La vraie soupe au pistou

Comme je vous l’ai dit maintes fois ici mon mari m’accuse souvent d’être victime d’une maladie culturelle italienne « l’amour pour le superlatif et l’excès ». Bon il est vraie que parfois dans mes récits les donnée augmentent/diminuent assez facilement et les louanges ou les mépris sont souvent très extrêmes. Mais cette fois ci c’est une évidence,  la soupe est extrêmement bonne :-). Mon comparatif jusqu’ici était une soupe au pistou qu’on avait mangé en Provence chez un couple de fermier très très choux: je me souviendrai pendant toute ma vie leurs aubergines à l’ail et leur soupe. Et ben ma soupe, et je le dis presque en le regrettant, était meilleure que celle des autochtones et je suis normalement assez humble et modeste. J’ai trouvé la recette sur Marmiton, je l’ai juste un peu adapté: j’ai enlevé les spaghetti,  car je les trouvais absolument inutiles dans cette recette, j’ai enlevé le parmesan car ce n’est pas un ingrédient provençal et je suspecte donc qu’il ait été ajouté après, j’ai un peu modifié les quantités de légumes. J’ai eu raison, je ne sais pas comment c’est la recette originale mais cela est vraiment bonne. A ma grosse surprise, ayant depuis toujours pensé que « soupe au pistou » voulait dire « soupe au pesto », j’ai découvert que dans le pistou il n’y a pas de pignons de pin mais il y a la tomate qui rentre dans la composition. Je vous recommande de la servir tiède, comme en Provence le font, car il est vraie que chaude elle perd en subtilité par rapport aux différents légumes qui la composent.

Ingrédients (8 personnes en entrée)

  • 3 pommes de terre
  • 3 courgettes moyennes
  • 1 oignon
  • 1 tomate bien mûre
  • 1 boite de haricots blancs
  • 2 cubes de bouillon
  • 1/2 kilo de haricots verts
  • 2 poireaux
  • 4 carottes moyennes
  • 1/2 verre d’huile d’olive vierge extra
  • 1 bouquet de basilic
  • 5 gousses d’ail
  1. Dans une cocotte, émincer poireaux,  oignon,  carottes et faire revenir dans un peu d’huile d’olive
  2. Ajouter de l’eau bouillante jusqu’au niveau de la moitié de la cocotte
  3. Ajouter les haricots verts coupés en petits morceaux et la boite de haricots blancs égouttés. Laisser cuire le temps d’émincer les courgettes et les pommes de terre
  4. Puis verser tout dans la cocotte, ajouter la tomate bien mûre sans la peler et les deux cubes de bouillon.
  5. Laisser cuire à feu moyen à demi-couvert pendant 20 minutes
  6. Après cuisson enlever la tomate, la laisser un peu refroidir et la peler
  7. Mixer la chair de la tomate avec le basilic et l’ail. Ajouter l’huile d’olive. Mélanger
  8. Laisser tiédir la soupe.
  9. Verser dans les assiettes et ajouter une cuillère à soupe de pistou dans chaque assiette.
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Terrine d’été aux légumes, feta, olives

J’ai fait cette terrine pour qu’elle soit une synthèse des goûts de l’été que je préfère, faites-la elle est super pour bien se remplir les papilles de ces goûts et faire le plein de souvenir pour se préparer à l’hiver…

Ingrédients (6 personnes)

  • 1 kilo de tomates Roma
  • une bonne poignée de romarin
  • 2 gousses d’ail
  • 1 kilo de poivrons entre jaunes et rouges
  • 300 grammes de feta
  • une poignée de feuille de basilic
  • 100 grammes d’olives denoyautées
  • huile d’olive vierge extra
  1. Allumer le four 150°. Préparer d’abord les tomates sur une plaque avec papier sulfurisé. Couper les tomates en deux, poser-les sur la plaque avec la coupe en haut. Mettre dans un petit mixeur le romarin, l’ail, du gros sel et mixer. Distribuer sur chaque tomate un peu de ce mélange et laisser cuire au four pendant environ 1 heure. Laisser complètement refroidir et réserver.
  2. Pendant que les tomates cuisent mettre aussi les poivrons entiers avec dans le four. Quand le temps est fini retirer les tomates du four et enlever la peu. Laisser refroidir.
  3. Prendre une moule à terrine et la revêtir d’un film étirable. Commencer à composer la terrine. Mettre une première couche de tomates Roma avec la partie courbée posée sur le fond du moule. Poursuivre avec une couche de feta, arroser d’un filet d’huile d’olive, poser quelques feuilles de basilic. Ajouter les olives.
  4. Procéder avec une couche de poivrons, faire une autre couche de feta et finir avec une couche de tomates. Faites surtout attention que les poivrons aient perdu tout leurs jus.
  5. Presser légèrement et laisser reposer au frigo pendant au moins 12 heures.
  6. Servir en coupant avec un couteau très aiguisé, accompagnée d’une salade.
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Tarte aux légumes d’été sur pâte brisée à l’huile de coco

Après l’expérience d’utilisation de l’huile de coco sur le sucré (mon cake du billet d’avant) voici une réalisation toute simple mais salée. La pâte est agréable en bouche même si un poil « pâteuse », je ferais des variations les jours prochains en insérant du parmesan dedans pour donner plus d’onctueux mais déjà comme ça elle n’est pas mal! l’arôme du coco reste très discret, j’ai eu peur en la cuisant car j’avais l’impression que c’était celui qui dominait mais après en bouche il reste en arrière plan par rapport à la farce. Mes légumes ont un peu brûlé, j’étais allée chercher ma fille chez un copain en étant confiante que au premier cri « Gabrielleeeeee » elle serait descendue diligemment mais c’était justement une illusion…donc mes légumes ont cuit dix bons minutes en trop.  Cela a permis par contre une super caramélisation 🙂

PS ATTENTION  j’avais écrit l’article hier et hop ce matin je tombe sur cela https://www.theguardian.com/food/2018/aug/22/coconut-oil-is-pure-poison-says-harvard-professor?CMP=fb_gu     

Very very sad :-((((((((((((( je ne sais pas quoi dire, à chaque jeûne que j’ai fait tout le monde y compris les naturopathes recommandaient chaudement la consommation de cet huile, même pour frire car il tient très bien la cuisson…je vais prendre plus d’informations mais je voulais partager l’article quand même car il a l’aire scientifiquement rigoureux.

La saga continue. J’ai trouvé aujourd’hui cela sur le NYT qui dans la substance conclu que il ne faut pas l’utiliser trop mais en substitution du beurre pourquoi pas. Le thème maintenant me passionne, je vous tiendrai informé.es dès que je trouve d’autres pistes 🙂

 

Ingrédients (tarte pour 8 personnes)

Pour la base de pâte sablée

  • 400 grammes de farine T80 bio
  • 150 grammes de beurre de coco
  • 2 oeufs
  • eau
  • une pincée de sel

Pour la farce

  • 3 courgettes jaunes moyennes
  • 6 tomates Roma
  • 4 poivron entre jaunes et rouges
  • 3 oignons
  • 2 gousses d’ail
  • une poignée de feuilles de sauge
  • huile d’olive vierge extra
  • sel et poivre

Pour la sauce à étaler sur le fond de la tarte

  • 150 grammes d’olives grecques
  • 100 grammes de fromage de chèvre
  • une poignée de marjolaine
  • 30 grammes de câpres
  • une anchoie
  1. Faire d’abord la pâte. Dans un bol mélanger le beurre de coco avec la farine et en faire des miettes. Ajouter les oeufs, le sel, travailler en rajoutant de l’eau si nécessaire jusqu’à obtention d’une boule homogène. Laisser reposer couverte au frigo, le beurre de coco se resolidifie et la boule sera plus facile à étaler. Après une demie heure au frigo étaler la pâte avec le rouleau à pâtisserie sur une hauteur d’environ 3 millimètre, sur du papier sulfurisé. Transférer la pâte sur la plaque à four et remettre au frigo.
  2. Allumer le four à 190°. Couper tous les légumes en tranches, les mettre dans un grand bol, verser trois cuillères d’huile d’olive vierge extra sur les légumes, parsemer de sauge, de sel, bien mélanger et transférer sur une plaque à four. Laisser confire au four pendant une bonne trentaine de minutes (pas plus!!!). Quand les légumes sont cuits retirer du four et réserver.
  3. Préparer la sauce pour le fond de tarte en mettant dans un mixeur tous les ingrédients.
  4. Reprendre la pâte à tarte, étaler sur le fond la sauce aux olives, poser les légumes cuits au four sur la sauce, rabattre les bords de la tarte et mettre au four à 180° pendant une vingtaine de minutes, jusqu’à quand la pâte sera devenue dorée.
  5. Laisser tiédir, consommer tiède ou froide.
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Quatre quarts au beurre de coco

Je vais noter toute de suite ici ma recette car elle est venue à tout hazard et ce gâteau est tout simplement mortel! Il s’agit, comme vous le verrez, d’une variation du fameux gâteau des vases de yaourt. Pourquoi j’ai mis du beurre de coco? et bien, j’avais oublié tout simplement le beurre, je n’avais pas d’huile « neutre » à la maison, rentrée des vacances oblige,  et quand j’étais en train de me rabatre sur de l’huile d’olive pour faire un gâteau pour le goûter de mes filles voilà que j’apperçois le paquet du beurre de coco qui trainait depuis un moment sur l’étager. J’ai decidé de faire l’expérience et j’ai bien fait car déjà le parfum qu’il a dégagé dans la maison laissait pressentir ce qui venait après. Un gâteau super moelleux, humide, parfumé où le coco n’est pas du tout dominant mais se marie d’une facon sublime avec la vanille et le chocolat.

Ingrédients (8 parts environ, moule à cake moyen) – Les mésures sont en « pot de yaourt » environ 125 ml mais je les remplis jusqu’au bord donc c’est un peu plus

  • 1 pot de yaourt
  • 2 pot de sucre roux
  • 3 pot de farine
  • 1 pot de beurre de coco (il faut le liquefier pour remplir le pot)
  • 1 cuillère à café de lévure chimique
  • les grains de 2 gousses de vanille
  • 1 pincée de sel
  • 3 oeufs moyens
  • 75 grammes de chocolat (pour moi 100% cacao Lindt fondu avec 25 grammes de sucre vanillé)
  1. Allumer le four 180°.
  2. Séparer les blancs des jaunes d’oeufs. Battre les blancs en neige ferme et réserver.
  3. Dans un autre bol battre les jaunes avec le sucre jusqu’à quand ils auront doublé de volume. Ajouter le jaourt, le beurre de coco, la lévure, le sel, les grains des gousses de vanille et bien mélanger encore à l’aide du robot.
  4. Ajouter la farine par petites quantités tout en continuant à mélanger.
  5. Avec une spatule ajouter dans le bol les blancs d’oeufs battus en mélangeant très délicatement du bas vers le haut pour éviter qu’ils ne se démontent.
  6. Verser le tout dans le moule à cake.
  7. Mettre dans le four pendant 40°. Avant de retirer du four vérifier la cuisson à l’aide d’un cure-dents.
  8. Attendre une dizaine de minutes avant de démouler et poser sur une grille pour que le gâteau se refroidit.
  9. Pendant se temps faire fondre le chocolat à baine marie avec le sucre et un peu d’eau (ou de beurre de coco)
  10. Verser le chocolat sur le gâteau refroidi en faisant des lignes. Laisser solidifier et couper le gâteau en tranches. C’est super bon!!
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Melanzane (aubergines) alla parmigiana

Mon mari Matthieu, qui est resté seul au sud de la France avec les restes de cette grande parmigiana d’aubergines, m’a dit ce matin au téléphone qu’elle est encore meilleure après 2 jours…le pauvre, ça fait depuis le dîner d’avant hier qu’il se nourrit des restes 🙂 ! et il a ajouté « pas légère hein la parmigiana… ». Et bien non! Il y en a des versions « légères », qui prévoient en particulier que les aubergines soient grillées et non pas frites…mais si jamais vous avez eu la chance de goûter la version bien lourde et classique, avec les aubergines frites, et pas seulement frites mais passées d’abord dans la farine avant d’être plongées dans l’huile, toutes autres versions vont vous apparaître fades et sans saveur. J’ai donc décidé de ne pas y aller en douceur avec les calories et de respecter la recette telle qu’elle est réalisée en Italie du sud. Mes melanzane sont devenues par contre le plat principal d’un dîner hyper léger à base de légumes, à la fois en entrée et en dessert. Bon, j’aurai pu éviter que la focaccia en apéro mais elle était tellement délicieuse 🙂 !

Pour tous ceux qui seraient intéressés à avoir des informations très intéressantes sur les melanzane alla parmigiana ou parmigiana di melanzane et ses origines je conseil la visite sur ce lien qui explique très bien toutes les différentes hypothèses.

Ingrédients (12 personnes)

  • 8 aubergines longues
  • 3 boites de tomates concassées, moi j’utilise Mutti que je trouve d’une très bonne qualité, si non vous pouvez toujours utiliser des tomates fraîches
  • 2 oignons
  • 2 gousses d’ail
  • 400 grammes de mozzarella
  • 250 grammes de parmesan
  • quelques feuilles de basilic
  • huile d’olive vierge extra
  • huile de friture
  • gros sel
  • farine
  • 1 pincée de sucre
  • sel
  1. Couper les aubergines en lamelles d’environ 8 millimètres (je suis si précise car j’a acheté une nouvelle mandoline qui me le permet!!).  Saler toutes les tranches avec le gros sel et les laisser perdre leur eau pendant au moins une demie heure.
  2. Après ce temps les essorer légèrement. Faire chauffer abondant huile de friture dans une poêle. Passer les tranches d’aubergine d’abord dans la farine et tout de suite les plonger dans l’huile et les frire toutes des deux côtés pendant quelques minutes. Réserver.
  3. Pendant ce temps couper les oignons en lamelles fines. Hacher l’ail. Chauffer deux cuillères d’huile d’olive dans une poêle et quand l’huile est chaud mettre les lamelles d’oignons et l’ail à frire pendant quelques minutes. Verser après toute la tomate dans la poêle, ajouter une pincée de sucre, régler le sel (attention, pas trop car les aubergines laissées à perdre leur eau avec le sel seront assez salées même si rincées) et laisser l’eau partir pour obtenir une sauce assez épaisse.  Quand elle est prête réserver.
  4. Couper la mozzarella en tranches fines. Râper le parmesan. Ciseler le basilic
  5. Prendre un grand plat à four. Huiler le fond et les parois. Commencer à poser une couche d’aubergines sur le fond. Couvrir avec la tomate. Distribuer des tranches de mozzarella et parsemer de parmesan et de quelques feuilles de basilic.
  6. Recommencer avec une couche d’aubergines et continuer dans le même ordre jusqu’à épuisement des ingrédients. Finir avec le parmesan pour que la croûte puisse se former sur la surface.
  7. Allumer le four 180° et laisser cuire pendant 30 minutes à four chaud. Avant de servir laisser reposer au moins 10 minutes. Le jour après elles sont encore meilleures (s’il en restent!)
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Couscous aux palourdes

Une autre recette paresseuse pour l’été, prête en dix minutes. Un des meilleurs accompagnements qu’on puisse imaginer pour les palourdes est la polenta, en ayant bien soin de faire les palourdes « en sauce », avec de la tomate. C’est par la que l’idée m’est venue, car le climat ne permet vraiment pas de faire de la polenta, d’accompagner mes palourdes du marché avec du couscous, qui peut bien absorber le jus qu’ils rendent en s’ouvrant. En choisissant le type intégral en plus la saveur est bien riche…

Ingrédients (4 personnes)

  • 1,5 kilo de palourdes
  • 2 gousses d’ail
  • une poignée de persil haché
  • une grosse tasse de couscous complet, le mien instantané
  • huile d’olive vierge extra
  • fumet de poisson
  1. dans une poêle faire ouvrir les palourdes sur un fond d’huile d’olive dans lequel vous aurez fait frire l’ail bien haché et les 3/4 des persil hachés. Réserver les coquillages, filtrer leur jus
  2. Dans un grand bol faire revenir le couscous dix minutes en rajoutant le double de son volume en fumet de poisson, auquel vous aurez ajouté le jus des palourdes filtré
  3. Au moment de servir posez quelques cuillères de couscous sur les fonds des assiètes, y distribuer les palourdes. Finir en parsemant du persil et, si vous aimez, avec un ou deux tours de moulin de poivre
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Salade de poulpe et salicornes

Le poulpe apparaît sur ce blog dès que j’en trouve…en Italie très souvent, en France malheureusement jamais comme je voudrais car, comme expliqué par mon dealer de poisson au Pays Basques, apparemment toute la pêche française part en Espagne où il est bien plus apprécié qu’en France. Je sais que mon poissonnier peut m’en trouver mais il faut le commander avec de l’avance et le prix est parfois assez prohibitif, tandis qu’en Italie il tourne autour de 12/13 euro le kilo, parfois moins. Donc c’est quand je suis en visite de ma famille que je peux en avoir toutes les fois que j’en veux et c’est génial! J’ai acheté mon exemplaire de ce matin, je l’ai immédiatement cuit  (tout sur comment cuire le poulpe en cliquant ici) et transformé en cette salade absolument délicieuse et adapté à cette chaleur italienne à laquelle nous avons désormais fait l’habitude. J’ai ajouté des salicornes tous frais qui m’ont fait un clin d’oeil du banc du poissonnier et je doie dire que l’ensemble est super, pour la vue et pour le goût.

Ingrédients (4 personnes en entrée)

  • 1 poulpe d’un kilo, cuit, voir comment ici
  • 100 grammes de salicornes
  • 30 grammes de câpres
  • une quinzaine de tomates datterino
  • 1 oignon rouge douce
  • 1 gousse d’ail
  • une poignée de persil
  • sel et poivre du moulin
  • huile d’olive vierge extra de très bonne qualité
  1. Prendre le poulpe cuit et le couper en morceaux
  2. Hacher l’ail et l’oignon rouge
  3. Couper les datterino en deux
  4. Couper l’oignon en lamelles fines
  5. Mettre le tout dans un bol, parsemer de câpres, de persil haché, de salicornes, régler le sel, ajouter 3 cuillères à soupe d’huile d’olive et mélanger. Finir avec quelques tours de poivre du moulin. Réserver au frigo avant de servir.
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