Je me sens vraiment comme une boomer en retard sur son temps avec toutes ces recettes à base de thé matcha… Je me souviens qu’à une certaine époque, il y a une quinzaine d’années, voire un peu plus, dans la blogosphère (et dans les cuisines des grands chefs), on mettait du thé matcha un peu partout…
À l’époque, son goût me laissait encore perplexe et le prix de cette poudre verte était vraiment prohibitif et donc cette mode culinaire m’avait laissée assez indifférente, si ce n’est pour l’esthétique des plats finis, cette belle teinte vert clair qui rendait les recettes très élégantes et photogéniques.
D’un autre côté, à l’époque, je n’étais pas encore devenue une grande buveuse de thé ! La recette que je vous propose n’a rien de très original, il en existe des centaines sur Internet, mais ces petits biscuits sont vraiment délicieux et font très bonne impression aussi bien sur la table du petit-déjeuner que, bien sûr !, sur la table du thé, où ils contribuent à apporter une nouvelle nuance à la tasse de boisson fumante et aromatique. Et ils sont très faciles à réaliser. La farine d’épeautre donne une note un peu noisetté, rustique, doux, qui va très bien avec le thé matcha.
Ingrédients (25 palettes)
215 grammes de farine d’épeautre
1 cuillère à soupe de poudre de thé matcha
150 grammes de beurre
100 grammes de sucre glace
3 jaunes d’oeuf
Un peu de sucre de canne pour enrouler les palettes
Réunir la farine, la poudre de matcha, le sucre glace et bien mélanger
Ajouter le beurre et avec la pointe des doigts mélanger en créant comme de la poudre
Insérer les jaunes d’œufs, bien travailler pour les intégrer et former comme un saucisson d’environ 4 centimètres de large. Enrouler dans du papier de cuisson et laisser reposer au frigidaire au moins une demie heure.
Chauffer le four à 180°.
Quand le temps de repos est fini prendre le « saucisson » et couper des palettes d’environ 1 cm de hauteur.
Préparer deux plaques qui vont au four chemisées de papier de cuisson, enrouler les bords de chaque palette dans le sucre de canne et les poser sur le papier sulfurisé.
Faire cuire maximum 15 minutes, si les biscuits se colorient trop baisser le four à 170°/160°.
Laisser refroidir sur une grille et garder dans une boite métallique. Je ne sais pas combien de temps ils se gardent, ici ils disparaissent tout de suite.
Mais que se passe-t-il ? Deux billets consécutifs sur les desserts ? Et une envie automnale de continuer à en préparer… Si vous suivez ce blog depuis un certain temps, vous savez que la pâtisserie n’est pas vraiment mon fort et que j’ai du mal à me plier à ces dosages d’ingrédients au gramme près, à tout cet attirail technique (poches à douilles et compagnie) et, même si j’apprécie les desserts, je préfère toujours un bon plat de pâtes ou une pizza. Mais, grâce à quelques fêtes de rentrée, je me surprends assez souvent ces derniers temps à consulter des recettes de desserts, en essayant bien sûr d’en choisir des faciles et abordables.
J’ai retrouvé parmi mes livres de cuisine un vieux Marabout dont j’ai déjà tiré de nombreuses recettes, « Cakes Maison », et en le feuilletant, un joli gâteau vert au matcha a attiré mon attention. Avec tous les sachets de matcha et de poudre que j’ai rapportés du Japon, ce n’est certainement pas cet ingrédient qui manque dans ma cuisine, et je me suis dit que ce gâteau accompagnerait parfaitement un goûter dominical entre amis.
Et le voici ! Si vous aimez le matcha, je vous le recommande… il apporte cette saveur végétale caractéristique au gâteau sans dominer les autres arômes (amande, citron) et je suis sûre que même ceux qui n’apprécient pas beaucoup cette précieuse poudre trouveront que l’arôme du matcha reste suffisamment délicat et discret pour être supportable.
Ingrédients (une dizaine de belles tranches)
100 grammes de farine
80 grammes d’amandes en poudre
3 œufs
170 grammes de sucre de canne
150 grammes d’huile d’arachide
3 cuillères à café de poudre de thé matcha bio
Une cuillère abondante de crème d’amande
1/2 sachet de levure chimique
Les zestes d’un citron bio
Pour le glaçage
75 grammes de sucre glace
quelques cuillères à café de jus de citron
Préchauffer le four à 180°, beurrer et fariner un moule à cake
Dans un saladier travailler les oeufs avec le sucre, quand le mélange double de volume ajouter la poudre matcha, farine, tamisée avec la levure chimique, la poudre d’amande, la crème d’amandes, le sel et l’huile d’arachide, les zestes du citron.
Verser la pâte dans le moule a cake bien beurré et fariné.
Faire cuire d’abord 15 minutes à 180° et après poursuivre pour 35 minutes à 160°.
Sortir le cake du four, attendre 5 minutes et le démouler en le mettant sur une grille à refroidir.
Préparer la glace en mélangeant le sucre et le citron, jusqu’à obtenir une crème bien lisse. Intentionnellement je ne voulais pas recouvrir complètement le gâteau pour qu’il ne devient pas trop sucré mais vous pouvez augmenter la dose de sucre glace si vous aimé.
Laisser bien refroidir le gâteau. Distribuer le glaçage sur le gâteau à l’aide d’une spatule.
Je (re)lis « Les années » d’Annie Ernaux en ce moment (en fait je lis au moins trois livres différents mais je vous épargne les autres car ils sont des livres pro, un sur les écosystèmes et l’autre sur le leadership). Je ne sais pas si vous l’avez lu, je vous en déconseille la lecture en ce mois un peu tristounet, dans lequel on a plus tendance à se rendre compte de l’inéluctable passer du temps : le livre est extraordinaire (bien sur, Ernaux a été prix Nobel de la littérature en 2022, on ne peut pas s’attendre à un torchon), j’imagine que pour qui a vécu en France « ces années la » et qui en a toutes les références (les pubs, les faits de chronique, les chansons, etc), la lecture soit encore plus chargé de nostalgie, mais le livre produit aussi une espèce de mélancolie pour cet inéluctable cycle de la vie auquel personne ne peut échapper…A chaque âge il y a des choses qu’on se dit et qui sont universelles apparemment – moi qui pensait être si unique :-)- qu’on retrouve dans les pensées et les souvenirs chargés de l’histoire récente de la femme qui est le fil rouge du livre, avec laquelle on parcourt les années et l’album des photos. Le livre a produit aussi en moi un autre niveau encore d’émotions. En japonais il y a un mot, natsukashii, qui signifie la nostalgie pour des choses qu’on n’a jamais vécu – en réalité c’est beaucoup plus subtil et poétique mais, soyons sérieux, à un certain moment ici on parlera de courges!!. J’étais donc habité par cette natsukashii qui m’était venue, en partie vraie, pour d’autres époques que j’ai vécu mais aussi pour des époques dont j’avais lu sur le livre, quand je suis allée à Biocoop et d’un coup malgré la chaleur, l’énième canicule et la rentrée, je me suis rendu compte pleinement que septembre est la et que l’automne arrive : un énorme montagne de cucurbitacée m’a accueillie, pour me signaler sans faute que une autre année est passée. J’aime beaucoup les courges, en salé, en salé/sucré, en sucré…j’ai embarqué une belle butternut et j’en ai fait un diner végétarien super gouteux et facile.
Ingrédients (4 personnes)
Une courge butternut
200 grammes de feta
200 grammes de scamorza fumé
50 grammes de parmesan
Quelques feuilles de sauge
Une poignée de noisettes concassées
Une poignée de grains de courge
Huile d’olive vierge extra, sel et poivre
Coupez la butternut en deux, videz les filaments et les grains. A l’aide de deux batônnets pour brochettes, positionnés le long de chaque moitié, couper la courge en lamelles, en faisant attention de ne pas enfoncer le couteau. Pourquoi couper la courge en lamelles? vous verrez elle se cuit super bien à l’intérieur en beaucoup moins de temp. Induire la courge d’huile, en séparant un peu les lamelles pour que l’huile pénètre aussi un peu à l’intérieur. Saler légèrement, répéter l’opération pour les deux moitiés et mettre la courge à cuire, la partie molle en bas, l’accordéon formé par les lamelles vers le en haut, dans le four à 180° pendant 25 minutes (four chaud).
Briser la féta et couper la scamorza en petits dés.
Retirer la courge du four. Parsemer de feta et de scamorza. Finir avec le parmesan et les feuilles de sauge. Parsemer de noisettes concassées et de grains de courge. Remettre au four encore pendant une dizaine de minutes. Laisser reposer une fois sortie du four, régler le sel et le poivre, servir tiède.
…ou quand on achète un ingrédient et on ne sait plus pourquoi exactement on l’a acheté. Le basilic rouge , Wiki me dit qu’il s’appelle scientifiquement Ocimum basilicum var. purpurascens, c’est avant tout très beau, mais aussi avec un arome différent du basilic vert…Déjà le basilic vert a énormément de variété…l’autre soir j’ai discuté avec une copine de Gêne qui m’a bien fait comprendre pourquoi le pesto qu’on obtient ici n’a rien à voir avec ce qu’on peut gouter dans sa région, et il n’y a grosso modo rien à faire car l’ingrédient principale, le basilic de Pra, en France demeure introuvable. Après cette conversation et avec mon basilic très beau, à l’odeur vaguement anisé, un peu piquant, la première chose que j’ai toute de suite exclue quant à son utilisation, a été d’en faire un pesto, comme beaucoup de sites de recette le conseillait (évidemment n’ayant pas eu une échange autour d’un Spritz avec ma copine Sarah…). Par contre j’ai vu sur Pinterest la photo d’une extraordinaire salade et c’est comme ça que je l’ai utilisé. Cela est THE salade de fin d’été, dépêchez vous de la faire pendant que tous les ingrédients sont la, la fenêtre temporelle est en train de se refermer!!
Ingrédients (6 personnes)
Une botte de basilic rouge
500 grammes de tomates cerise
2 nectarines blanches
4 figues bien murs
1 avocat
Une dizaine de framboises
Graines de tournesol toastés
Graines de sésame
Quelques brins d’aneth
Eventuellement: une burrata à mettre au centre (oui je l’ai mise sur la mienne mais elle a été mangée avant que je puisse la prendre en photo !!)
Pour la vinaigrette
Une pincée de cumin en poudre
Une pincée de piment en poudre
1 citron vert
3 cuillères à soupe d’huile d’olive vierge extra
Sel et poivre
Coupez les ingrédients solides en tranches.
Mélangez les ingrédients de la vinaigrette
Assaisonnez et laisser reposer une demie heure
Posez une burrata au centre si vous voulez si non elle est prête!
Je cède à la nostalgie du Japon en reproduisant une recette relativement simple que j’ai dégustée dans un bar près du marché central de Kyoto. Il ne s’agit pas vraiment de cuisine traditionnelle, mais plutôt d’une cuisine contemporaine et pas vraiment saine, une cuisine relativement simple qui se répand comme une traînée de poudre, même dans les villes européennes où fleurissent sans cesse des bars à pancakes moelleux (à Paris, j’en ai déjà vu au moins deux). Que dire…Si vous avez des adolescents ou des enfants à la maison, ils vont adorer ces pancakes moelleux ; pour les adultes, disons qu’une portion équivalente à un tiers de pancake est amplement suffisante, et pas plus d’une fois par mois. Ils sont très amusants à réaliser ; j’ai été aidée par ma fille, qui est passée de « maman, quel désastre » lorsqu’un pancake a débordé de son emporte-pièce à « maman, c’est délicieux » lors de la dégustation.
Un conseil donc : ne remplissez pas le moule à plus des deux tiers, voire un peu moins, si vous ne voulez pas assister à une éruption volcanique de la pâte.
Les proportions sont prévues pour 6 pancakes, que j’ai cuits par trois pour éviter d’attendre trop longtemps. Aujourd’hui, je les ai accompagnés de poudre de matcha, de fraises, de sirop d’érable et de myrtilles ; demain soir, j’ai un grand dîner et j’espère pouvoir les préparer avec d’autres accompagnements encore (chocolat fondu, crème pâtissière, crème fouettée, caramel, etc.). Je vous tiendrai au courant !
Ingrédients (6 pancakes)
180 grammes de farine
2 gros œufs
1 sachet de levure chimique
60 grammes de sucre
Les grains d’une gousse de vanille
120 grammes de lait
Une pincée de sel fin
Beurre pour les emporte pièces et la poêle
Pour la garniture
Sirop d’érable, poudre de matcha, crème pâtissière, crème fraiche, fruits, ce que vous voulez!
Dans un grand bol, battez les jaunes d’œufs avec le sucre jusqu’à les blanchir. Ajouter le lait et les grains de vanille. Incorporez délicatement la farine tamisée avec la levure chimique et la pincée de sel jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène.
Dans un autre récipient, montez les blancs d’œufs en neige ferme.
Incorporez une petite quantité de blancs en neige dans la première préparation pour détendre la pâte, puis ajoutez le reste des blancs en soulevant délicatement la masse de bas en haut pour ne pas casser l’air.
J’ai fait mes pancakes dans des emporte pièces de 8 centimètres de diamètre et assez hauts. Donc avant utilisation beurrez les très bien pour que le pancakes puissent bien se détacher. Je les ai faits 3 à 3 donc prenez une poêle assez grande qui puisse avoir un couvercle pendant la cuisson.
Faites chauffer la poêle à feu doux et beurrez la légèrement. Posez les emporte pièces dans la poêle et déposez des tas pâte pour un peu moins que les 2/3 . Ajoutez quelques gouttes d’eau autour des pancakes et couvrez avec un couvercle pour créer de la vapeur.
Laissez cuire environ 4 à 5 minutes à feu très doux, puis retournez-les délicatement sans les sortir des emporte pièces. Ajoutez de nouveau un tout petit peu d’eau, couvrez, et cuisez l’autre face 4 minutes supplémentaires jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés et aériens.
Dégustez sans attendre, en les accompagnant de la garniture que vous préférez.
Le titre de la recette rappelle un peu Karen Blixen, mais le dîner n’est pas si français que ça et non, il ne s’agit pas (malheureusement) d’un gain à la loterie. Ma plus jeune fille est tout simplement prise, depuis la fin des vacances, d’une sorte de frénésie culinaire qui se traduit par diverses occupations de la cuisine, un peu à la manière de « Mai 68 » ou « Le vieux monde est derrière toi ». Ce qui, pour elle, signifie en ce moment : « Avant la rentrée, j’ai envie de révolutionner notre façon de manger ». Je ne sais pas si ses inspirations lui sont venues du Japon ou d’ailleurs (excusez-moi, en ce moment, toutes les excuses sont bonnes pour parler du Japon ; je n’arrive pas à me remettre du fait que je ne sais pas quand je pourrai y retourner et je pense être victime du mal du Japon). Bref, pour en revenir à notre sujet, il y a deux soirs, elle nous a fait une superbe surprise en préparant un dîner de grande classe, vraiment délicieux et aux saveurs inhabituelles, pas vraiment japonaises, mais qui nous ont rappelé quelque chose d’Amérique du Sud, je dirais du Brésil. Le dîner se composait d’une entrée de salade composée, d’une sorte de salade, et d’un curry de poulet et de crevettes, à la fois simple et exquis. Je vous donne les deux recettes, qui semblent avoir été inventées par elle. Nous les avons trouvées objectivement délicieuses, mais il est vrai qu’il est difficile d’être objectif vis-à-vis de ses propres enfants… En Italie, on dit « même le cafard est beau pour sa mère », ogni scarrafone è bello a mamma sua 🙂
Salade dans la noix de coco
Ingrédients (3 personnes assez copieux)
200 grammes d’haricots verts cuits à la vapeur et coupés en petit morceaux
1 avocat
1 mangue
12 crevettes coupées en morceaux
2 poivrons rouges coupés en carreaux et sautés
une poignée de coupeaux de noix de coco
sel, poivre, piment rouge
citron vert
Mélanger tous les ingrédients, laisser reposer quelques minutes et servir aussitôt en mettant le tout dans des coques de noix de coco (comment elle a eu l’idée???)
Curry de poulet et crevettes
Ingrédients (3 personnes)
1 filet de poulet
9 crevettes
1 oignon
250 grammes de lait de coco épais bio
Huile d’olive vierge extra, sel, poivre, cannelle, pâte de curry vert (une bonne cuillère à soupe)
Un demi citron vert
une boite de tomates pelés
Hacher grossièrement les oignons, les sauter sans les bruler dans un wok
Couper le poulet en aiguillettes, le mettre avec les oignons et ajouter la pâte de curry vert
Ajouter la boite de tomates, le lait de coco
Laisser cuir pour que les liquides soient bien absorbés.
Ajouter le sel, le poivre, la cannelle.
Ajouter les crevettes et laisser encore cuire 2 minutes.
Avant d’enlever du feu ajouter le jus du demi citron vert
Je suis rentrée il y a quelques jours du plus beau voyage que j’aie jamais fait. J’ai passé trois semaines en famille au Japon. Le Japon est l’une de mes destinations de rêve depuis mon adolescence : j’adore tout, la littérature, les films, les mangas, les anime, la mode, la spiritualité et bien sûr la cuisine. Il n’y a rien que je n’aime pas et rien ne m’a déçue au cours de notre périple entre les grandes villes et les coins perdus dans les montagnes.
Nous avons mis beaucoup de temps à nous décider à partir, à la fois parce que ce voyage a complètement fait exploser notre budget carbone de deux tonnes par personne, mais aussi parce que cette année s’annonçait particulièrement chaude et dangereuse en raison des typhons.
Je me suis souvent disputée avec moi-même, en proie à une totale dissonance cognitive : d’un côté, une voix qui me disait « tu ne peux pas, si tu veux être cohérente, tu ne dois pas prendre de vols intercontinentaux, au moins pour les vacances », et de l’autre, une autre voix qui me disait « c’est ton rêve et ce que tu as vécu en matière de santé ces deux dernières années te recommande de ne pas trop attendre pour réaliser tes rêves ». Après des mois de débat intérieur, à un mois du départ fixé, j’ai décidé que nous partions et j’ai tracé l’itinéraire. Tout s’est déroulé à la perfection ! (bon sauf la méduse qui est rentrée dans mon maillot de bain dans la cristalline baye de Wakasa et qui a demandé un petit passage aux urgences de la plage). Je ne vais pas m’étendre ici, sur un blog consacré à la cuisine, pour vous raconter toutes les étapes et les choses extraordinaires que nous avons vues, mais j’espère pouvoir rédiger un article sur ce que nous avons mangé, ce qui correspond bien mieux au sujet.
Depuis mon retour, je cherché des cours de cuisine japonaise : ça a toujours été ma cuisine préférée (eh oui, même plus que la cuisine italienne), mais je n’avais jamais osé m’y essayer car ça m’a toujours semblé extrêmement difficile. Je confirme. J’ai déjà essayé de reproduire les plats qui me semblaient les plus accessibles, comme les raviolis cuits à la vapeur, avec des résultats lamentables…Un cours s’impose donc vraiment ! Pour l’instant, je commence par ajouter des assaisonnements vaguement japonais à mes plats. Cette salade est en quelque sorte une tentative artisanale de retrouver des saveurs qui me manquent énormément.
J’espère vraiment pouvoir retourner au Japon ; j’aimerais visiter Hokkaido, mais aussi les îles du sud et il y a tant d’autres endroits que je n’ai pas vus, comme Kanazawa, que j’aimerais découvrir. J’aimerais séjourner dans davantage de ryokans la prochaine fois pour savourer la cuisine traditionnelle kaiseki, que je n’ai goûtée que pendant trois jours, dans un endroit perdu au milieu des montagnes avec un onsen fantastique.
En attendant, je pense que je vais partager mes expériences culinaires sur le blog pendant un certain temps (non, je ne peux pas vous montrer mes raviolis, ils étaient vraiment moches, je vous jure que les prochains seront meilleurs !) et si je trouve un bon cours de cuisine japonaise à Paris, je vous tiendrai au courant !
Ingrédients
Pour la sauce
une cuillère à soupe de sauce soja
deux cuillères à soupe d’huile de sésame grillé
une cuillère à soupe de vinaigre de riz
une petite cuillère de gingembre frais rapé
quelques feuilles de menthe
une pincée de persil haché
Pour la salade
500 grammes de crevettes décortiquées
1 mangue
1 avocat
2 oignons nouveaux
Mélanger tous les ingrédients de la sauce
Couper la mangue en cubes, l’avocat en lamelles, hacher les oignons nouveaux en laissant un peu du vert de la tige, décortiquer les crevettes. Mélanger tous les ingrédients dans un bol.
Ajouter la sauce, bien mélanger, laisser reposer quelques minutes avant de servir.
Pourquoi j’ai de moins en moins envie d’écrire sur mon blog ? Et pas seulement sur celui-ci, qui est mon carnet de cuisine que j’écris surtout pour mes filles, mais j’ai aussi très peu envie de créer du contenu professionnel. Il y a une responsable, et ce n’est pas que je veuille rejeter la faute de ma paresse sur quelque chose d’extérieur, mais depuis l’arrivée de l’IA, j’ai de plus en plus de mal à trouver un sens à l’écriture. Je ne sais pas si vous avez déjà essayé de passer un texte que vous avez produit dans Claude ou d’autres LLM… Moi, j’ai essayé plusieurs fois, surtout parce que quand j’écris en français, je sais qu’il y a toujours des italianismes qui m’échappent. Jusqu’à l’arrivée de DeepL, ils restaient dans mes posts, puis maintenant DeepL s’occupe de tout lisser, mais ça ne suffit pas quand on demande à un LLM de réécrire son texte. L’expérience est assez surréaliste, car on retrouve son texte, mais ce n’est plus le même… il est « bien » écrit, c’est-à-dire de la manière la plus plate possible, tout lisse, avec les bons adjectifs, les points (toujours trois) pour argumenter, et le tiret à l’anglaise. Les passages qui étaient obscurs avant sont devenus clairs, et le tout est devenu d’un ennui mortel ; dès la moitié, je jette tout à la poubelle parce que je m’ennuie toute seule. C’est comme s’il y avait une « bonne » manière d’écrire unique, valable pour tout le monde.
Il y a quelque temps, sur France Inter, j’ai aussi entendu parler du risque « ouroboros », c’est-à-dire qu’à un moment donné, les IA vont se nourrir d’elles-mêmes, et ce moment n’est pas loin. Pour en revenir au blog, je me dis : à quoi ça sert d’écrire une recette qui va alimenter une IA et qui aura peu de chances d’être vue dans sa version originale ? La presse écrite en fait déjà largement les frais, puisqu’elle est certes citée parmi les sources, mais beaucoup moins consultée.
C’est vrai que mon blog est petit, mais quand j’ai commencé il y a maintenant plus de 16 ans (et je n’ai pas été une adepte de la première heure, les blogs existaient depuis de nombreuses années et WordPress connaissait déjà un grand succès en tant que plateforme d’hébergement), je disais – et j’ai fait une digression sans utiliser de tirets mais là les parenthèses c’est fini donc voilà le tiret qui arrive ! – je disais que dans le monde des blogs, on ressentait une certaine chaleur humaine, une intimité car grosso modo on n’étaient pas une énormité, un désir sincère d’échanger, de discuter, etc.
Je n’ai jamais été une grande bavarde sur les blogs (je ne le suis pas non plus dans la vraie vie oups mensonge), même si j’aime beaucoup échanger des messages avec certaines blogueuses, mais il y avait une certitude relative : en consacrant son temps à l’écriture et aux échanges, on créait une petite communauté autour du blog. Voilà, je pense que ça touche à sa fin ou que c’est déjà fini, et je le regrette…et je m’en fiche si mes filles s’écrieraient en chœur « booomer » si elles me lisaient.
Bref, maintenant j’arrête de râler et je passe à la recette, parce qu’il ne faut surtout pas que cette précieuse recette soit noyée sous une intro barbante (je suis sûre que Claude réduirait mon post au moins de moitié).
Cette recette vient d’un livre des sœurs Simili de Bologne, bien moins connu que « Pane e roba dolce », l’ouvrage dans lequel elles ont mis tout leur savoir sur les pâtes levées, la levure, le pain, les focaccias, etc… Le livre en question, dans lequel j’ai trouvé la recette de ce fantastique « gnocco » de Modène, s’appelle « La buona cucina di casa » et raconte tout un déjeuner de semaine et de fête dans les environs de Bologne, avec de superbes photos et des plats vintage (l’aspic, le poisson factice, etc… ) gnocco = idiot en dialecte, je ne sais pas pourquoi ce plat s’appele stupide mais il est très important de rajouter « frit » car le gnocco est un autre nom pour une focaccia particulière. Dans la pâte il y a de l’oeuf, ce qui rend la friture très peu huileuse, juste un peu. Le parfum et la saveur sont juste extras, à accompagner avec bien sur de la mortadella!
A la fin de la friture de chaque pièce, ne le mettez surtout pas sur du papier car ils vont devenir très souples et c’est désagréable. Mettez-les sur une cuillère en bois chose qui va permettre à l’humidité de bien ressortir. Si vous ne mangez pas de porc n’hésitez pas à mettre du beurre à la place du saindoux, si vous êtes vegan essayez avec de l’huile d’olive mais ils seront peut être moins onctueux. Pardon pour les photos de mauvaise qualité, entre friture, huile chaude, pièces à manier et cuillère qui ne tenait pas sa place ça n’a pas été de toute facilité la séance photo 🙂 . Dans le plat marocain les centres de mes gnocco fritto qui ont fait heureux les enfants qui n’avaient pas pu accompagner leurs parents pendant le diner et qui ont reçu leur doggy bag pour les consoler.
Ingrédients (11 gnocchi en forme de donuts + 11 petites boules de friture)
500 grammes de farine pour pizza
15 grammes de levure boulangère
230 grammes de lait
1 oeuf
15 grammes de saindoux
10 grammes de sel
1 cuillère à soupe de miel d’acacia
1 litre d’huile pour frire
Dans le robot mettre le lait, l’oeuf, le saindoux (gardé hors frigo pour qu’il soit presque liquide), le miel, dissoudre la levure e mélangeant avec l’outil papillon.
Ajouter la farine assez vite (mon ami boulanger m’a expliqué que si on la levure meurt à contact du miel), le sel. Travailler avec l’outil pour pétrir jusqu’à obtenir une boule lisse.
Renverser la boule sur le plan de travail, lui faire trois tours de plies en forme de portefeuille pour trois fois. Rembourrer la pâte et attendre qu’elle redouble (avec cette chaleur la mienne a mis grosso modo 40 minutes!!)
Reprendre la boule, former 11 petites boules et laisser reposer encore 10 minutes.
Cependant commencer à chauffer l’huile dans une casserole qui va vous permettre une friture profonde.
Baisser chaque boule (en laissant les ronds quand même trois ou quatre millimètres de haut, ils ne doivent pas être subtils) en formant des ronds d’environ 15 centimètres de diamètre. Avec une emporte pièce enlever les milieux, vous les cuirez à part et c’est très rigolo, les petits pains frits que vous obtenez peuvent être rempli par exemple de mousse de mortadella, ou de ricotta aux herbes, ou de ce que vous voulez, voir photo.
Laisser encore reposer environ 5 minutes, commencer à frire, au fur et à mesure que le gnocchi sont prêts sortez les de la friture et enfilez les dans le manche d’une cuillère en bois, en les ayant préalablement salés sur la surface (ils sortent tellement chauds que le sel se dissout et va rester attaché)
Dégustez les chauds (la meilleure façon, même avec la chaleur) ou froids avec plein de charcuterie.
Je publie cette recette avant de l’oublier, car elle est vraiment originale par ses couleurs et ses différentes saveurs qui se marient à merveille. J’adore le tataki de saumon ou de thon (d’ailleurs, j’ai refait ce même plat une semaine plus tard en remplaçant le thon par du saumon) ; j’adore tout ce qui est japonais.
Je crains que la cuisine japonaise ne me plaise encore plus que la cuisine italienne, même si, malheureusement, je ne dispose pas de toutes les techniques et des couteaux nécessaires pour la réaliser. La cuisson « tataki » consiste à cuire rapidement le poisson de tous les côtés en laissant le cœur pratiquement cru, et nécessite l’utilisation de morceaux de poisson parfaitement frais. La crème Dubarry, par sa délicatesse, rehausse divinement la saveur du poisson, soulignée par le chorizo.
Ingrédients (6 personnes)
Pour le tataki de thon
900 grammes de filet de thon en un seul morceaux
100 grammes de chorizo
Deux cuillères à soupe de tamari ou de sauce soja
Une cuillère à soupe de miel
Une poignée de graines de sésame
Pour la crème Dubarry
Un chou fleur moyen
2 échalottes
15 centilitres de crème d’Isigny entière
20 grammes de beurre
Sel et poivre du moulin
Préparer la crème Dubarry. Éplucher le chou-fleur et le laver, puis le diviser en petits bouquets. Éplucher les échalotes et les ciseler. Dans une cocotte chaude, mettre le beurre et faire suer sans coloration les échalotes avec une pincée de sel. Ajouter le chou-fleur et le couvrir d’eau. Saler et cuire à ébullition pendant 15 minutes. Lorsque le chou-fleur est cuit, ajouter la crème puis porter de nouveau à ébullition. Mixer le tout finement, puis rectifier l’assaisonnement en sel et en poivre.
Hacher très finement le chorizo. Chauffer une poêle sans mettre d’huile, sauter le chorizo jusqu’à le faire devenir croustillant. Mélanger le miel, la sauce soya, les miettes de chorizo, les graines de sésame.
Enduire le filet de thon de cette sauce un peu collante. Chauffer une poêle anti-adhérente et cuire le filet environ deux minutes pour chaque part. Attention à ne pas surcuire car le cœur doit rester bien cru.
Dresser les assiettes. Sur le fond de chaque assiette poser quelques cuillères de crème Dubarry. Couper des tranches de poisson d’environ un centimètre de hauteur et les disposer sur la crème. Finir avec quelques tours de moulin de sel et de poivre, si vous voulez un filet d’huile d’olive.