentaux, au moins pour les vacances », et de l’autre, une autre voix qui me disait « c’est ton rêve et ce que tu as vécu en matière de santé ces deux dernières années te recommande de ne pas trop attendre pour réaliser tes rêves ». Après des mois de débat intérieur, à un mois du départ fixé, j’ai décidé que nous partions et j’ai tracé l’itinéraire. Tout s’est déroulé à la perfection ! (bon sauf la méduse qui est rentrée dans mon maillot de bain dans la cristalline baye de Wakasa et qui a demandé un petit passage aux urgences de la plage). Je ne vais pas m’étendre ici, sur un blog consacré à la cuisine, pour vous raconter toutes les étapes et les choses extraordinaires que nous avons vues, mais j’espère pouvoir rédiger un article sur ce que nous avons mangé, ce qui correspond bien mieux au sujet.
Depuis mon retour, je cherché des cours de cuisine japonaise : ça a toujours été ma cuisine préférée (eh oui, même plus que la cuisine italienne), mais je n’avais jamais osé m’y essayer car ça m’a toujours semblé extrêmement difficile. Je confirme. J’ai déjà essayé de reproduire les plats qui me semblaient les plus accessibles, comme les raviolis cuits à la vapeur, avec des résultats lamentables…Un cours s’impose donc vraiment ! Pour l’instant, je commence par ajouter des assaisonnements vaguement japonais à mes plats. Cette salade est en quelque sorte une tentative artisanale de retrouver des saveurs qui me manquent énormément.
J’espère vraiment pouvoir retourner au Japon ; j’aimerais visiter Hokkaido, mais aussi les îles du sud et il y a tant d’autres endroits que je n’ai pas vus, comme Kanazawa, que j’aimerais découvrir. J’aimerais séjourner dans davantage de ryokans la prochaine fois pour savourer la cuisine traditionnelle kaiseki, que je n’ai goûtée que pendant trois jours, dans un endroit perdu au milieu des montagnes avec un onsen fantastique.
En attendant, je pense que je vais partager mes expériences culinaires sur le blog pendant un certain temps (non, je ne peux pas vous montrer mes raviolis, ils étaient vraiment moches, je vous jure que les prochains seront meilleurs !) et si je trouve un bon cours de cuisine japonaise à Paris, je vous tiendrai au courant !
Ingrédients
Pour la sauce
- une cuillère à soupe de sauce soja
- deux cuillères à soupe d’huile de sésame grillé
- une cuillère à soupe de vinaigre de riz
- une petite cuillère de gingembre frais rapé
- quelques feuilles de menthe
- une pincée de persil haché
Pour la salade
- 500 grammes de crevettes décortiquées
- 1 mangue
- 1 avocat
- 2 oignons nouveaux
- Mélanger tous les ingrédients de la sauce
- Couper la mangue en cubes, l’avocat en lamelles, hacher les oignons nouveaux en laissant un peu du vert de la tige, décortiquer les crevettes. Mélanger tous les ingrédients dans un bol.
- Ajouter la sauce, bien mélanger, laisser reposer quelques minutes avant de servir.












