Tarte à la tomate, oignons, moutarde et Sonntagsleere

Le gâteau du dimanche soir, quand on se sent un peu triste à l’idée que le lundi recommence avec ce sentiment de déjà-vu. Il y a, en allemand, une façon de le dire en un seul mot, « Sonntagsleere », le vide du dimanche.

« Ô jours, ô mois qui s’en vont sans cesse, ma vie est toujours à votre image. Différente chaque année, mais chaque année identique, cette main de tarot que l’on ne sait jamais jouer, que l’on ne sait jamais jouer », chantait en italien Francesco Guccini, qui est décédé récemment, laissant des générations d’italiens très seuls. Dimanche dernier, je me suis rendue à la présentation d’un livre écrit par un italien résidant à Paris, consacré aux auteurs-compositeurs-interprètes italiens. Le livre s’intitule « Voci Libere » et son auteur est Luigi Cuna. Il était accompagné de Gianmarco Fusari, un formidable musicien qui a mis en musique les recherches de l’auteur. Ce fut très émouvant…

Peut être parce que, lorsque Guccini est décédé, j’étais loin de l’Italie et que je n’avais pas encore pleinement pris conscience de l’ampleur de cette perte ; l’entendre évoquer à travers « L’incontro », une très belle chanson qui traite une fois de plus du temps qui passe, m’a fait réaliser que ses magnifiques chansons, qui ont accompagné toute ma jeunesse et ma vie d’adulte, continueront à m’accompagner, mais sans lui.
Ce fut également émouvant car, dans la salle, remplie pour moitié de Français et pour moitié d’Italiens, j’ai senti qu’un courant très fort circulait parmi la moitié italienne: un mélange de savoir que nous avions une compréhension profonde de ces textes, des souvenirs générationnels évoqués par les chansons, la conscience de ces racines communes, le fait que ces chansons évoquent quelque chose qui, même si nous ne vivons plus en Italie, ne s’effacera jamais et qui nous unit indissolublement, au-delà des vies qui nous ont menés ici et qui nous mèneront (les mèneront, je crains d’être destinée à rester) ailleurs. C’est la même chose mais opposée que j’ai ressenti quand j’ai reçu le carnet du chœur éphémère auquel j’étais censée participer aujourd’hui: que des textes français, qui auraient pu correspondre aux chansons écoutées dimanche dernière mais, pour moi, dépourvus de toute émotion, que je n’avait pas trop envie de chanter…


Cette tarte est singuliere, car c’est un grand classique contemporain de la cuisine familiale française, mais en même temps, il a imprégné la maison d’un parfum italien en cuisant. Peut-être grâce à la base d’oignons sautés, ou à l’origan qui a été généreusement saupoudré sur la surface, mais il m’a semblé être un mélange parfait de France et d’Italie.

Une part de pizza garnie de tomates et d'oignons, posée sur des feuilles de laitue.

Ingrédients (moule de 28 centimètres)

  • 1 pâte feuilletée
  • 2 cuillères abondantes de moutarde à l’ancienne
  • 3 oignons rouges moyens
  • 3 belles tomates
  • 100 grammes de gruyère rapé
  • Une bonne pincée d’origan
  • Sel et poivre
  • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive vierge extra
  1. Placer la pâte feuilletée dans le moule, éventuellement couper l’excédante et placer au frigo (pour le choque thermique qui la fait bien feuilletter)
  2. Sauter les oignons environ dix minutes au feu moyen, dans une poêle antiadhérente avec une cuillère d’huile d’olive au fond. Il doivent bien devenir translucides. Saler et poivrer, farire refroidir.
  3. Couper les tomates en lamelles d’environ 0,5 centimètres. Les mettre dans une passoire sur un bol, saler légèrement et laisser bien égoutter pendant une demie heure. 
  4. Composer la tarte. Sur le fond de la pâte bien étaler la moutarde, distribuer les oignons équitablement, poser les tranches de tomate, parsemer de gruyère, finir avec une bonne pincée d’origan sur toute la surface. 
  5. Mettre au four à 180° pendant 35 minutes. 
  6. Laisser refroidir sur une plaque et servir avec de la salade. 
Publié dans Apéro, Tarte | Tagué , , | 6 commentaires

Gâteau des nonnes (Torta delle monache) sans gluten

Ce gâteau aurait été inventé, semble-t-il, au Moyen Âge, dans un couvent de clarisses où l’une des religieuses avait remarqué qu’une de ses consœurs se sentait mal chaque fois qu’elle mangeait des desserts à base de farine.

Je ne sais pas dans quelle mesure cette légende est vraie, mais je ne vous en dirai pas plus sur ce dessert, si ce n’est « essayez-le » ! Il est très facile à réaliser, fondant, moelleux et parfumé : un véritable délice que l’on peut déguster sans culpabilité, car à y regarder de plus près, il contient beaucoup de protéines et une quantité très raisonnable de sucre.
Dans la recette originale, il y a 200 grammes de sucre, que j’ai réduits à 150 car cela me semblait trop ; la farine d’amandes est déjà sucrée en soi et je vous assure que le goût est parfait ainsi.

À la limite, vous pouvez ajouter du sucre glace par-dessus si vous en ressentez vraiment le besoin.

Une part de gâteau crémeux sur une assiette blanche, avec une croûte dorée, posée sur une table en bois, avec un gâteau entier en arrière-plan.

Ingrédients (moule de 26-28)

  • 4 œufs moyens
  • 180 grammes de farine d’amande
  • 150 grammes de sucre (200 dans la recette originale, on ne ressent pas le manque!)
  • zestes de 2 citron bio
  • 500 grammes de ricotta bien égouttée (laissez la quelques heures au frigo dans un égouttoir à mailles fines. L’idéal serait de pouvoir l’acheter en magasin en vrac, comme on le fait en Italie mais en France ça ne se fait pas trop donc deux pot industriels feront affaire)
  • Deux cuillères à soupe de rhum (ou d’amaretto)
  1. Chauffer le four à 170°
  2. Dans un grand bol travailler les œufs et le sucre au batteur électrique jusqu’à produire une mousse claire, homogène, d’environ le double de la masse initiale.
  3. Ajouter les zestes de citron, l’alcool, la farine d’amande par petites quantités. A part travailler un peu la ricotta avec le batteur à petite vitesse et la rajouter dans le bol.
  4. Revêtir un plat à tarte de papier sulfurisé légèrement humide, y verser l’appareil. Egaliser à l’aide d’une maryse. 
  5. Mettre au four et laisser cuire pendant environ 40/45 minutes, vérifier la cuisson à l’aide d’un couteau. 
  6. Laisser refroidir cinq minutes, démouler délicatement sur une grille, au début l’apparence peut être un peu « tremblante » mais le gâteau prend sa consistance définitive seulement une fois refroidi. 
  7. Quand il a complétement refroidi parsemer de sucre glace. Le jour après il est meilleur (à garder au frigo).
Publié dans Dessert | Tagué , , , , | 2 commentaires

Rouleaux de poivrons au thon

Ce n’est pas possible, je n’avais jamais publié ces délicieux rouleaux qui me permettent assez souvent de préparer le déjeuner et que mes filles adorent !

Je les ai recherchés sur le blog car je ne me souvenais plus s’il y avait ou non un œuf dur à l’intérieur et, surprise, ils n’y étaient pas ! J’ai donc demandé confirmation à ma maman, qui est la première personne chez qui j’ai goûté ces rouleaux, pour savoir s’il y avait bien des œufs. Ces rouleaux sont typiques de la « cuisine familiale » : les enfants les adorent, ils sont faciles à préparer et prêts en un clin d’œil. En cet été interminable, les poivrons sont encore bien présents sur les étals du marché et dans les magasins bio ; mieux vaut donc en profiter et en faire le plein avant qu’ils ne disparaissent pendant l’hiver.

Des poivrons rouges farcis sur une assiette blanche, accompagnés de laitue verte.

Ingrédients (seize rouleaux)

  • 4 poivrons rouges
  • 250 grammes de thon en boite à l’huile d’olive vierge extra
  • une poignée de câpres
  • 2 œufs dur
  • 5 anchois sous sel
  • une cuillère à soupe de mayonnaise (je n’aime pas la mayonnaise donc pas pour moi, mais elle est présente dans la recette originale. Moi je n’ai pas égoutté le thon et simplement laissé son huile)
  • une belle pincée de persil et ciboulette hachés
  • poivre
  1. Enlever la peau des poivrons. Les laisser au four pendant environ 35 minutes à 180°. Les retirer, les laisser reposer quelques minutes dans un sachet en papier kraft, les sortir, les couper en 4 et enlever la peau. Faire attention que les quartiers ne s’effiloche pas car après ils devront être roulés. Réserver.
  2. Dans un petit robot mettre tous les autres ingrédients (sauf les herbes qui vont servir pour assaisonner) et obtenir une crème homogène. Ne rajouter surtout pas du sel car beaucoup d’ingrédients sont déjà très salés. 
  3. Reprendre les lanières de poivron, poser une cuillère à soupe à l’extrémité de chacune et rouler, si vous avez des invités ils et vous servez cela à l’apéro mettez une pique, si non pour le diner en famille c’est très bien aussi sans rien. 
  4. Poser sur une assiette de service, parsemer d’herbes, donner quelques tours de moulin de poivre. Servir froid. 
Publié dans Apéro | Tagué , , , | 2 commentaires

Gâteau presque sain à la butternut et chocolat noir

Et voilà, la saison où les rayons de Biocoop commencent à resplendir de couleurs allant de l’orange au jaune a commencé, et mon caddie se remplit rapidement de grosses cucurbitacées.

Je l’ai peut-être déjà dit sur le blog, mais la première fois que j’ai mangé du potiron, j’avais un peu plus de trente ans, car ma mère n’aimait pas du tout ça et, en grandissant, je l’avais donc toujours évité. J’étais à une soirée chez des amis à Paris et la seule chose comestible, à part les amuse-bouches, était une grande soupe au potiron servie directement dans un énorme potiron. J’avais trouvé l’idée super chic, en parfaite adéquation avec la soirée 🙂 et, poussée par la faim et la curiosité, je me suis dit : « Allez, goûte, au pire, tu laisseras la tasse sur un meuble quelque part. » La première cuillerée a provoqué une explosion de « woooow » dans ma tête et sur mes papilles, à laquelle a certainement contribué la généreuse dose de parmesan qui s’était retrouvée dans cette grosse courge bouillante.

Depuis lors, l’automne est devenu une quête effrénée de recettes à base de potiron, dont beaucoup ont fini sur le blog. Si vous cherchez bien, vous trouverez des petits pains à la citrouille, d’innombrables soupes, des desserts au chocolat, des biscuits, etc.

Ce gâteau m’a marquée car il a l’air sain : peu de sucre, « seulement » trois cuillères à soupe d’huile, beaucoup de citrouille à l’intérieur. En portions individuelles, cela fera de superbes muffins pour les soirées d’Halloween… mais les enfants seront-ils vraiment ravis de recevoir quelque chose de sain plutôt qu’une poignée de Haribo lors du « des bonbons ou un sort » ? Hum, je n’en suis pas sûre…

Ingrédients (pour un moule de 26/28 cm.)

  • 2 oeufs
  • 350 grammes de butternut cuite
  • 180 grammes de farine de petit épeautre
  • 3 cuillères à soupe de miel
  • 3 cuillères à soupe d’huile d’olive vierge extra
  • 80 grammes de lait d’amande
  • 150 grammes de chocolat noir 70% haché grossièrement
  • Un sachet de levure chimique
  • Les grains d’une gousse de vanille
  • 100 grammes de chocolat 70% pour la déco en surface
  1. Cuire la butternut au four en la coupant en deux et la laissant à 180° pendant 35/40 minutes. Retirer la peau, peser et utiliser le reste pour une autre préparation. La cuisson au four vous donne un produit moins humide que la cuisson à l’eau ou à la vapeur et la saveur est, je trouve, meilleure. 
  2. Mixer la butternut avec les œufs, l’huile, le sucre, le lait. Ajouter la farine tamisée avec la levure, les grains de la gousse de vanille. Mélanger jusqu’à obtenir une crème lisse. Ajouter le chocolat noir haché grossièrement. 
  3. Huiler le moule, verser dedans la mixture et laisser cuire à 180° au four pendant une quarantaine de minutes, en faisant attention que le gâteau ne se brule pas. 
  4. A la sortie du four démouler, laisser bien refroidir sur une grille
  5. Faire fondre à bain marie le chocolat de décoration, à l’aide d’une cuillère laisser tomber sur le gâteau des fils de chocolat. Laisser durcir. Le jour après est encore meilleur mais rien à faire, chez moi la plus grande partie a été mangé illico presto. 

Publié dans Courge | Tagué , , , | 10 commentaires

Instagram vs Reality: focaccia roulée à la scarole et divagations sur l’IA

Cette focaccia est délicieuse… mais elle n’est pas très belle.

Cela dit, si l’on ne la photographie que d’un seul côté, elle pourrait même paraître magnifique. C’est la réalité modifiable des réseaux sociaux : ces photos qui semblent parfaites, mais il suffit de voir l’autre côté pour comprendre immédiatement qu’elles ne le sont pas tant que ça. Je publie tout de même cette focaccia, mais sans mentir : je vous montre aussi le verso, qui n’est pas très flatteur, mais elle est tellement bonne qu’elle ne mérite pas de finir dans la corbeille des photos de choses que j’ai photographiées mais qui, une fois goûtées, ne méritent pas de figurer sur le blog.

Il y a quelques jours, Justin, du blog « Un coup de foudre », (un des blogs que je lis régulièrement, très drôle et plein de curiosités sur la langue française, cette inconnue), m’a aidée à élucider un mystère qui durait depuis quelques semaines… Après des années sans aucune visite en provenance de Chine, soudain, un quart des visites sur le blog proviennent de ce pays. Tiens, le blog a été tout d’un coup découvert dans ce pays? Oh je suis flattée! En fait non, il s’agit en réalité de bots qui consultent les contenus occidentaux… Pourquoi ? Pour alimenter des intelligences artificielles avec des photos et du contenu. Je trouve assez répugnante cette appropriation de créations originales sans que l’on puisse y faire quoi que ce soit. Non, une chose que l’on pourrait faire serait de supprimer d’un seul coup tout le blog ou de le retirer du réseau ; cela ne réparerait pas le passé, déjà aspiré par les bots, mais seulement l’avenir. Seulement, j’aurais l’impression de perdre un petit bout de ma vie que je raconte depuis tant d’années sur ces pages. Même Pinterest, qui était un univers de beauté et de poésie photographique, est lui aussi devenu le royaume des photos culinaires générées par l’IA, trop colorées, irréalistes et parfaites selon les cas, accompagnées immanquablement de recettes erronées, fantasistes ou inexistantes.

C’est horrible, car j’ai toujours été favorable au progrès, aux nouvelles technologies ; j’ai toujours été enthousiaste face aux découvertes et aux nouvelles possibilités. Et pourtant, je me surprends aujourd’hui à regretter les débuts du blogging, quand tout était plus artisanal, imparfait, simple. C’est pourquoi, alors que j’étais sur le point de jeter les photos de cette focaccia à la scarole, bonne mais peu esthétique, je me suis dit que les publier constituait un petit acte de résistance face à l’obligation d’une esthétique uniforme et aplatie imposée par l’IA, et que publier tout ce qui est imparfait devient une façon de se moquer et de se rebeller contre la nécessité de lisser, de nettoyer, dans un monde qui devient ennuyeux et plat. Publier les ratés, les faillites, les choses imparfaites, celles qu’on aurait caché…pourquoi pas? Pour se moquer et sortir de ce début d’esclavage qui promet de devenir encore plus fort…

J’ai envie aussi que de revenir à mes billets non « DeepL » (je n’utilise pas de l’IA pour écrire mais pour corriger oui pour éviter l » « mal aux yeux » de mes fautes) de revenir donc à mes introductions pleines de fautes d’orthographe, de phrases décousues, moitié en italien et moitié en français, de genres masculins et féminins peu clairs, de conjugaisons incertaines. Car même les erreurs commencent à avoir le gout de la liberté…J’y réfléchirai…

Ingrédients (8 personnes)

Pour la pâte

  • 250 grammes de farine Manitoba
  • 50 grammes de farine de semoule
  • 7 grammes de levure fraiche
  • 1 cuillère à café de miel
  • 220 grammes d’eau
  • 70 grammes de patate à la vapeur refroidie
  • 10 grammes de sel
  • 3 cuillères à café d’huile vierge extra

Pour la farce

  • 1 salade de type « scarola »
  • 4 petits oignons nouveaux
  • Une scamorza
  • 1 gousse d’ail
  • 2 anchois
  • une poignée de capres
  • une poignée d’olives vertes denoyautées
  • 1 cuillère à soupe de raisin sec
  • 1 cuillère à soupe de pignons de pins
  • quelques tomates séchées hachées 
  • 3 cuillères à soupe d’huile d’olive vierge extra
  1. Préparer la farce. Dans une grande poile mettre dans le fond l’huile d’olive, chauffer et commencer à faire revenir l’ail, les oignons coupés en lamelles fines. Ajouter tous les autres ingrédients, laisser revenir environ 20 minutes jusqu’à quand l’eau est bien absorbée. La farce ne doit pas être trop mouillée à risque de dissoudre la pâte. 
  2. Laisser refroidir, éventuellement en pressant un peu pour enlever l’excès d’eau. Réserver. 
  3. Préparer la pâte. Dans un bol réunir les deux farines et la pomme de terre bien écrasée. Bien mélanger. Ajouter l’eau, dans laquelle vous aurez fait dissoudre la levure, l’huile d’olive, le miel, par petites quantités. La quantité d’eau peut varier selon le type de farine utilisé et sa capacité à absorber l’eau.  Bien mélanger et quand vous avez bien fait absorber la farine ajoutez le sel. Travailler jusqu’à quand vous aurez obtenus une boule un peu humide. Prenez là avec les mains mouillées d’huile d’olive et déposez la dans un bol. Laissez passer 20 minutes et reprenez la pâte en la renversant sur le plan de travail et en faisant des plies (comme pour une pâte feuilletée, en portefeuille) pour trois fois, à distance de 30 minutes chacune. 
  4. Laissez redoubler et quand la pâte a fini sa pousse reprenez la et baissez la sur un plan bien fariné,  en un rectangle d’environ 40×30 sur une hauteur d’un centimètre. 
  5. Couvrir toute la surface avec la poêlé de scarole qui devrait avoir froidi.  Normalement la scamorza ou mozzarella il faut la mettre dedans, je l’ai oubliée et j’ai donc recouvert ma focaccia roulée avec la scamorza, je trouve que c’est une bonne idée! mais si vous voulez faire classique mettez la dedans plutôt. 
  6. Rouler délicatement la pate pour former un gros saucisson. Rouler le saucisson autour d’un moule à savarin. 
  7. Laisser cuire dans le four chaud (180°) pendant une quarantaine de minutes. Si vous décidez de mettre la scamorza dehors ajoutez la quand il y manquent environ 10 minutes à la fin de la cuisson. 
  8. Laisser refroidir sur une grille et déguster. Le jour suivant la focaccia roulée est encore meilleure!
  •  
En fin, quand elle est coupée, on ne voit plus que les bords étaient un peu trop loin!!

Publié dans Apéro | Tagué , , , | 6 commentaires

Biscuits « Pan di Stelle » et mémoires italiennes

Pourquoi nous sommes-nous retrouvées avec environ un kilo de biscuits « Pan di Stelle » ?

Ma fille a eu un devoir au lycée, un très beau devoir : sa classe parraine une classe de CM2, chaque élève a un filleul qu’il verra régulièrement tout au long de l’année.
Et ce matin, pour accueillir les filleuls, la consigne était, pour les élèves binationaux (et ils sont très nombreux dans la classe européenne de ma fille), d’arriver à l’école avec des spécialités de leur pays d’origine, autres que françaises. Gaby aurait pu choisir quelque chose de plus traditionnel, mais ces biscuits lui rappellent tout particulièrement l’époque où elle avait l’âge de sa filleule ; elle a donc décidé que ce seraient des « Pan di Stelle » !


À mon arrivée en France, la marque Barilla n’était représentée dans les supermarchés que par quelques références de pâtes. Je me souviens bien des spaghetti, peut-être aussi des maccheroni, mais c’était encore l’époque où, chaque fois que j’allais en Italie, je revenais avec une valise d’émigré remplie de produits alimentaires introuvables ici: de la farine Manitoba, du pecorino, du parmesan, du jambon de Parme et bien sur! les biscuits du Mulino Bianco que l’on trouve désormais dans toutes les grandes surfaces.


La découverte, puis l’engouement, surtout ces dernières années, pour la cuisine italienne en France font qu’on trouve désormais vraiment de nombreux produits italiens dans pleins de magasins, sans parler de l’ouverture d’Eataly à Paris, qui a apporté un peu de diversité dans l’offre ainsi qu’un peu plus de raffinement et de véritables spécialités, même si, si on veut vraiment chercher l’authenticité la seule alternative reste de faire un tour en Italie, en particulier dans les petites villes pas encore transformées en « nappes à carreaux et street food vrais italiens » (mais cela est une autre histoire)…


Si vous cherchez donc au rayon des biscuits en France, vous trouverez certainement aussi ces « Pan di Stelle » que Gaby et moi avons essayé de reproduire le plus fidèlement possible. Ce ne sont pas, comme je le disais, des biscuits tout à fait traditionnels. La recherche faite par ma fille, qu’elle m’a lu hier soir, raconte qu’ils existent depuis 1983, mais ils font désormais partie des souvenirs d’enfance de nombreuses générations ; on peut donc les considérer comme presque traditionnels.

J’ai trouvé la recette sur le site italien Mysia, et le résultat est étonnamment proche de l’original, pour un petit dej version madeleine de Proust ce matin !

Ingrédients (une quarantaine de biscuits)

  • 30 grammes de noisettes
  • 160 grammes de beurre
  • 1 œuf
  • 2 cuillères à soupe de miel
  • 30 grammes de chocolat 70% fondu
  • 400 grammes de farine T55
  • 40 grammes de cacao amere
  • 250 grammes de sucre glace (dans l’original, j’ai réduit à 200 sincèrement c’est encore un peu trop)
  • 3 cuillères à soupe de lait
  • 1 cuillère à café de levure chimique
  • 1 pincée de sel
  • petites étoiles blanches en sucre 
  • sucre de canne une poignée
  1. Hacher les noisettes avec deux cuillères de sucre glace prélevées du total
  2. Dans un bol travailler à la cuillère le beurre avec l’oeuf jusqu’à obtenir une pommade; ajouter le miel, le chocolat noir fondu à bain marie.
  3. Mettre dans un grand bol le cacao, la levure, le sucre avec les noisettes et le sel. Bien mélanger. Faire un trou au milieu et ajouter le contenu de l’autre bol (oeuf, beurre, miel chocolat et tutti quanti)
  4. Travailler bien, en rajoutant le lait,  en commençant à la cuillère et en continuant avec la pointe des doigts, jusqu’à obtenir une boule lisse. Laisser reposer une demie heure au frigo. 
  5. Allumer le four à 180°. 
  6. Préparer une feuille de papier de cuisson. En utilisant un peu de sucre glace pour le fond, baisser la boule à 0,5 centimètre de hauteur à l’aide d’un rouleau à pâtisserie. Avec une emporte pièces d’environ 5 centimètres couper des ronds, en enlevant l’excédant de pâte de la feuille (vous recommencerez l’opération en roulant en boule l’excédant, le laissant encore 10 minutes à frigo, en le rabaissant etc). Parsemer les biscuits de sucre semoule. 
  7. Transférer la feuille de cuisson avec les ronds sur une plaque allant au four, laisser cuire 5 minutes. Sortir les biscuits, en pressant légèrement poser 5 ou 6 petites étoiles blanches sur chaque biscuits, remettre au four pour cuire encore 3 ou 4 minutes. 
  8. Laisser refroidir sur une grille à la sortie du four et une fois refroidis, conserver dans une boite en métal. 
Publié dans Biscuits | Tagué , , | 2 commentaires

Palettes de farine d’épeautre au matcha

Je me sens vraiment comme une boomer en retard sur son temps avec toutes ces recettes à base de thé matcha… Je me souviens qu’à une certaine époque, il y a une quinzaine d’années, voire un peu plus, dans la blogosphère (et dans les cuisines des grands chefs), on mettait du thé matcha un peu partout…

À l’époque, son goût me laissait encore perplexe et le prix de cette poudre verte était vraiment prohibitif et donc cette mode culinaire m’avait laissée assez indifférente, si ce n’est pour l’esthétique des plats finis, cette belle teinte vert clair qui rendait les recettes très élégantes et photogéniques.

D’un autre côté, à l’époque, je n’étais pas encore devenue une grande buveuse de thé ! La recette que je vous propose n’a rien de très original, il en existe des centaines sur Internet, mais ces petits biscuits sont vraiment délicieux et font très bonne impression aussi bien sur la table du petit-déjeuner que, bien sûr !, sur la table du thé, où ils contribuent à apporter une nouvelle nuance à la tasse de boisson fumante et aromatique. Et ils sont très faciles à réaliser. La farine d’épeautre donne une note un peu noisetté, rustique, doux, qui va très bien avec le thé matcha.

Ingrédients (25 palettes)

  • 215 grammes de farine d’épeautre
  • 1 cuillère à soupe de poudre de thé matcha
  • 150 grammes de beurre
  • 100 grammes de sucre glace
  • 3 jaunes d’oeuf
  • Un peu de sucre de canne pour enrouler les palettes
  1. Réunir la farine, la poudre de matcha, le sucre glace et bien mélanger
  2. Ajouter le beurre et avec la pointe des doigts mélanger en créant comme de la poudre 
  3. Insérer les jaunes d’œufs, bien travailler pour les intégrer et former comme un saucisson d’environ 4 centimètres de large. Enrouler dans du papier de cuisson et laisser reposer au frigidaire au moins une demie heure.
  4. Chauffer le four à 180°.
  5. Quand le temps de repos est fini prendre le « saucisson » et couper des palettes d’environ 1 cm de hauteur.
  6. Préparer deux plaques qui vont au four chemisées de papier de cuisson, enrouler les bords de chaque palette dans le sucre de canne et les poser sur le papier sulfurisé.
  7. Faire cuire maximum 15 minutes, si les biscuits se colorient trop baisser le four à 170°/160°.
  8. Laisser refroidir sur une grille et garder dans une boite métallique. Je ne sais pas combien de temps ils se gardent, ici ils disparaissent tout de suite. 
Publié dans Sablés | Tagué , , , , | Un commentaire

Cake au matcha, amandes et citron

Mais que se passe-t-il ? Deux billets consécutifs sur les desserts ? Et une envie automnale de continuer à en préparer… Si vous suivez ce blog depuis un certain temps, vous savez que la pâtisserie n’est pas vraiment mon fort et que j’ai du mal à me plier à ces dosages d’ingrédients au gramme près, à tout cet attirail technique (poches à douilles et compagnie) et, même si j’apprécie les desserts, je préfère toujours un bon plat de pâtes ou une pizza. Mais, grâce à quelques fêtes de rentrée, je me surprends assez souvent ces derniers temps à consulter des recettes de desserts, en essayant bien sûr d’en choisir des faciles et abordables.

J’ai retrouvé parmi mes livres de cuisine un vieux Marabout dont j’ai déjà tiré de nombreuses recettes, « Cakes Maison », et en le feuilletant, un joli gâteau vert au matcha a attiré mon attention. Avec tous les sachets de matcha et de poudre que j’ai rapportés du Japon, ce n’est certainement pas cet ingrédient qui manque dans ma cuisine, et je me suis dit que ce gâteau accompagnerait parfaitement un goûter dominical entre amis.


Et le voici ! Si vous aimez le matcha, je vous le recommande… il apporte cette saveur végétale caractéristique au gâteau sans dominer les autres arômes (amande, citron) et je suis sûre que même ceux qui n’apprécient pas beaucoup cette précieuse poudre trouveront que l’arôme du matcha reste suffisamment délicat et discret pour être supportable.

Ingrédients (une dizaine de belles tranches)

  • 100 grammes de farine
  • 80 grammes d’amandes en poudre
  • 3 œufs
  • 170 grammes de sucre de canne
  • 150 grammes d’huile d’arachide
  • 3 cuillères à café de poudre de thé matcha bio
  • Une cuillère abondante de crème d’amande 
  • 1/2 sachet de levure chimique
  • Les zestes d’un citron bio

Pour le glaçage

  • 75 grammes de sucre glace
  • quelques cuillères à café de jus de citron
  1. Préchauffer le four à 180°, beurrer et fariner un moule à cake
  2. Dans un saladier travailler les oeufs avec le sucre, quand le mélange double de volume ajouter la poudre matcha,  farine, tamisée avec la levure chimique, la poudre d’amande, la crème d’amandes, le sel et l’huile d’arachide, les zestes du citron. 
  3. Verser la pâte dans le moule a cake bien beurré et fariné. 
  4. Faire cuire d’abord 15 minutes à 180° et après poursuivre pour 35 minutes à 160°.
  5. Sortir le cake du four, attendre 5 minutes et le démouler en le mettant sur une grille à refroidir. 
  6. Préparer la glace en mélangeant le sucre et le citron, jusqu’à obtenir une crème bien lisse. Intentionnellement je ne voulais pas recouvrir complètement le gâteau pour qu’il ne devient pas trop sucré mais vous pouvez augmenter la dose de sucre glace si vous aimé. 
  7. Laisser bien refroidir le gâteau. Distribuer le glaçage sur le gâteau à l’aide d’une spatule.
Publié dans Dessert | Tagué , , , | 13 commentaires

Pavlova je t’aime

Rien de plus à ajouter! Pour la recette suivez ce lien https://amapbellefontaines.wordpress.com/2013/08/20/pavlova-aux-peches-et-abricots-et-disquisitions-autour-de-la-meringue-francaise/ pardon je suis sur smartphone mais cette pavlova était (disparue en trois secondes) tellement belle que je n’ai pas résisté ! Surtout à la belle photo prise par ma belle sœur Nastia (ah quand on voit la différence avec quelqu’un qui sait prendre des photos…)

Publié dans Dessert | Tagué | 2 commentaires

Natsukashii, Annie Ernaux et la première butternut aux fromages de l’automne

Je (re)lis « Les années » d’Annie Ernaux en ce moment (en fait je lis au moins trois livres différents mais je vous épargne les autres car ils sont des livres pro, un sur les écosystèmes et l’autre sur le leadership). Je ne sais pas si vous l’avez lu, je vous en déconseille la lecture en ce mois un peu tristounet, dans lequel on a plus tendance à se rendre compte de l’inéluctable passer du temps : le livre est extraordinaire (bien sur, Ernaux a été prix Nobel de la littérature en 2022, on ne peut pas s’attendre à un torchon), j’imagine que pour qui a vécu en France « ces années la » et qui en a toutes les références (les pubs, les faits de chronique, les chansons, etc), la lecture soit encore plus chargé de nostalgie, mais le livre produit aussi une espèce de mélancolie pour cet inéluctable cycle de la vie auquel personne ne peut échapper…A chaque âge il y a des choses qu’on se dit et qui sont universelles apparemment – moi qui pensait être si unique :-)- qu’on retrouve dans les pensées et les souvenirs chargés de l’histoire récente de la femme qui est le fil rouge du livre, avec laquelle on parcourt les années et l’album des photos. Le livre a produit aussi en moi un autre niveau encore d’émotions. En japonais il y a un mot, natsukashii, qui signifie la nostalgie pour des choses qu’on n’a jamais vécu – en réalité c’est beaucoup plus subtil et poétique mais, soyons sérieux, à un certain moment ici on parlera de courges!!. J’étais donc habité par cette natsukashii qui m’était venue, en partie vraie, pour d’autres époques que j’ai vécu mais aussi pour des époques dont j’avais lu sur le livre, quand je suis allée à Biocoop et d’un coup malgré la chaleur, l’énième canicule et la rentrée, je me suis rendu compte pleinement que septembre est la et que l’automne arrive : un énorme montagne de cucurbitacée m’a accueillie, pour me signaler sans faute que une autre année est passée. J’aime beaucoup les courges, en salé, en salé/sucré, en sucré…j’ai embarqué une belle butternut et j’en ai fait un diner végétarien super gouteux et facile.

Ingrédients (4 personnes)

  • Une courge butternut
  • 200 grammes de feta
  • 200 grammes de scamorza fumé
  • 50 grammes de parmesan
  • Quelques feuilles de sauge
  • Une poignée de noisettes concassées
  • Une poignée de grains de courge
  • Huile d’olive vierge extra, sel et poivre
  1. Coupez la butternut en deux, videz les filaments et les grains. A l’aide de deux batônnets pour brochettes, positionnés le long de chaque moitié, couper la courge en lamelles, en faisant attention de ne pas enfoncer le couteau. Pourquoi couper la courge en lamelles? vous verrez elle se cuit super bien à l’intérieur en beaucoup moins de temp. Induire la courge d’huile, en séparant un peu les lamelles pour que l’huile pénètre aussi un peu à l’intérieur. Saler légèrement, répéter l’opération pour les deux moitiés et mettre la courge à cuire, la partie molle en bas, l’accordéon formé par les lamelles vers le en haut,  dans le four à 180° pendant 25 minutes (four chaud). 
  2. Briser la féta et couper la scamorza en petits dés. 
  3. Retirer la courge du four. Parsemer de feta et de scamorza. Finir avec le parmesan et les feuilles de sauge. Parsemer de noisettes concassées et de grains de courge. Remettre au four encore pendant une dizaine de minutes. Laisser reposer une fois sortie du four, régler le sel et le poivre, servir tiède. 
Publié dans Plat principal | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire