Pancakes à la farine de pois chiches avec orties et chèvre #Confinement 33

Le social dreaming, ou rêve social, est une perspective très intéressante de considérer les rêves, non plus comme appartenant à un seul individu et comme tels signifiants, dans leurs interprétation, que pour la vie de cette personne, mais plutôt comme relevants pour un ensemble social, que ça soit un groupe, une organisation, un peuple etc. Le centre n’est plus donc le rêveur mais le rêve lui même. Mr. Gordon Lawrence, que j’ai eu l’honneur de connaître, il y a désormais une vingtaine d’années pendant une expérience assez extraordinaire de 15 jours, appelée « The Leicester Conference » et organisée pas le Tavistock Institute, a passé sa vie à étudier ce phénomène, en tirant la conclusion que, quand un groupe a des liens les rêves des membres parlent de ce que le collectif est en train de vivre, de son psychisme. Pourquoi je vous dis cela? Parce que dans ce confinement je remarque de plus en plus que le matin, quand nous nous réveillons en famille et que nous nous racontons nos rêves, il y a un fil rouge qui semble les lier et qui parle aussi pour les autres. Ce matin ma grande m’a raconté un rêve bizarre de voyages dans le temps et de ciel du soir illuminé par des lueurs, et de la découverte, dans le rêve, qu’on étaient en guerre et que les lumières n’étaient pas des étoiles filantes mais des obus menaçant de nous frapper. Et j’ai récupéré moi aussi des fragments de mes rêves de cette nuit, et j’ai associé à cela notre condition de confinés mais aussi le fait que cette conditions est en train de finir et la peur d’aller dehors et d’être frappée par des obus-virus…Je me suis aussi demandée combien de temps il faudra aux jeunes pour venir au bout des traumatismes différents que cette situation leur aura causé. La guerre m’a fait aussi penser au fait que les derniers témoins de ce temps de guerre qui a engagé la France, sur son territoire,  sont en train d’être décimes par ce virus et que notre système social accepte implicitement l’extinction d’une génération, chose que en ces jours me remplie de rage.

La recette d’aujourd’hui: des très bons pancakes à la farine de pois chiches et d’avoine, donc sans gluten de blé, inspirés par le blog Del’s Cooking. Je les ai après repassés au four avec différents garnitures (orties à la poêle et chèvre, jambon et scamorza, roquefort et noix, pecorino et olives), et qui ont fait un diner différent. Je le verrai bien dans un brunch mais apparemment il y aura beaucoup de temps à passer avant de pouvoir se retrouver tranquilles pour des occasions festives…

 

 

Ingrédients (12 pancakes)

Pancakes

  • 90 grammes de farine de pois chiches
  • 85 grammes de son d’avoine pulvérise au robot
  • 3/4 de cuillère à café de levure chimique, 1/4 de bicarbonate de soude
  • 1 oeuf
  • 240 ml de lait
  • une poignée de ciboulette hachée
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive vierge extra plus un peu pour la cuisson

Pour la garniture

  • 500 grammes d’orties
  • 50 grammes de chèvre frais
  • 2 tranches de jambon de Parme
  • 50 grammes de scamorza fumée
  • 50 grammes de roquefort
  • une poignée de noix
  • 50 grammes de pecorino
  • une poignée d’olives noires
  1. Dans un bol mélanger les farines, la levure et le bicarbonate, le sel et poivre. Dans un autre bol mélanger le lait, l’œuf, l’huile, la ciboulette et bien fouetter. Unir les deux bols tout en mélangeant pour obtenir une crème lisse. Laisser reposer une demie heure au frais.
  2. Chauffer, dans une poêle anti adhérente, l’huile d’olive. Prélever deux cuillères de l’appareil pour chaque pancakes. Laisser cuire 2 ou 3 minutes de chaque côté, réserver.
  3. Après les avoir bien lavées, mettre les orties dans un cuit-vapeur pendant 3/4 minutes. Bien les égoutter et les repasser à la poêle avec un peu d’huile d’olive et de l’ail. Réserver.
  4. Allumer le four 180°
  5. Mettre les pancakes sur une planche huilée.  Pour les décorations (pour les miens, la limite étant seulement la fantasie, ils vont bien avec beaucoup de choses donc je vous donne seulement des exemples): orties et chèvre, jambon de Parme surmonté d’une tranche de scamorza fumée, roquefort et noix (mortels mortels mortels), pecorino fondu surmonté d’olives noires dénoyautées, je penses que je vais les refaire à la saison de fèves pour faire pecorino-fèves un mariage typiquement romain qui est unique!!!
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