Tartelettes aux légumes crus

Je ne ferais jamais l’habitude à apprendre les mauvaises nouvelles par réseaux sociaux. Je trouve toujours très choquant d’ouvrir mon Facebook et de voir R.I.P…C’est comme ça, il y a quelques mois, que j’ai appris la mort de mon mentor. Un matin tout simplement j’ai vu un copain qui avait mis à jour son statut avec sa photo et dessous R.I.P. Au début j’ai pensé à une blague, car juste deux jours avant tous les copains de mon association d’étudiants c’étaient réunis pour faire la fête et j’avais vu passer pleins de photos avec le visage de Maurizio tout tranquille et heureux parmi ses ex étudiants qui l’ont tant aimé.  Mais non, après une recherche angoissante, après avoir appelé un certain nombre de copines quelqu’un me dit que malheureusement pas de mauvaises blagues, tout était vrai.  Est-ce que ça existe une façon d’apprendre la mort qui ne soit pas choquante? Peut être que non…avant les réseaux sociaux, avant internet on l’apprenaient par téléphone, par une voix, ou par lettre. Je ne me souviens pas si cela était embarrassant…certes il devait y  avoir un silence, des larmes partagés, des souvenirs… un échange, quelques banalités sur « on est un jour ici et après c’est fini » et autres phrases sur l’incertitude de la condition humaine. Maintenant on a la nouvelle et on est seuls. Je vous raconte tout cela car dimanche, le jour où j’ai fait ces délicieuses tartelettes, c’était ici un jour de fête. On avaient pas mal de famille réunies et, comme souvent dans ces occasions, j’avais passé pas mal de temps à créer le menu, à imaginer les mariages d’ingrédients, les couleurs à mettre ensemble, les herbes à ajouter à chaque plat. Ailleurs, dans une autre famille, une de mes amies est parties. Moi je ne le savais pas. J’avais eu comme une intuition, la dernière fois qu’on s’est vues pour travailler ensemble (Roberta était la meilleure facilitatrice graphique au monde! et si vous ne savez pas qu’est-ce que c’est une FG, vous en avez le droit, ici c’est un blog de cuisine, allez voir son extraordinaire TEDX vous en serez conquis.es).  L’après midi du deuxième jour de travail elle m’avait apparue très fatiguée…j’avais donné la faute à un virus de grippe… J’ai appris tout hier, une autre amie m’a envoyé un SMS en pensant que j’avais déjà tout vu sur Facebook. Et c’est la que je me suis rendu compte, encore une fois, de combien nos vies (et nos morts) passent par les réseaux sociaux, deviennent publiques, mais aussi de combien la solitude est grande quand ce qui était avant communiqué dans une relation l’est maintenant sur un mur de Facebook.

Donc voici, avec beaucoup moins de joie par rapport à celle qui a accompagné leurs préparation, mes tartelettes pleines de couleurs qui auraient bien plu, j’en suis sure, à ma copine Roberta qui était une artiste mais aussi une bien vivante et amatrice de cuisine. La recette je l’ai trouvée sur le site de Femme Actuelle.

Ingrédients (une quinzaine de tartelettes)

Pour la pâte 

  • 300 grammes de farine
  • 150 grammes de parmesan râpé
  • 2 oeufs
  • 150 grammes de beurre

Pour la tapenade

  • 300 grammes d’olives noires dénoyautées  à la grecque
  • 2 anchois
  • 10 grammes de câpres
  • 1 gousse d’ail
  • 1 branche de thym
  • (si besoin) 2 cuillères à soupe d’huile d’olive vierge extra

Pour la farce

  • différents légumes crus de saison coupés joliment (courgettes jaunes et vertes, radis, petites tomates, poivrons de différents couleurs, concombre, chou fleur etc. )
  • herbes du jardin (pour moi basilic, persil, menthe, ciboulette
  1. Préparer les bases pour les tartelettes. Dans un bol mélanger la farine et le beurre avec la pointe des doigts pour en former des miettes. Rajouter le parmesan, les œufs et travailler pour en obtenir une boule lisse. Réserver au frais pendant une demie heure. Passé ce temps prendre la boule, la baisser à l’aide d’un rouleau à pâtisserie sur une hauteur de 3 cm. En utilisant des petits moules former les bases des tartelettes et les cuire pendant 15 minutes environ à 180°. Retirer, laisser refroidir 5 minutes, retirer le papier sulfurisé délicatement et mettre les bases à refroidir sur une grille.
  2. Faire la tapenade. Dans le robot mixer les olives, l’ail, les anchois, les câpres, le thym et rajouter l’huile d’olive si le tout vous semble trop sec.
  3. Prendre les bases des tartelettes et étaler sur le fond de chacune une ou deux cuillères de tapenade.
  4. Une fois terminée cette opération poser sur chaque tartelette quelques morceaux des légumes, joliment coupés.
  5. Finir avec un filet d’huile d’olive et, sur chacune tartelette, des herbes différentes, comme ça les petites salades dessous seront différemment aromatisées.
  6. Servir en apéro ou en entrée.

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Spaghetti de courgettes au pesto et câpres

Dans cette période post jeûne j’expérimente tout genre de salades. Celle d’aujourd’hui a été crée lors d’un grand plat de tagliatelle au ragoût (en italien ragù 🙂 ) que j’ai préparé pour ma famille. Pour ne pas être trop jalouse voici ma solution!

Ingrédients (2 personnes, en entrée)

  • 2 courgettes
  • une poignée de tomates cerise
  • une botte de basilic
  • 1 gousse d’ail
  • une poignée d’amandes
  • une prise de gros sel
  • une poignée de câpres
  • huile d’olive vierge extra
  1. en absence d’un mortier faire le pesto dans un robot en mélangeant basilic, ail, sel, amandes, huile d’olive jusqu’à obtenir une consistance crémeuse (pas trop longtemps pour ne pas brûler le basilic)
  2. couper les courgettes en spaghetti, les ranger dans les bols de service.
  3. couper les tomates cerise en 4 et les distribuer sur les bols
  4. poser quelques cuillères de pesto dans chaque bol
  5. parsemer de câpres, ajouter une goutte d’huile d’olive vierge extra et servir.
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Les bienfaits du jeûne

Pas des recettes sur ce billet mais juste quelques pensées post jeûne que j’avais écrit l’année passée et qui sont encore d’actualité pour moi aujourd’hui. J’ai terminé mon jeûne et encore une fois je ressens cette énergie extraordinaire qui circule en moi, et le désir de continuer à m’alimenter avec des fruits et des légumes sains, grandis pas loin de la où j’habite, biologiques et pour lesquels je sais qu’ils ont poussé avec amour et engagement.

Voici mon billet, publié sur Linkedin. Vous verrez que ça parle beaucoup d’entreprise mais en fait je pense que tout cela peut très bien s’étendre à la société au sens plus large.

Comment régénérer une organisation? Comment les personnes qui font vivre une organisation peuvent-elles se régénérer, et ainsi régénérer leur organisation? Pour répondre à cette question, je voudrais vous raconter une expérience que je viens de vivre: un jeune complet de 6 jours.

Le jeûne est arrivé en France avec du retard par rapport à des pays tels que la Russie, les Etats Unis et l’Allemagne. Cette pratique est en train de se répandre à grande vitesse. Le jeûne consiste en une période volontaire d’abstention de nourriture, de plusieurs jours – l’être humain pourrait d’ailleurs en supporter 40. Normalement les périodes sont plus réduites, pouvant aller de quelques jours, une semaine, 14 jours et cela pour les formats les plus répandus.

D’un point de vue pratique, la première phase d’un processus de jeûne c’est la « descente alimentaire », une semaine pendant laquelle progressivement on enlève des aliments pour arriver à une journée où on ne s’alimente que de légumes crus ; à cette descente succède la période de jeûne à proprement parler.

Mon expérience de jeune s’est faite dans un très beau centre de thalasso dans le sud de la France avec la société Jeûne et Santé de Marc Ansari et Justine Lamboley, deux naturopathes compétents et bienveillants, qui ont encadré, accompagnés par Odile Bruckert (cette année Sonia Pasqualetto) pour les ateliers sur le souffle, un grand et joyeux groupe de 25 participants. C’est très intéressant d’entendre la diversité de motivations qui peuvent amener à jeûner : elles vont de celles plus thérapeutiques physiquement (en particulier cancers et maladies chroniques et de la peau qui ont eu des remissions en jeûnant), perte de poids, nettoyage de son corps des toxines ; à celles plus spirituelles : une partie des participants sont là pour se retrouver, se ressourcer, lâcher prise, les mêmes motivations que je retrouve souvent chez mes participant(e)s dans les ateliers de développement personnel que j’anime.

Le jeûne donc commence. Le premier acte in situ c’est la prise de la purge, qui fait passer une nuit conséquente; les premiers jours les symptômes du corps ne sont pas des plus agréables…fatigue, migraine de légère à forte, somnolence et insomnie en même temps, une légère dépression, sentiment d’être sans moyens, pour certains vomissements, vertiges, diarrhées, jusqu’au moment attendus par tous : la crise d’acidose (voir cette vidéo pour plus de précisions), le turning-point du jeune. Les échanges dans les groupes de participants se font plus profonds, plus intimes, on a la sensation d’avoir passé un cap important. Cela n’est pas que physique. Un sentiment de paix avec soi même et avec le monde commence petit à petit à s’installer, on sent qu’on lâche prise sur des soucis qui tout à coup apparaissent à la leur juste dimension, les bruits se taisent, le contact avec soi même devient plus profond.

Pour ceux qui ont l’habitude de la méditation, la crise d’acidose du jeûne rassemble beaucoup à un état de vide et même temps de connexion que l’on peut atteindre à un certain moment pendant ce genre d’activité. Après cet état, grâce à un complexe effet hormonal et biologique et comme par un coup de baguette magique, les jeûneurs commencent à se sentir euphoriques, pleins d’énergie, désireux de bouger, de faire du sport…le même effet de la prise d’un médicament euphorisant !

Un vortex de pensées nouvelles, des scénarios auxquels on n’avait pas réfléchi avant, un contact profond avec sa source d’énergie et de motivation semble s’instaurer, ce qui produit un sentiment de régénération, de propre, de page à écrire, de richesse dans ses ressources, de pouvoir réussir.

Il n’y a pas qu’à la méditation qu’un processus de jeûne peut ressembler ; dans le domaine de l’accompagnement de transformations organisationnelles profondes, il fait aussi écho à un des processus les plus puissants parmi les différentes approches : la Théorie U d’Otto Scharmer.

La « descente » alimentaire correspond ainsi au Sensing : une descente vers soi, un chemin qui peut amener à un contact profond avec sa source d’énergie primaire. Le « letting go » de la théorie, physiquement, c’est la crise d’acidose : le processus de détoxination que l’organisme traverse, la sensation d’abandonner des poids qui jusque là nous avaient plombé(e)s, pas seulement physiquement, mais aussi psychiquement. Cette progression se passe aussi en abandonnant un modèle mental qui est très fort et qui nous pousse à associer l’abstention de nourriture avec le manque, la pénurie, la famine, la mauvaise santé. La crise d’acidose, avec le mal-être généralisé qui l’accompagne, oblige aussi à une écoute profonde et attentive de son propre corps, de ses organes, de leur fonctionnement, de ce qui est différent de ce qu’on a vécu jusqu’ici. Et pousse aussi à un contact profond avec soi même, que dans la courbe U Otto Scharmer appelle « presencing ». D’un point de vue spirituel c’est à ce moment là que les questions clés « qui suis-je ? » et « quelle est ma voie ? » résonnent le plus. La crise d’acidose pousse à rester avec soi-même, à baisser la voix dans les conversations avec le reste du groupe, à s’ouvrir à l’écoute de soi en connexion avec l’environnement, la Nature, le Monde, l’Univers.

Ce qui se passe après c’est que, après avoir « laissé aller » ce qui intoxique le corps et l’esprit, le vide qu’on a fait permet un accès à des énergies renouvelées, ou tout simplement nouvelles, et ces renouveaux amènent à entrevoir des possibilités et des idées qu’on n’avait pas eues jusque-là : le « letting come » de la théorie U, et, avec le nouveau qui arrive, ses corollaires d’espoir, d’optimisme et de positivité.

La « reprise alimentaire » est la dernière phase du jeune. On commence, en rajoutant petit à petit tous les aliments, à prototyper une nouvelle alimentation. Souvent, après le jeûne, les jeûneurs se dirigent vers une alimentation bien plus respectueuse de soi même et de l’environnement, en privilégiant les légumes et les fruits et en réduisant la surconsommation de viande. Et on commence aussi à apporter, par petits pas, les transformations qui permettront de construire le futur qu’on a imaginé après ce contact profond avec sa propre « raison d’être ». C’est ce qui correspond, dans la courbe U, à la réalisation.

Je conseille souvent à mes clients souffrant de stress et d’incapacité à lâcher-prise (avec des impacts dévastateurs sur leur équilibre vie pro-vie perso) de prendre du temps et laisser de l’espace dans leur vie pour des pratiques de ralentissement : du yoga, du tai-chi, de la cuisine, de la méditation… je vais donc peut-être leur conseiller le jeûne ! Car, avec toutes ces pratiques, au-delà des effets bénéfiques sur le corps et sur le psychisme, il s’agit aussi, comme dirait le prix Nobel d’Economie Daniel Kanheman dans son livre « Thinking Fast and Slow », de sortir de ce qu’il appelle la « pensée 1 », celle qui nous pousse à répéter le passé, à décider, agir, conclure, répondre aux divers stimuli de la vie seulement sur la base du passé et de ce qu’on sait.

Après cette expérience, ce qui devient clair, pour moi, c’est que le jeûne, physique, agit en même temps en profondeur sur le psychisme (ce mélange d’émotionnel, de cognitif et de spirituel) : à la fois la source de « qui je suis » – ma raison d’être – mais aussi la manière dont je me représente la réalité : mes schémas mentaux, dans lesquels j’étais jusqu’ici prisonnière volontaire, et desquels, pour certains, j’ai pu me libérer.

Pendant un jeûne on fait donc l’expérience directe et sur tous les niveaux (physique, cognitif, émotionnel, spirituel) de la différence entre un processus de transformation et un processus de régénération: là où la transformation consiste dans le passage d’un état à un autre, la régénération passe d’un état … au vide; et du vide à un nouvel état qui peut être profondément différent. Régénérer, c’est donc accepter le vide ; c’est refuser de constamment remplir et faire face à une anxiété primitive (le vide, qui fait écho à la mort), et dans ce vide, accueillir la vie qui sait nous montrer le chemin. C’est un renversement de paradigme, où l’homme/la femme ne contrôle plus, mais se laisse guider par ce qui, à l’intérieur de lui, sait.

Régénérer des organisations, c’est donc leur permettre de se vider de ce qui les encombre et de faire confiance aux femmes et aux hommes à l’intérieur qui, connecté(e)s à la Raison d’être de l’organisation, savent comment avancer avec vitalité (c’est d’ailleurs l’argument développé par Frédéric Laloux dans son livre, Reinventing Organizations).

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Préparation au jeûne : salade de céleri

Ca y est le moment de mon jeûne annuel est arrivé et je suis super excitée de partir, dans une semaine, pour une autre expérience physique et spirituelle très intense. Je partagerais sur le blog dans les prochains jours ce que j’avais écrit l’année passée sur ce thème, pour le moment je vous livre cette délicieuse salade que vous pouvez réaliser aussi sans nécessairement être en « descente alimentaire » (c’est la période qui précède le jeûne où on commence à enlever des aliments petit à petit). La salade est prête en un clin d’oeil, il faut juste avoir un coeur de céleri, deux belles carottes, un oignon, couper le tout à la mandoline, assaisonner avec une bonne cuillère de vinaigre de cidre, une cuillère d’huile d’olive, une poignée de persil haché et la servir au jardin pour profiter des premières soirées douces après la grisaille. Si cela n’était pas interdit j’aurais bien goûté un verre de chablis avec, pour compléter l’atmosphère estivale.

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Cuisine des restes : Focaccia aux poivrons et chèvres

J’ai ouvert le frigo, il y avait trois poivrons. Ils avaient été achetés trop tôt pour être vraiment bons et ils traînaient tristement.  Ils étaient dans l’attente que quelqu’un en ait suffisamment envie pour les cuisiner sans sentiment de culpabilité pour avoir acheté des légumes promettant soleil, chaleur, parfums d’herbes, après midi de cigales chantantes et tout le gros lot de l’été au Sud mais qui en fait sont plutôt parmi les responsables, même si en tout petite partie, de ce qui se passe pour la planète. Fatiguée quand même de les voir tristes au frigo, au risque d’avoir mis la planète en danger sans raison,  j’ai décidé de les marier avec d’autres choses tristes traînantes à côté, c’est à dire les restes d’un plateau de chèvres qui avaient fait leur bonne figure dans un grand repas entre amis mais qui maintenant étaient depuis au moins trois repas emmenés à table et ramenés au frigo sans que personne ne touche à leur blancheur verdâtre. Et j’ai obtenue cette focaccia, super bonne, sur laquelle, par le coup, j’ai mis pleins du nouveau thym qui est en train de naître dans le jardin, evviva la Provence!

 

Ingrédients (6 personnes, apéro)

Pour la pâte à focaccia

  • 300 grammes de farine
  • 300 grammes de farine Manitoba
  • 320 grammes d’eau
  • 20 grammes de levure boulangère
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 1 cuillère à café de sucre
  • 10 grammes de sel

Pour la farce

  • Trois poivrons rôtis et pelés
  • Plusieurs restes de chèvre, frais et moins frais
  • une bonne poignée de thym
  • huile d’olive vierge extra
  1. J’ai fait la pâte à focaccia au Thermomix. Eau, huile, sucre et levure, 10 secondes vitesse 4, ajouter farines et sel, 3 minutes modalité épis (ça sert pour pétrir). Laisser reposer jusqu’à quand la pâte a redoublé. La détendre délicatement en l’étirant à la main sur deux plaques à four et la laisser encore pousser une demie heure.
  2. Cependant faire cuire les poivrons au four pendant 25 minutes à 180. Enlever la peau. Couper en miettes les différents restes de chèvre.
  3. Garnir une de deux plaques de pâte avec les poivrons en émiettant sur la surface les chèvres. Parsemer de thym, mettre au four pendant une demie heure à 200°, ou de toute façon attendre que la croûte ait pris une belle couleur dorée.
  4. Consommer chaud ou tiède

 

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Poisson d’avril

Ici je parle seulement  presque que de cuisine, mais quand, le 1er avril, jour de Pâques, pendant que je cuisait les lasagne, mes filles m’ont appellée l’aire de conspiratrices pour me montrer ce qu’elles avaient organisé pour le pauvre Fripouille j’ai tellement rigolé que je vous le partage. Le meilleur commentaire a été de mon amie Meg « Dommage, il ne peut même pas le manger » 🙂 

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Pastiera napoletana

Pastiera Napoletana

Voici un gâteau, typique de l’Italie du sud, en particulier de la ville de Naples, que je voulais réaliser depuis longtemps. Pas facile, vu que en Italie on trouve très facilement du blé précuit dans le bon dosage pour ce gâteau, mais qu’en France cela ne se trouve pas. Mais, comme cette année j’avais pleins de copains à la maison pour Pâques je voulais vraiment préparer quelque chose d’insolite et je m’y suis mise bien à l’avance et à l’aide du Thermomix : je ne voix vraiment pas comment faire sans robot, vue que le grain met longtemps pour se cuire dans le lait et que le lait doit tout être absorbé et que donc il faut remuer en continuation. La préparation un peu laborieuse vaut vraiment la peine, la pastiera c’est une explosion de saveurs et parfums du sud, comme une annonce de soleil et d’été.

Ingrédients (8/10 portions), moule 26 cm avec les bords hauts

Pour la pâte

  • 350 grammes de farine
  • 175 grammes de saindoux (ou de beurre)
  • 80 grammes de sucre
  • 2 oeufs moyens entiers
  • une pincée de sel
  • les zestes d’une orange bio

Pour la farce

  • 500 grammes de ricotta
  • 300 grammes de sucre
  • 500 grammes de blé cuit (j’ai mis 200 grammes de blé, 1 litre de lait, une gousse de vanille, 80 grammes de sucre, des zestes de citron dans le Thermomix et laissé cuire pendant environ 1 heure à 90° vitesse 1 contresens, à faire le jour avant – à la fin c’est beaucoup plus que 500 grammes mais le reste peut faire un super goûter pour les enfants)
  • 5 jaunes d’œuf
  • les zestes de 2 oranges et 2 citrons bio
  • (200 grammes de zestes d’orange confits – je ne les ai pas mis mais dans la recette traditionnelle ils le font, ils donnent un très bon parfum mais chez moi personne sauf moi ne les aime)
  1. Un jour à l’avance. Faire cuire le blé (comme je l’explique dans la liste des ingrédients). Mélanger la ricotta, le sucre et les zestes d’agrumes et laisser reposer une nuit au frigo.
  2. Le jour J. Faire la pâte. Dans un bol mélanger avec la pointe des doigts la farine avec le saindoux (ou beurre) en produisant des miettes. Ajouter les œufs, le sucre, le sel, les zestes d’orange et continuer à travailler pour obtenir une boule lisse. Laisser reposer la boule pendant 30 minutes au frigo. Quand le repos est fini baisser les 3/4 de la pâte sur un papier sulfurisé, sur une hauteur d’environ 3mm,  et en revêtir le moule. Remettre le reste de la pâte au frigo.
  3. Réaliser la farce. Prendre le mélange de ricotta et sucre, y ajouter le blé cuit (en enlevant la peau qui se sera faite à la surface pendant la nuit). Ajouter les jaunes d’oeufs un par un tout en mélangeant.
  4. Ajouter les zestes d’agrumes et bien mélanger.
  5. Allumer le four pour le chauffer à 180°.
  6. Reprendre le moule avec la pâte et y verser la farce. Prendre la pâte avancée, la baisser au rouleau  à pâtisserie sur une hauteur d’environ 3mm et à l’aide d’une rondelle en faire des lanières. Poser les lanières de pâte sur la pastiera en créant des losanges.
  7. Laisser cuire pendant environ 1h30. Avant de retirer du four vérifier la cuisson à l’aide d’un couteau. N’hésitez pas à la laisser encore cuire si le couteau est salle, la mienne a cuit en tout presque 1h45.
  8. Laisser refroidir quelques minutes avant de démouler sur une grille, laisser refroidir bien avant de la servir. Je vous recommande de la laisser reposer au moins un jour avant consommation pour que toutes les saveurs puissent bien se mélanger.
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