Pandoro (gâteau de Noel italien) des Sorelle Simili de Bologna

Je sais, c’est triste que toutes les années la préparation du Noël est avancée…et je sais bien que les raisonnes spirituelles n’ont rien à voir avec cela, mais que ce n’est qu’une question de commencer avant à vendre des décorations, des jouets et toute la panoplie du Noël des magasins, de faire rentrer tout le monde dans un « esprit de Noël » complètement faux et drivé par la consommation. Mais moi j’ai sur ce point une grosse faiblesse et c’est que, quand je rentre des vacances d’été, je serais déjà prête à faire l’arbre de Noël. C’est à dire que sur ce point je suis presque pire que mes filles (oups, peut être inconsciemment je leur ai transmis mon impatience de voir Noël arriver) et que depuis toute petite je compte les jours, je suis excitée et je voudrai que cette attente se prolonge à toujours, je voudrai en réalité que Noël n’arrive jamais. Je voudrai  pouvoir rester dans cette suspension magique, préparer des couronnes, penser des menus, écrire des lettres au Père Noël (grrrr voir sur cela mon billet sur France et Père Noël ) regarder les villes s’habiller petit à petit, vivre l’excitation de mes petites, décorer des arbres et des crèches, bref un éternel Avent pour un Noël qui n’arriverait jamais. Et à bien penser ce n’est pas que pour Noël, j’adore toutes les attentes, la où on ne court pas des risques de déception parce que tout peut encore se passer, où on peut rester dans l’imaginaire de ce qui se passera et l’attendre avec trépidation. Bref j’arrête le blablabla et je passe à la recette. Ce n’est pas du panettone…encore cette année je me suis laissée intimider par le roi des gâteaux italiens et le rendez vous est peut être pour l’année qui viendra. Pourquoi ai-je peur du panettone? Déjà parce que il faut du levain pour le faire et le levain la seule fois que j’ai cherché d’en faire, comme j’ai déjà dit à plusieurs repriser, il est mort dans une horrible puanteur. J’ai trouvé des recettes avec de la levure boulangère mais sincèrement, quand on regarde les photos, c’est d’une tristesse infinie. Après je sais qu’en France, comme en Italie, il y a des mouvements pour s’offrir le levain, c’est à dire que quelqu’un qui en a en donne une boule à quelqu’un qui en a pas, idée que je trouve fort sympa et orienté économie solidaire. Mais bon je ne suis pas branché sur aucun de ces mouvements et donc, faute de matière première, pas de panettone pour cette année. Par contre, les fameuses Sorelle Simili de Bologna, chez lesquelles je me suis servie longtemps, dans leur super super super bouquin « Pane e Roba dolce » ont une recette merveilleuse. Je l’ai faite en la suivant à la lettre et le résultat est extra…parfumé, onctueux, souple, avec une mie extraordinaire, bien aéré, bref un chef d’oeuvre qui récompense le fait que pour le faire il faut avoir une bonne journée pour toutes les pousses…comme les sœurs le disent vous sentirez l’odeur de beurre non pas parce-qu’il y en a trop mais à cause du façonnage feuilleté qui rend ce gâteau si extraordinaire!!! Vous verrez que la recette est écrite d’une façon légèrement différente par rapport à mon style habituel mais je n’ai pas voulu me tromper et donc je l’ai simplement traduite sans aucune modification.

Pandoro fini

Pandoro (gâteau de Noël italien) des Sorelle Simili de Bologna

Ingrédients (Pandoro dans un moule d’1 kilo)

Première pousse

  • 15 grammes de levure boulangère fraîche
  • 60 grammes d’eau tiède
  • 50 grammes de farine forte en W (Manitoba, à Paris chez RAP  par exemple, gruau…)
  • 1 cuillère à soupe de sucre
  • 1 jaune d’œuf
  1. Faire fondre la levure dans l’eau tiède, ajouter le sucre, le jaune d’œuf, la farine et battre bien pour en obtenir un mélange bien lisse.
  2. Couvrir et laisser pousser jusqu’au redoublement, environ 50/60 minutes
  3. Lievitino

Premier pétrissage 

  • 200 grammes de farine forte en W (Manitoba, gruau…
  • 3 grammes de levure de bière
  • 25 grammes de sucre
  • 30 grammes de beurre
  • 2 cuillères à soupe d’eau
  • 1 oeuf entier
  1. dissoudre la levure de bière dans l’eau. A ce point je vous conseil d’utiliser une planétaire. Moi j’ai pétri avec le Thermomix. Ajouter à la première pousse la levure fondue dans l’eau, le sucre, la farine et l’œuf, mélanger bien, ajouter le beurre à température ambiante, pétrir jusqu’à quand le tout sera bien homogène.
  2. Couvrir et laisser pousser jusqu’à quand la pâte sera redoublée, dans un lieu tiède (pour moi dans le four éteint avec la lumière allumée.

Deuxième pétrissage

  • 200 grammes de farine à haute W (Manitoba, gruau…)
  • 100 grammes de sucre
  • 2 oeufs
  • 1 cuillère à café de sel
  • 1 gousse de vanille
  • 140 grammes de beurre à température ambiante pour le feuilletage
  1. Ajouter à la pâte du premier pétrissage les œufs, le sucre, la farine, le sel et les graines de la gousse de vanille. Travailler au moins une dizaine  de minutes au robot.
  2. Prendre la pâte et la laisser pousser environ 1h 30 ou jusqu’à quand elle redouble
  3. Passé ce temps mettez la pâte dans le frigo pendant 30/40 minutes.
  4. Enlever du frigo, renverser la pâte sur le plain de travail légèrement fariné et, à l’aide du rouleau à pâtisserie, former un carré haut environ 1 centimètre – Distribuer le beurre au centre, en petits morceaux, et replier les angles au centre comme pour construire une enveloppe (regardez la photo)
  5. Carreau sur lequel mettre le beurre

    Carreau de pâte sur lequel mettre le beurre

    Pâte repliée pour début feuilletage

    Pâte repliée pour début feuilletage

     

  6. Avec le rouleau à pâtisserie, délicatement, baisser le carreau avec le beurre dedans. Le replier ensuite en trois parts (voir photo) comme quand on fait un feuilletage
    Plies pour feuillettage

    Plies pour feuilletage

     

  7. Laisser le carreau de pâte pendant 20 minutes à reposer au frigo. Le reprendre, le baisser au rouleau, le replier en trois parts, le laisser reposer au frigo encore 20 minutes. Répéter toute l’opération encore une fois. (trois fois en tout)
  8. Après ce repos former une boule, replier les bords en bas, mettre la boule dans un moule en étoile, bien bien beurré (vous le trouverez sur le net en tapant « moule à pandoro 1kg). Couvrir, mettre dans un endroit pas trop chaud, laisser pousser toute une nuit. Ayez confiance, il va pousser si vous avez bien suivis les instructions. Quand je l’ai mis dans le moule je me suis dite que jamais j’aurais obtenu quelque chose de cela mais le matin il débordait complètement, il avait poussé bien plus que le double!
    Avant la Pousse finale

    Avant la Pousse finale

    Fin de 3me pousse

    Fin de 3me pousse

  9. Le matin allumer le four 170°. Prendre le moule, le mettre au four, cuire d’abord 20′ et après encore 20′ à 160°. Bien vérifier à l’aide d’une broche en bois si la cuisson est complète (la broche doit sortir propre), si non couvrir le fond pour qu’il ne se colore pas trop avec une feuille en aluminium et laisser aller encore une dizaine de minutes.
  10. démouler le pandoro le plus vite que possible pour éviter que le beurre se solidifie en l’attachant irrémédiablement au moule. Mettez le sur une grille pour le refroidir et parsemer de sucre glace. Se garde dans un sachet en plastique pendant quelques jours (si vous en tenez bien loin les enfants) – Pour le petit déjeuner, avec un chocolat chaud, ou si non avec du Nutella c’est trop trop bon!!
  11. A la sortie du four, sans sucre glace

    A la sortie du four, sans sucre glace

     

     

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4 commentaires pour Pandoro (gâteau de Noel italien) des Sorelle Simili de Bologna

  1. Délicieuse spécialité que j’ai hâte de découvrir !

    • silviagollini dit :

      C’est extra et de le faire de soi même c’est une grande satisfaction! surtout la dernière pousse, on n’y croit pas quand on lui dit « bonsoir » et il est tout petit et le matin on le retrouve qui sort du moule 🙂

  2. Domi dit :

    DOMMAGE de le manger avec… du Nutella Silvia!! Comme si on osait mettre côte à côte du raffinement et de… la cochonnerie;-(
    Je vais l’essayer – dans le moule à Kouglopf de ma Môman – désolée pour la ‘trahison’

    • silviagollini dit :

      Domi si tu veux je peux très bien te le prêter, n’hésite pas à venir le chercher en semaine, je ne suis pas la mais je laisserais dit où le trouver à la famille :-)…et oui le Nutella c’est un plaisir cochon très très cochon 🙂 bisous

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