Quatre quarts à l’orange et chocolat

Simple et parfait pour le goûter des enfants d’un jour d’hiver et d’intempéries. Dans un jour d’hiver et d’intempéries par contre la triste chose c’est la lumière. Tous mes gâteaux en hiver sont prêts le soir. Oui le soir quand ces lumières artificielles font ces sales ombres sur les photos. Et ce qui se passe est que souvent quand je voie les piètres photos de mes gâteaux je ne les publies pas. J’en ai un à la poire et chocolat qui était bon mais, ayant été servi à la fin d’un dîner, les photos ne lui rend pas vraiment justice. Donc, dans l’attente (lire jamais, je déteste faire deux fois la même recette) je vous partage ce simple quatre quarts/quatre heures parfumé, onctueux et réconfortant, consommation recommandée devant le feu d’un cheminé avec une bonne tasse de tisane de Noël.

  • 1 cuillère à café de levure chimique
  • les zestes et le jus d’une orange bio
  • 220 grammes de farine
  • 200 grammes de sucre brun
  • 190 grammes d’huile d’olive
  • 4 oeufs
  • 150 grammes de pépites de chocolat noir
  1. Allumer le four 180° pour le réchauffer.
  2. Séparer les blancs des jaunes d’œufs. Monter les blancs à neige ferme. Réserver
  3. Blanchir au fouet les jaunes avec le sucre, le zestes de l’orange et le jus. Quand le mélange est bien clair commencer à ajouter l’huile à fil.
  4. Verser le mélange farine et levure en pluie à l’aide d’un tamis et bien mélanger.
  5. Prendre les blancs montés en neige, les ajouter au reste de l’appareil en mélangeant très délicatement pour éviter qu’ils ne se dégonflent.
  6. Ajouter les pépites de chocolat passées dans la farine pour éviter qu’elles ne se déposent sur le fond du gâteau, tout en mélangeant très délicatement.
  7. Mettre dans le four pendant 45  minutes en évitant d’ouvrir le four pendant la cuisson. A la fin du temps vérifier la cuisson à l’aide d’un cure-dent. Laisser refroidir 5 minutes avant de démouler. Mettre sur une grille pour le refroidir. Parsemer de sucre glace avant de servir.
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Risotto aux petits poulpes (moscardini) et palourdes

Une rareté malheureusement à Fontainebleau…mais à St. Jean de Luz aussi je passe mes vacances à la chasse aux poulpes qui, apparemment, partent tous vers l’Espagne. Et alors pourquoi amis français vous n’aimez pas cela? Il y en a aussi qui me commente « beurk » quand je publie des poulpes…désolée, je suis contre toutes formes de censure mais la,  j’efface. Parce que les poulpes sont très très bons et le risotto que j’ai réalisé c’est un de plus réussis que j’ai jamais fait. Le secret est dans la cuisson, technique qu’un pêcheur m’a apprise. On les met dans une casserole avec couvercle tous seuls, sans eau, sans bouchon de liège, sans rien d’autre qu’eux. A la limite on peut ajouter une gousse d’ail. Et on allume le feu bas pour un temps qui correspond à leur poids (1 kilo = 1 heure etc). On les laisse refroidir dans leurs eaux, et hop on les cuisine. Ils seront tendres, pleins de goût et feront recroître même les beurkeurs avec leur saveur de mer. Ici je les ai mariés avec des grosses palourdes, desquelles j’ai réservé l’eau de cuisson pour l’ajouter au risotto. Quelle délice!!

 

Ingrédients (4 personnes)

  • 700 grammes de moscardini
  • 500 grammes de palourdes
  • trois gousses d’ail
  • une échalote
  • huile d’olive
  • un demi verre de vin blanc
  • sel et poivre
  • bouillon de poisson non salé (vous pouvez le fabriquer avec des restes de poisson si non le trouver déjà prêt dans le commerce. C’est très important qu’il ne soit pas salé car les poulpes sont naturellement salés et les palourdes naturellement très salées)
  • 200 grammes de riz Arborio
  1. Faire cuire les petits poulpes comme j’ai expliqué en introduction du billet. Garder leur eau quand vous les essorez
  2. Faire ouvrir les palourdes sur le feu dans une poêle anti adhérente. Réserver l’eau de cuisson. Réserver aussi les palourdes au chaud.
  3. Ajouter au bouillon de poisson bien chaud toutes les eaux rendues par les poulpes et les palourdes.
  4. Dans une poêle à risotto faire revenir l’ail haché avec l’échalote dans de l’huile. Versez le riz et faites le nacrer (il doit devenir un peu translucide). Ajouter les poulpes coupés en morceaux. Verser le vin et le laisser évaporer.
  5. Commencer à cuire le risotto en ajoutant petit à petit le bouillon jusqu’à cuisson du riz (environ 17 minutes, regardez sur le paquet).
  6. Deux minutes avant la fin de la cuisson ajouter les palourdes.
  7. Attendre deux minutes, en fin de cuisson avant de mettre dans les assiettes.
  8. Une fois sur les assiettes distribuer sur chacune abondants tours de moulin de poivre.

 

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Les biscuits de la joie de Hildegarde de Bingen et les petits scouts

Problème : un group de tout petits scouts (pour la précision de farfadets) à animer pendant un après midi. Un imaginaire lié au Moyen Age (chevaliers, dames et toute la panoplie) et une activité autour de la cuisine de prévu. C’est en partant de ce scénario que je suis allée à la recherche d’idées et que je me suis souvenue, en chemin, de Sainte Hildegarde. J’avais un vague souvenir de l’avoir vue citée en lien avec la farine de petite épeautre et s’est comme ça que je suis tombée sur la recette ancestrale de ces biscuits, simples, artisanaux, sains et parfaits pour faire passer un après midi de joie à six paires de petites mains dans la farine. Hildegarde de Bingen, soeur de l’ordre de Bénédicte, était une femme très polyédrique : musicienne, guérisseuse, naturaliste, poète, philosophe et aussi elle nous a laissé des très bonnes recettes. Elle avait déjàà découvert la nourriture naturelle et les bienfaits de la farine de petit épeautre qui est présente dans nos paniers et qui, avec ses nuances noisettées, donne un goût unique à ces biscuits. Un bon miel fait le reste. J’ai utilisé celui d’un copain italien, produit à base de fleurs d’acacia et après un moment de travail des petits la maison a été remplie d’odeurs et d’arômes de Noël, grâce aussi aux épices variées qui sont rentrées dans les biscuits. Une super activité pre-festivités pour les enfants et un très bon petit déj pour ceux qui ont reçu les biscuits, l’idée étant d’en faire des sachets à donner aux personnes autour d’eux qui ont besoin de joie…mais est-ce qu’il y a quelqu’un qui n’en a pas besoin?

 

Ingrédients (une soixantaine de biscuits)

  • 180 grammes de beurre
  • 140 grammes de cassonade
  • 70 grammes de miel (pour moi acacia)
  • 3 jaunes d’œufs
  • 500 grammes de farine de petit épeautre bio
  • 20 grammes d’épices (cannelle, clou de girofle, un peu de noix de muscade…les épices de Noël en général iront très bien)
  1. Dans un saladier, mélanger épices et farine.
  2. Faire fondre le beurre à feu doux dans une casserole, puis y ajouter le sucre et le miel. Retirer la casserole du feu et ajouter les jaunes d’œuf en fouettant. Mélanger jusqu’à l’obtention d’une pâte de couleur unie.
  3. Verser le contenu de la casserole dans le saladier avec la farine épicée, puis mélanger le tout jusqu’à l’obtention d’une pâte qui se détache du bord du saladier. Si la pâte colle encore, ajouter un peu de farine.
  4. Préchauffer le four à 180°C.
  5. Sur un plan de travail fariné, étaler la pâte en une galette de 3 à 4 mm d’épaisseur à l’aide d’un rouleau à pâtisserie.
  6. Découper des morceaux dans la pâte à l’aide des emporte pièces et les déposer sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Récupérer les chutes pour former une nouvelle boule, et recommencer de même, étalage et découpe, jusqu’à utilisation de toute la pâte.
  7. Enfourner pendant exactement 13 min et sortir les biscuits du four à la fin du temps de cuisson. Ils sont encore un peu tendres et vont durcir en refroidissant.
  8. Empêcher les enfants de le manger tous, en se procurant, oui, beaucoup de joie mais en oubliant leurs devoirs de petits scouts 😉

Recette trouvée sur http://www.cuisine-libre.fr/biscuits-de-la-joie

 

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Salade sicilienne d’hiver aux oranges et fenouil

Tous les saisons j’ai une nouvelle salade qui devient un fétiche et que je fais et refais et refais jusqu’à quand la saison est finie et la salade je ne peux même plus la voir. Sans aucun doute cela est la salade de mon hiver. A l’origine c’est une salade sicilienne (la présence des oranges ne laisse pas des doutes quant à cela), reprise par Jamie Oliver et que j’ai encore modifiée parce que à la place du vinaigre de vin qui m’a semblé bien trop acide j’ai mis du vinaigre de cidre. La salade est pleine de couleurs, adapté à tenir bonne compagnie pendant la saison des grisailles (mais où la grisailles, aujourd’hui le soleil brille comme jamais!) bref quand vous auriez besoin d’un peu de sud dans l’obscurité nordique. Dès qu’on l’emmène à table elle dégage toutes sortes de parfums, agrumés, anisés, acides, un bouquet irrésistible. Aujourd’hui elle a accompagné mes filets de daurade cuits à unilatérale et tout d’un coup on s’est retrouvés sur le bord de la mer.

Salade sicilienne à l’orange de fenouil

Ingrédients (4 personnes en entrée ou accompagnement)

  • 4 oranges biologiques
  • 2 fenouils avec quelques feuilles attachées
  • 8 radis
  • 1 oignon rouge
  • 1/2 verre de vinaigre de cidre
  • 1/2 verre d’huile d’olive vierge extra de très bonne qualité
  • poivre et fleur de sel
  1. Couper les oranges en tranches d’un demi centimètre environ, en enlevant toute la peau et en faisant bien attention qu’il n’y soit pas du blanc (amère) qui reste
  2. Couper les fenouils à la mandoline 1,5 mm
  3. Couper à la même épaisseur l’oignon et les radis
  4. Superposer les légumes dans l’ordre : oranges, fenouils, radis, oignons.
  5. Préparer la vinaigrette en mélangeant le vinaigre de cidre avec l’huile. Bien arroser toute la salade
  6. Donner abondants tours de poivre et distribuer quelques graines de sel sur la surface. Servir aussitôt.
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Soupe de carottes garnie aux chips de carotte

Pas trop d’intro pour cette soupe, c’est une soupe normale mais les enfants ne râlent pas pour la manger 🙂 grâce aux délicieuses chips qui constituent sa garniture.

Ingrédients (4 personnes)

La soupe

  • 6 carottes moyennes
  • 2 poireaux
  • 1 pomme de terre
  • 1 cube de bouillon de légumes (facultatif, je n’en avais pas et j’ai simplement ajouté du sel)
  • sel et poivre
  • une poignée de persil haché

Les chips

  • 4 carottes (si elles sont grandes tant mieux)
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive vierge extra
  • épices (cumin, paprika par exemple)
  • sel
  1. Préparer d’abord les chips.
  2. Allumer le four 110°.
  3. Couper les carottes à la mandoline, pour moi 0,75 mm. Les mettre dans un bol, verser les deux cuillères d’huile d’olive et veiller à qu’elles soient bien enduites en mélangeant longuement. Ajouter les épices. Pour mes filles je n’avais fait une plaque sans épices. Préparer des plaques à four avec du papier sulfurisé, poser les carottes sur les plaques en veillant qu’elles ne se tassent pas.
  4. Mettre les plaques au four et laisser sécher pendant 1h30 en ouvrant de temps en temps la porte du four pour faire sortir l’humidité. Laisser refroidir dans le four et, quand elles seront prêtes, les sortir. Elles doivent être bien croquantes et pas brûlées.
  5. Saler, poivrier et réserver.
  6. Pendant que les carottes cuisent préparer la soupe. Couper tous les légumes en rondelles, la pomme de terre en cubes, mettre le tout dans une casserole, ajouter le cube de bouillon, couvrir avec de l’eau, couvrir et laisser cuir pendant 30 minutes. Régler le sel. Mouliner pour obtenir une crème bien lisse.
  7. Distribuer la crème dans les assiettes, poser sur chaque assiette une poignée de chips de carotte, parsemer de persil haché, de poivre et servir aussitôt.
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Comment utiliser le surplus de levain : piadina avec Gino

J’ai fait plusieurs fois cette recette après avoir rafraîchi mon levain Gino et je trouve en fin le moment pour la partager. En effet un des problèmes avec le levain c’est qu’on se retrouve chaque semaine, quand on lui donne à manger, avec beaucoup d’excédent. La fabrication des piadine c’est une des possibilités pour utiliser cet excédent à la place de le jeter.

La piadina c’est quelque chose de bien connu pour tous ce qui ont passé des vacances en Italie. Elle est désormais vendue dans beaucoup de supermarchés, dans ses versions sans gluten aussi. Elle rassemble vaguement au pain arabe et au pain indien mais dans sa version authentique elle contient du saindoux. N’hésitez pas à mettre à sa place de l’huile d’olive si vous ne voulez pas consommer du porc. La piadina est délicieuse consommée très chaude, avec du fromage ou de la charcuterie. En Emilia Romagna on fait aussi des calzone, en mettant dedans de la mozza, de la tomate, des herbes, du ricotta et en la cuisant pliée en deux. Une prochaine fois je partagerais les idées!

Ingrédients (6 piadina)

  • 200 grammes de levain fraîchement rafraîchi
  • 300 grammes de farine
  • 80 grammes d’eau
  • 80 grammes de lait
  • 2 cuillères à soupe de saindoux (ou d’huile d’olive)
  • 6 grammes de sel
  1. Prendre le levain et le dissoudre dans l’eau et le lait tiédi (attention, pas trop chauds si non il risque de mourir!)
  2. Ajouter le saindoux, la farine, le sel tout en travaillant au robot
  3. Quand vous obtiendrez une boule lisse enlever du robot. Faire reposer sous un bol pendant environ 30 minutes. Former 6 petites boules et les déteindre sur une épaisseur d’environ 2 mm avec le rouleau.
  4. Chauffer une poêle anti adhérente. Cuire une par une les piadine en faisant bien attention à bien les percer avec une fourchette pour qu’elles ne fassent pas des boules. Les retourner après environ 30 secondes en vérifiant la cuisson
  5. Consommer bien chaudes, avec du jambon, du fromage frais, de la salade, ou ce que vous voulez…en Italie on étale aussi de la Nutella dedans!
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Sauce aux tentacules de calamars entre Pays Basques et Hongrie

Je suis en vacances, depuis quelques jours,  à Budapest, avec ma famille. Nous sommes logés dans un joli appartement juste à côté du marché de Pest, qui est drôlement ressemblant aux hospices de Beaune et qui a été dessiné par Gustave Eiffel.   Bien sur nous avons goûté pas mal de nourriture Hongroise, en particulier les filles ont été très contentes de retrouver les petits cheminées qu’elles avaient découverts à Prague, les trdlo  (que j’ai bien sur refait tout de suite après mon voyage),  qu’ici s’appellent kürtőskalács , mais nous avons aussi cuisiné avec les réduits moyens de notre mini-cuisine. Au marché du poisson j’ai donc acheté quelque chose que normalement je regarde avec suspect sur nos marchés, les tentacules de calamars et j’ai été très contente de l’avoir fait. Je les ai cuits exactement comme s’il s’agissait de poulpe (voir tous les détails pour une parfaite cuisson sur ce billet) . Normalement je n’aime pas du tout les sauces pour pâte au poisson avec de la tomate, je préfère de loin quand c’est « blanc ». La j’ai voulu faire l’expérience, peut être à cause de tout le rouge paprika que je voie autour de moi, d’une sauce bien savoureuse et elle était vraiment remarquable : un vague souvenir des saveurs des Pays Basques avec un brin de Hongrie.

La ville est vraiment extraordinaire : les lumières nordiques ambrés, le Danube et ses ponts, les collines aux couleurs d’automne, les grands boulevards haussmanniens,  les odeurs d’épices fortes et de saucisses fumées,  cet aire d’est Europe qui me fascine et me capture à chaque fois…

Ingrédients  (4 personnes)

  • 1 kg de tentacules de calamar
  • 4 gousses d’ail
  • 1 poignée de persil hachés
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive vierge extra
  • 1 boite de tomates passés
  • sel, poivre, une pincée de paprika
  • 350 grammes de pâtes (pour nous Gobbetti)
  1. Mettre les tentacules de calamars dans une poêle pour laquelle vous avez un couvercle qui peut bien la fermer. Laissez-les cuire, sans eau, à feu au début moyen et après bas, pendant cinquante minutes. Ne rajoutez rien, les tentacules vont très vite rendre beaucoup d’eau, ils vont donc cuire dans leurs eaux et devenir bien tendres. Surtout n’ouvrez jamais le couvercle et laissez les refroidir dans leur eau, jusqu’à quand ils seront vraiment froids.
  2. Prenez les tentacules froids et coupez-les en rondelles.
  3. Dans une poêle anti adhérente mettez l’huile d’olive. Hacher l’ail, le mélanger avec le persil haché et le mettre à revenir dans l’huile. Jeter les rondelles de tentacules de calamars dans l’huile, laisser revenir quelques minutes. Ajouter la boite de tomates, la paprika, bien mélanger et laisser cuire à feu très doux pendant environ 45 minutes.
  4. Cependant mettre une casserole pleine d’eau à bouillir. Quand l’eau frémit, saler avec du gros sel, mettre les pâtes à cuire en suivant les temps de cuisson indiqués sur le paquet moins 30 secondes. Garder quelques cuillères de l’eau de cuisson
  5. égoutter les pâtes, les transférer dans la poêle de la sauce, ajouter les quelques cuillères que vous aurez gardé de l’eau de cuisson, bien mélanger et laisser sur le feu encore 30 secondes tout en melangeant.
  6. Servir bien chaud, en donnant quelques tours de poivre sur l’assiette.
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