La poésie des choses simples : pasta alla gricia

J’espère que vous lisiez l’italien, même pas l’italien, le dialecte romain…celle qui suit c’est une ode aux spaghetti à la gricia qu’un grand acteur italien, Aldo Fabrizi, a écrit

Spaghettini alla scapola

Tu moje, doppo er solito trasloco,

se gode co’ li pupi sole e bagni,

e tu, rimasto solo, che te magni,

si nun sei bono manco a accenne er foco?

Un pasto in una bettola, a dì poco,

te costa un occhio appena che scastagni;

si te cucini invece ce guadagni

e te diverti come fusse un gioco.

Mo te consijo ‘na cosetta cicia

ma bona, pepe e cacio solamente,

che cor guanciale poi se chiama Gricia.

E m’hai da crede, dentro a quattro mura

magnà in mutanne… Senza un fiato… Gnente…

Se gode più de’ la villeggiatura

J’espère que vous ayez eu l’occasion une fois dans la vie de gouter aux merveilleuses pâtes romaines qui ont l’air si simple mais qui en fait demandent quelques petites astuces pour obtenir des résultats divins. Je vous épargne toute l’iconographie de la trattoria avec les nappes à carreaux rouges, même si en effet si vous vous promenez à Trastevere presque toutes les trattorias ont les nappes à carreaux rouges et sont absolument des pièges à touristes…comme quoi le marketing n’est pas inutile ! Et je vous épargne aussi de vous dire comment c’est beau de se promener le long de la rivière Tevere en cette saison, vu que d’aller en Italie pour le moment reste très difficile. Par contre si jamais vous arrivez à rejoindre Rome je vous conseille chaudement trois endroits – pas très touristiques – dans le Testaccio, le quartier où la cuisine de Rome se fait vraiment « romaine » :-). J’ai eu l’occasion de les essayer avec des amis romains pendant le, hélas, dernier séjour de travail à Rome et je peux vous assurer qu’à la fois le prix et la qualité sont au rendez vous. Un c’est Felice, le deuxième c’est Flavio et le troisième c’est Angelina, les trois pas loins les uns des autres et au coeur du quartier. Si non je vous propose une super recette, que j’ai eu par un copain, pour faire la « pasta alla gricia » et je vous met aussi, à la fin du billet,  un pense-bête répéré sur Facebook, qui va vous permettre de faire une super belle figure, en commandant votre pâte « à Rome  comme les  romains »  🙂

Grazie Marco!! Voici la video pour préparer la « Pasta alla Gricia » que Marco m’a donné!! Il est en italien, mais les images sont très claires et claires.

 

Et voici la ricetta de la gricia, comme mon ami Marco l’a écrite…vous verrez, c’est un peu comme un autre poème!!

 » La Gricia est un plat aux saveurs fortes dans lequel l’équilibre est la clé. En commençant par les ingrédients : pecorino romano, assaisonné, savoureux mais pas trop salé ; guanciale en prenant soin de jeter les parties légèrement rances et en dosant bien la quantité de surface poivrée à mettre dans la casserole.

La cuisson du guanciale: mieux vaut le léger grésillement à feu doux, la graisse fond, la surface devient juste croustillante, il est temps d’éteindre, même quelques secondes de plus peuvent donner un goût de brûlé peu agréable. N’oubliez pas de faire des bandes qui prennent toute la tranche afin de toujours avoir la partie grasse et la partie maigre. Si elle est un peu trop vieille, vous pouvez ajouter une cuillère d’eau de cuisson qui ramollit un peu les morceaux en s’évaporant. Et n’oubliez pas que la température de l’huile et de la poêle continuera à cuire même si la flamme est éteinte.

Le pecorino doit être râpé bien fin, non pas avec les râpes qui produisent les filets, sinon la crème ne sera pas veloutée mais avec des grumeaux. Pour obtenir une crème parfaite, il faut faire attention à la température de l’eau : si elle est trop élevée, le pecorino coagule et les grumeaux apparaissent. Mettez ensuite dans un grand bol deux poings de pecorino râpé et ajoutez peu à peu l’eau de cuisson des pâtes après l’avoir un peu refroidie dans une petite casserole, mélangez le pecorino avec un fouet tout en versant l’eau et vous verrez comme par magie se former une crème de pecorino fluide et veloutée.

Il est temps d’égoutter les pâtes. Vous avez pensé à réduire le sel, n’est-ce pas ? Sinon, avec du guanciale et du pecorino, vos pâtes seront trop salées.

Jetez les pâtes dans la passoire et attendez patiemment pendant trente secondes qu’elles refroidissent juste assez pour ne pas faire coaguler le pecorino. Versez un peu à la fois dans la crème en remuant, cela ressemble presque à de la crème fraîche et au lieu de cela, c’est de l’eau, du pecorino et de l’amidon parfaitement mélangés.

Enfin, le guanciale que vous avez laissé refroidir pendant quelques minutes. S’il est sec, un peu de la graisse fondue aidera, à la recherche de la crème parfaite et, si vous avez encore besoin, une goutte d’eau aidera à obtenir la juste densité.

C’est tout un jeux d’équilibres
Bon appétit. »

Et merci Marco pour la recette, les pâtes étaient extrêmement bonnes!!!!

Et voici le pense bête!!

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Utiliser les fruits trop murs : gâteau aux amandes et fruits variés

Vous voyez de quoi je parle…La situation est la suivante : en cuisine il y a pleins de fruits, la famille et les amis passent, se servent en piochant dans les bacs à fruits, mais comme par hazard il y en a que, systématiquement, ne sont pas choisis, pendant quelques jours et le risque « compostage » devient de plus en plus réel. Je ne sais pas ce qui fait qu’ils semblent se destiner à cela depuis qu’ils arrivent à la maison…est-ce que une tache, un aspect un poil plus flétri, une petite blessure, une imperfection…et dire que quand on a l’habitude aux fruits bio on ne regarde pas trop cela, mais le fait est que quand même il y en a qui se destinent inéluctablement à être écartés. Ce gâteau est à réaliser en ayant cela à l’esprit : tous fruits peuvent y rentrer, on va donc à la recherche, dans les couches inférieures des bacs et on repère ceux  qui sont tristounets, on les coupe et en les pose sur le fond du moule. En dix minutes on prépare l’appareil et hop tout au four, pendant que la maison se remplit de parfums on fait le glaçage et, si on a de la chance et l’heure du goûter correspond, on aura un accompagnement super pour son thé!

Ingrédients (moule 20 centimètres)

  • 800 grammes de fruits variés (moi j’ai mis des abricots, des cerises, des fraises, une pêche, une pomme)
  • 3 œufs
  • 100 grammes de crème fraîche entière
  • 100 grammes de farine d’amandes
  • 120 grammes de farine
  • 120 grammes de sucre
  • 1 cuillère à café de levure chimique pour gâteaux
  • 1 gousse de vanille (ou essence de vanille)

Pour le glaçage

  • quelques feuilles de verveine
  • 100 grammes de sucre glace
  1. Nettoyer les fruits, les couper en morceaux et le poser sur le fond du moule à tarte, revêtu de papier sulfurisé que vous aurez avant parsemé de sucre.
  2. Allumer le four 180°
  3. Travailler au fouet les oeufs avec le sucre pour les blanchir. Ajouter les grains de la gousse de vanille. Ajouter la crème fraîche, tout en continuant à fouetter. Ajouter ensuite la levure, les farines et bien mélanger.
  4. Verser l’appareil sur les fruits dans le moule.
  5. Mettre au four et laisser cuire pendant 35/40 minutes (tester après 35 minutes)
  6. Cependant faire une infusion, dans une tasse à café d’eau chaude, avec les feuilles de verveine. Laisser refroidir
  7. Quand le gâteau est cuit enlever du four et laisser refroidir.
  8. Avec la verveine et le sucre glace préparer le glaçage en mélangeant la tisane au sucre jusqu’à obtention d’une crème lisse. Distribuer la crème sur le gâteau, moi j’ai laissé les feuilles dedans car j’ai trouvé que c’était joli ce vert au milieu du blanc.
  9. Laisser durcir le glaçage.

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Graines de chia au lait de coco et compote

En grand vitesse un tout petit dessert, petit en calories, en temps de préparation, en volume! Pour chaque verrine il suffit de prendre une cuillère à soupe de grains de chia, rajouter trois cuillères à soupe de lait de coco, attendre une vingtaine de minutes. Pendant ce temps prendre tous les fruits les plus mures que vous avez dans la maison (pour moi des cerises, des fraises, des abricots, une pomme) les mettre dans le Thermomix et les laisser cuire 12 minutes à vitesse 4 température 90°. Laisser refroidir la compote, prendre chaque verrine et mettre un cuillère à soupe bien plein sur les grains de chia qui auront gonflé. Et c’est fait!

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Pain frit de Chypre aux olives (Tiganopsomo me elies)

Un autre pain du monde, après toute une série faite pendant le confinement…peut-être que je devrais les réunir, parce qu’ils sont vraiment bons et pratiques, étant donné que la plupart d’entre eux ont la caractéristique de pouvoir être exécutés assez rapidement. Comment ai-je trouvé ces petits pains? Je suis arrivé par hasard sur une photo sur Pinterest où j’ai appris qu’ils sont originaires de Chypre et qui ont été interprétés par Vefa Alexiadou que je connaissais comme une sorte d’institution de la cuisine en Grèce. La photo est tirée de son livre « La cuisine de Vefa » qui a environ dix ans. J’ai tout de suite eu envie de le lire mais malheureusement il est hors catalogue et sur le marché des livres d’occasion, le moins cher, en anglais ou en français, coûte minimum 189 euros. J’ai donc fait quelques recherches et je j’en ai trouvé un en espagnol, toujours d’occasion, à un prix beaucoup plus raisonnable. Sur le net, j’ai lu des critiques aux éditions françaises et italiennes, selon lesquelles il y a des pages en moins, entre les différentes éditions et que la plus complète est celle en anglais. Je verrai quand mon livre sera la, si j’ai fait vraiment un bon affaire ou non :-). De toute façon, ces petits pains sont tout simplement divins. Je doutais par rapport à l’absence de sel dans la pâte, mais en les goûtant, je me suis rendu compte que le contraste entre le sel des olives et l’arôme du miel qui reste dans les petits pains est vraiment exceptionnel et que la recette est vraiment à ne pas toucher question sel. Par contre les 250 grammes d’eau qui étaient prévu, cela oui j’ai retouché…je ne sais pas quel type de farine a utilisé Vefa donc combien d’eau sa farine a absorbé. Pour ma part j’ai utilisé de la 00 (pas idéal pour ce genre de préparation, mais la seule que j’avais disponible quand j’ai ressenti l’urgence de faire ces petits pain) et je conseille maximum 200 grammes si vous ne voulez pas vous retrouver dans un marécage; je vous assure que le résultat n’était pas du tout « pâteux ». La friture, les fait gonfler et c’est une expérience incroyablement satisfaisante, on voit les petits pains fleurir, gonfler, brunir par effet du miel, bref une merveille.  Je les ai accompagnés à une salade mixte de concombres, tomates et oignons, avec beaucoup d’herbes et dans la famille, nous avons appelé ce déjeuner, le « déjeuner grec » même si Chypre n’est pas du tout en Grèce 🙂 mais ces couleurs et arômes nous ont transporté toute de suite dans la Méditerranée…seule possibilité pour cette été car la Grèce a interdit l’entrée aux italiens (grrrr mais bon cela est une autre histoire…est-ce que le fameux « une face, une race » ne marches plus entre nous?)

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Tarte au sarrasin avec pleins de légumes verts et pesto

J’avais déjà utilisé la farine de sarrasin avant confinement mais très peu et en faisant d’une nécessité une virtue (est-ce qu’on le dit cela en français? ou c’est l’énième traduction à la lettre d’une expression idiomatique qui ne veut rien dire?)  donc un peu en obligation due à la difficulté de trouver de la farine. J’ai donc découvert que la farine de sarrasin n’est pas seulement celle des galettes bretonnes, mais que sa saveur un peu noisettée se marie très bien avec beaucoup d’ingrédients, à la fois dans le salée et dans le sucré. Et, inspirée à la fois par les restes dans le frigo et par les légumes naissants et les fleurs dans le jardin, j’ai produit cette tarte toute verte qui se prépare juste en maximum 30 minutes – bon, en speedant quand même je ne comprends jamais pourquoi dans les recettes les « 30 minutes » pour moi devient minimum 2 heures – et qui a eu un grand succès chez moi! La particularité de la tarte est que, comme pour beaucoup de mes tartes d’été, la pâte est cuite « en blanc », et la décoration est composée d’ingrédients soit crus, soit cuits à part.

 

Ingrédients

Pour la pâte

  • 190 grammes de farine de sarrasin
  • 120 grammes de beurre
  • 40 grammes de parmesan
  • 1 œuf
  • une prise de sel

Pour le pesto

  • une botte de basilic
  • une gousse d’ail nouveau
  • une poignée de noisettes rôties
  • un demi verre abondant d’huile d’olive vierge extra
  • une pincée de sel

Pour la décoration

  • une douzaine de pointes d’asperges
  • 1 kilo de fèves (environ 150/200 grammes au total, poids nettoyées)
  • 1 courgette fine et longue
  • 1 broccoli en petit fleurs
  • quelques fleurs de bourrache et de sauge pour décorer
  1. Faire la base. En mélangeant tous les ingrédients, obtenir une boule lisse. La mettre au frigo 1/2 heure à reposer, la baisser sur une hauteur d’environ 3 millimètre sur du papier sulfurisé. La mettre dans un moule à tarte, allumer le four 180° et la mettre à cuire pendant 15 minutes environ, sans la faire noircir. Normalement vous n’avez même pas trop besoin de la percer à la fourchette, ni de mettre des poids, car elle ne gonfle pas. Laisser bien refroidir sur une grille une fois retirée du four et poser sur le plat de service en enlevant le papier sulfurisé.
  2. Faire le pesto. Mouliner au robot, pas à une vitesse trop importante pour ne pas « cuire » le basilic (en le faisant noircir)  les ingrédients. Si vous êtes puristes ou purists vous pouvez le faire au mortier :-). Réserver.
  3. Préparer tous les légumes pour la décoration. Faire cuire les têtes d’asperges à la vapeur pendant 7 minutes. Faire cuire les broccoli eux aussi pendant 7/8 minutes. Refroidir le tout à l’eau froide. Couper la courgette avec l’outil pour faire les roses de légumes. Cuire les fèves à la vapeur pendant 3 minutes, les passer dans l’eau glacée et enlever la peau externe.
  4. Composer la tarte. Étaler le pesto sur la base. Distribuer les légumes cuits sur la surface. Parsemer de fleurs. Donner quelques tours de poivre, passer un filet d’huile d’olive et servir.

 

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Linguine aux calamars

La difficile décision de ne pas partir en vacances dans les Pays Basques a enfin été prise. Je dis cela en me rendant bien compte qu’il y a bien pire problèmes et bien plus difficiles décisions. Et donc c’est sans regret (non quand même un peu) et en me disant qu’il y aura d’autres années et moments pour faire d’autres choses. Mais au moins, j’ai retrouvé un peu de mes saveurs préférés dans ces linguine aux calamars, chipirons j’aurais dit à St. Jean, qui sont simplissime et incroyablement savoureuses et que je vais sans doute refaire plusieurs fois. Je les ferais, en  faisant semblant que je cuisine avec la mère sous les yeux, en regardant les gens flâner sur la digue, après être allée tôt au marché, en m’arrêtant pour un café à la Marina,  en passant par les ruelles du centre ville encore désertes, pendant que les personnel qui s’occupe du nettoyage est en train de laver le sol des confettis de la dernière feria Toro de Fuego. L’incertitude liée au transports, à la distanciation sociale dans un endroit où ça va être bien difficile de la maintenir, la peur aussi que la mere soit plus polluée que d’habitude et qu’ils nous ne le disent pas (non je ne suis pas devenue tout un coup complotiste, mais l’année passée il nous restait quand même beaucoup de doutes que pour sauver le tourisme les autorités nous laissent nous baigner dans l’eau salle). Bref nous avons estimé que juillet est trop tôt pour aller en vacances après ce que nous avons tous et toutes veçu, et en Aout nous n’aimons pas la foule et les difficultés pour trouver une place sur la plage…

Ingrédients (4 personnes)

  • 800 grammes de calamars (4 calamars moyens pour moi)
  • 500 grammes de linguine
  • 1 poignée de persil
  • 3 gousses d’ail
  • piment d’Espelette
  • Sel et poivre
  • Huile d’olive vierge extra
  1. Nettoyer les calamars en les ouvrant et les couper en petits morceaux. Enlever l’oeuil et couper les tentacules en deux parties.
  2. Hacher l’ail et le persil ensemble, ajouter le piment d’Espelette
  3. Mettre une grande casserole pleine d’eau à bouillir. Saler et faire cuire les linguine le temps indiqué sur le paquet
  4. Pendant que le pâtes cuisent mettre sur le fond d’une grande poêle de l’huile d’olive à chauffer. Mettre quelques minutes l’ail et le persil haché à frire, sans les faire brûler. Ajouter les calamars, saler,  et cuire pas plus que 2 ou 3 minutes pour éviter qu’ils durcissent.
  5. Enlever les pâtes du feu environ 40 secondes avant la fin du temps, les égoutter, verser dans la poêle et laisser encore sur le feu quelques secondes tout en remuant.
  6. Éteindre le feu, donner quelques tours de poivre et servir bien chaudes
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Salade de poulpe et fèves

Je sais que ça risque de devenir ennuyant tout ces plats avec les fèves. Nous en avons encore environ deux kilos au jardin et après ça va finir ;-)…cette année avec le confinement Matthieu s’est beaucoup dédié au jardin et nous avons une abondance de légumes qui nous fait rêver d’autonomie (non, nous en sommes bien loins). Il y a beaucoup d’herbes fines, et cela je le trouve supers car il n’y a pas meilleure source d’approvisionnement que de prendre directement au moment où on en a besoin la juste quantité d’herbes quand on fait de la cuisine. Les autres années nous avions été plus courageux (il y en avait des bizarres, comme un basilic violet, et différentes espèces de sauge, de l’estragon etc) maintenant nous avons les classiques, romarin, sauge, basilic, persil, origan, un peu de sarriette, du thym, le reste n’a pas trop pris. Nous avons une enorme plante de fenouil par contre, et de la bourrache, des courgettes, des haricots plats, pleins de tomates, des fraises. Nous avons aussi planté en fin des arbres fruitiers : deux kiwis, un pommier, un prunier, un poirier et nous allons planter un cerisier. Et nous avons aussi pleins de framboises et quelques mures qui sont en train de pousser. Quand je lit la liste de nos plantes j’ai l’impression que le jardin soit enorme mais dans la réalité il est petit. Par contre, depuis que Matthieu le cultive en permaculture on dirait une jungle pleine de nourriture. Il y a deux ans nous avons visité la Ferme du Bec Hellouin et la ferme du Bouchot, car nous avions un projet d’eco-lieu qui est malheureusement tombé à l’eau. Je penses que nous n’avions pas fait complètement le deuil de ce rêve…mais, argent mis à part, ce projet bousculerait peut être trop nos vies en ce moment, et surtout celles de nos filles. Souvent nous nous envoyons des photos de très beaux lieux, trouvées sur Green Acres et il y a une dizaine de jours nous avons regardé un documentaire surla ferme Knepp (si vous aussi vous rêvez d’un eco-lieu et vous voulez en voir un absolument extraordinaire je vous conseille d’aller sur leur site et de regarder le documentaire qui explique le projet!) et depuis la l’idée de quitter radicalement nos vies est revenue. Donc, encore quelques plats avec des fèves, comprenez moi, c’est la fierté de l’autoproduction, et l’illusion d’un retour à la vie sauvage :-)!!

Ingrédients (4 personnes en entrée)

  • 800 grammes de poulpes (les miens, assez petits, étaient 4, ils sont le reste de ce que j’avais acheté avant confinement et que j’avais congelé pendant au début de ma maladie suspecte covid)
  • 1 kilo de fèves (environ 200 grammes pelées, encore moins une fois enlevé la peau externe)
  • 1 oignon nouveau
  • une cuillère à soupe de câpres
  • deux cuillères à soupe jus de citron
  • deux cuillères à soupe huile d’olive vierge extra
  • sel et poivre
  1. Cuire le poulpe en suivant la super méthode parfaite  click ici pour voir comment. Laisser bien refroidir les poulpes dans leur eau. Etant 800 grammes et étant le temp de cuisson 1 heure pour chaque chilo, je les ai laissés 50 minutes à cuire dans leur eau et après environ une heure à couvercle fermé pour le refroidissement. Une fois refroidi couper le poulpe en morceaux et le mettre dans le plat de service.
  2. Écosser les fèves, les mettre dans le panier pour les cuire à vapeur pour 4 minutes. Les passer dans l’eau glacée pour arrêter la cuisson. Enlever le peau externe. Les mettre dans le plat avec le poulpe.
  3. Couper l’oignon en lamelles et le mettre dans le plat du poulpe.
  4. Faire la vinaigrette en prenant le jus de citron, en ajoutant l’huile d’olive, les câpres, le persil haché, assaisonner la salade avec la vinaigrette. Donner quelques tours de poivre et servir bien froide.
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Tartare d’asperges et encore des histoires d’animaux

Dans ces jours de post confinement la vraie sensation de la liberté retrouvée a été de pouvoir retourner marcher en foret…non pas les petites marches à maximum un kilomètre de la maison, en lisière de foret, ayant tout le temps un mélange entre sentiment de culpabilité et peur de se faire attraper et devoir payer une amende, car ça n’a jamais été trop clair si on avaient le droit ou non, en croisant d’autres marcheurs eux aussi les yeux bas, traversés peut être par le même sentiment. La nous avons repris possession de l’ensemble des 24.000 hectares de pins, chaines, bouleaux, hêtres et toute sorte de buissons qui peuplent cette foret incroyablement belle. Pendant les, en fin! longues marches, avec mon mari (qui est aussi mon associé) nous avons pris l’habitude de faire nos réunions de travail directement en foret et hier nous nous sommes dit « il nous faut un chien! ». Il y a un passage dans un petit livre de Cesare Pavese qui m’avait beaucoup frappée quand j’étais adolescente. A ce temps j’avais un chien, un chien juste pour les vacances et les weekends à la Brunetta, la petite maison sur les collines tosco-romagnoles où j’allais avec mes parents : le chien Pippo. Le chien étais en théorie des voisins mais dès que nous étions la il devenait notre chien chéri, aimée d’une sorte d’amour total que seulement des enfants des « gens de la ville » qui ne pouvaient pas trop avoir des animaux pouvaient éprouver, tandis que nos voisins, qui d’animaux en avaient pleins, poules, lapins, chats, chiens, distribuaient leur amour beaucoup plus équitablement entre eux. Le chien il devait quelques parts ressentir son unicité à nos yeux et dès notre arrivé il s’installait chez nous; les fois où il nous accompagnait dans les bois, la promenade devenait un pur bonheur, car le chien, lui, rajoutait quelque chose de magique. C’est seulement plus tard que, en lisant ce passage de Cesare Pavese, j’ai trouvé des mots pour décrire cette sensation de plenitude « C’est agréable de se promener sur la colline avec le chien : en marchant, il renifle et reconnaît pour nous les racines, les tanières, les ravins, les vies cachées, et multiplie pour nous le plaisir des découvertes. Depuis mon enfance, il m’a semblé que traverser les bois sans chien aurait perdu trop de la vie et des secrets de la terre. »

Pour en revenir au chien, pour le moment imaginé, l’announce dans le comité de famille, contrairement à ce que nous avons pu nous attendre, a été accueilli non pas avec les cris de joie de la part de nos filles que nous nous attendions, mais avec un « non, nous ne pouvons pas faire cela au chat! ». Il faut savoir que notre chat Fripouille, qui apparaît dans beaucoup d’histoires dans ce blog, est pas seulement très territorial, mais aussi grand chasseur. Cette première exploration de la question « chien » s’est donc terminée avec une grande rigolade. Nous avons imaginé  Fripouille, qui quand a attrapé une sourie la nuit et rentre la déposer aux pieds de l’escalier qui mène à nos chambres, produit un caractéristique « mamamameeeeow » qui veut dire, par sur, « J’ai pris une sourie, je suis fier, je suis un chasseur! », nous l’avons donc imaginé avoir attrapé le chiot et nous le déposer avec la même fierté en bas des escaliers, en pensant être complimenté et primé pour cela. Nous nous sommes dits que la question mérite autres séances d’exploration 🙂

La tartare d’asperges d’aujourd’hui est en syntonie avec ce sens de liberté retrouvée, d’été qui approche, de fraîcheur et envie de légèreté, à la fois dans la nourriture et dans le reste!

 

 

Ingrédients (2 personnes)

Pour la tartare de légumes

  • 10 asperges vertes
  • une dizaine de tomates cerise
  • 1 oignons violet nouveau
  • 1 avocat

Pour la vinaigrette

  • 1 cuillère à soupe de câpres
  • 2 petits cornichons coupés en mini dés
  • 1/2 cuillère à soupe de moutarde à l’ancienne
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive vierge extra
  • quelques brins de persil et de cerfeuil ciselés
  • 2 cuillères à soupe de vinaigre de cidre
  • 1/2 citron
  • sel et poivre du moulin
  1. Cuire les asperges en eau bouillante salée pendant 8 minutes, ils doivent rester bien verts et craquants. Les égoutter, les passer sous l’eau froide pendant un moment pour bien les refroidir et éviter qu’en continuant à cuire ils deviennent mou. Séparer les tiges, les couper en rondelles, en gardant quelques têtes entières. Réserver
  2. Couper en petits dés la tomate, l’avocat, l’oignon. Mettre le tout dans un bol et ajouter les asperges coupés.
  3. Préparer la vinaigrette en rassemblant tous les ingrédients.
  4. Bien assaisonner la tartare avec la vinaigrette. La repartir dans des moules et laisser reposer au frigo pour bien refroidir avant de servir.
  5. « Démouler » sur une assiette. Distribuer sur chaque assiette quelques grains de sel de Guerande et donner quelques tours de moulin de poivre. Servir en décorant avec les têtes d’asperges.
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Orecchiette pesto et broccoli

La saison du basilic a commencé et nous nous régalons avec des pâtes parfumées et coloriées. Au Pouilles il y a une recette très connue, à base de broccoli (ou bien pour être precise de « cime di rapa » qui leur rassemblent beaucoup) d’ail, piment, anchois, et les saveurs de ces orecchiette lui font quelques echos quand même.  Malheureusement et à mon grand étonnement car quand j’étais enfant je raffolais pour les anchois, en famille elles ne font pas du tout l’unanimité et donc pour éviter les grimaces j’ai fait une variations, qui a eu en plus l’avantage de faire passer les hais broccoli comme une lettre à la poste…ou presque!

Ingrédients (4 personnes)

  • 500 grammes de orecchiette (oui vous avez bien lu 🙂 les orecchiette ne font pas une grande croissance en cuisant et en famille j’ai quand même une ado et une presque ado affamées qui risquent de grogner pas mal si je leur sert une petite portion)
  • 1 broccoli assez grand
  • 1 botte de basilic
  • 1 gousse d’ail
  • 1 poignée de noisettes rôties
  • 1/2 verre d’huile d’olive vierge extra de très bonne qualité
  • 1 piment rouge (ou de la pâte de piment rouge, comme j’ai mis dans mes pâtes.  Et déjà cela mérite une histoire. Mon dealer, Gianni, le mari de ma cousine qui en produit toutes les étés faite à la main en allant à la recherche, entre Calabre et autres endroits plus exotiques, des meilleurs, ou bien des pires piments et il en offre en famille chaque fois que nous nous voyons. Au début la pâte surnommée « la morte sicura » c’est à dire « la mort subite », restait longtemps dans les placards. Mais petit à petit nous avons commencé à en mettre partout et maintenant…et ben, Gianni si jamais tu lisais ici je voulais juste te dire que je n’ose pas te demander directement mais ta « morte sicura » est presque finie et nous en sommes devenus dépendants, pourrais-tu stp nous en envoyer un petit pot, vu que je ne sais rien de la prochaine fois que je pourrais rentrer au pays? )
  1. Dans une grande casserole faire bouillir l’eau pour les pâtes.
  2. Entre temps cuire les broccoli divisé en petits fleurs, à la vapeur.
  3. Mixer le basilic avec la gousse d’ail, les noisettes en ajoutant l’huile d’olive à fil.
  4. Mettre les orecchiette à cuire en suivant les temps de cuisson indiqués sur le paquet.
  5. Ajouter dans le pesto une cuillère à soupe d’eau de cuisson des pâtes.
  6. Égoutter les pâtes,  les assaisonner avec le pesto. Rajouter les broccoli dans le plat de service, avec une demi cuillère à café de pâte de piment.
  7. Mélanger bien et servir de suite
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Salade de fenouil oignons betterave

Une petite salade qui est devenue toute rose, toute jolie,  car la betterave a vite colorié le fenouil et les oignons nouveaux. En ce moment de dé-confinement, nous aimons beaucoup faire des gros repas à midi et des repas plus légers au soir, ce qui favorise la créativité sur les salades car très vite on s’ennuient de manger des salades de tomates basilic (en plus ces premiers tomates ne sont pas supers je doit dire…). La recette est vite faite donnée. Il suffit d’une mandoline pour couper un fenouil en tranches très fines (1,5 mm°) les oignons et la betterave pareil. La vinaigrette est faite de deux cuillères à soupe de vinaigre de cidre, deux cuillères à soupe d’huile d’olive vierge extra, une cuillère à soupe de câpres, une demie cuillère à soupe de moutarde à l’ancienne, une dizaine de feuilles de menthe hachées. Bien remuer le tout et consommer bien fraîche.

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