Tartare d’asperges et encore des histoires d’animaux

Dans ces jours de post confinement la vraie sensation de la liberté retrouvée a été de pouvoir retourner marcher en foret…non pas les petites marches à maximum un kilomètre de la maison, en lisière de foret, ayant tout le temps un mélange entre sentiment de culpabilité et peur de se faire attraper et devoir payer une amende, car ça n’a jamais été trop clair si on avaient le droit ou non, en croisant d’autres marcheurs eux aussi les yeux bas, traversés peut être par le même sentiment. La nous avons repris possession de l’ensemble des 24.000 hectares de pins, chaines, bouleaux, hêtres et toute sorte de buissons qui peuplent cette foret incroyablement belle. Pendant les, en fin! longues marches, avec mon mari (qui est aussi mon associé) nous avons pris l’habitude de faire nos réunions de travail directement en foret et hier nous nous sommes dit « il nous faut un chien! ». Il y a un passage dans un petit livre de Cesare Pavese qui m’avait beaucoup frappée quand j’étais adolescente. A ce temps j’avais un chien, un chien juste pour les vacances et les weekends à la Brunetta, la petite maison sur les collines tosco-romagnoles où j’allais avec mes parents : le chien Pippo. Le chien étais en théorie des voisins mais dès que nous étions la il devenait notre chien chéri, aimée d’une sorte d’amour total que seulement des enfants des « gens de la ville » qui ne pouvaient pas trop avoir des animaux pouvaient éprouver, tandis que nos voisins, qui d’animaux en avaient pleins, poules, lapins, chats, chiens, distribuaient leur amour beaucoup plus équitablement entre eux. Le chien il devait quelques parts ressentir son unicité à nos yeux et dès notre arrivé il s’installait chez nous; les fois où il nous accompagnait dans les bois, la promenade devenait un pur bonheur, car le chien, lui, rajoutait quelque chose de magique. C’est seulement plus tard que, en lisant ce passage de Cesare Pavese, j’ai trouvé des mots pour décrire cette sensation de plenitude « C’est agréable de se promener sur la colline avec le chien : en marchant, il renifle et reconnaît pour nous les racines, les tanières, les ravins, les vies cachées, et multiplie pour nous le plaisir des découvertes. Depuis mon enfance, il m’a semblé que traverser les bois sans chien aurait perdu trop de la vie et des secrets de la terre. »

Pour en revenir au chien, pour le moment imaginé, l’announce dans le comité de famille, contrairement à ce que nous avons pu nous attendre, a été accueilli non pas avec les cris de joie de la part de nos filles que nous nous attendions, mais avec un « non, nous ne pouvons pas faire cela au chat! ». Il faut savoir que notre chat Fripouille, qui apparaît dans beaucoup d’histoires dans ce blog, est pas seulement très territorial, mais aussi grand chasseur. Cette première exploration de la question « chien » s’est donc terminée avec une grande rigolade. Nous avons imaginé  Fripouille, qui quand a attrapé une sourie la nuit et rentre la déposer aux pieds de l’escalier qui mène à nos chambres, produit un caractéristique « mamamameeeeow » qui veut dire, par sur, « J’ai pris une sourie, je suis fier, je suis un chasseur! », nous l’avons donc imaginé avoir attrapé le chiot et nous le déposer avec la même fierté en bas des escaliers, en pensant être complimenté et primé pour cela. Nous nous sommes dits que la question mérite autres séances d’exploration 🙂

La tartare d’asperges d’aujourd’hui est en syntonie avec ce sens de liberté retrouvée, d’été qui approche, de fraîcheur et envie de légèreté, à la fois dans la nourriture et dans le reste!

 

 

Ingrédients (2 personnes)

Pour la tartare de légumes

  • 10 asperges vertes
  • une dizaine de tomates cerise
  • 1 oignons violet nouveau
  • 1 avocat

Pour la vinaigrette

  • 1 cuillère à soupe de câpres
  • 2 petits cornichons coupés en mini dés
  • 1/2 cuillère à soupe de moutarde à l’ancienne
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive vierge extra
  • quelques brins de persil et de cerfeuil ciselés
  • 2 cuillères à soupe de vinaigre de cidre
  • 1/2 citron
  • sel et poivre du moulin
  1. Cuire les asperges en eau bouillante salée pendant 8 minutes, ils doivent rester bien verts et craquants. Les égoutter, les passer sous l’eau froide pendant un moment pour bien les refroidir et éviter qu’en continuant à cuire ils deviennent mou. Séparer les tiges, les couper en rondelles, en gardant quelques têtes entières. Réserver
  2. Couper en petits dés la tomate, l’avocat, l’oignon. Mettre le tout dans un bol et ajouter les asperges coupés.
  3. Préparer la vinaigrette en rassemblant tous les ingrédients.
  4. Bien assaisonner la tartare avec la vinaigrette. La repartir dans des moules et laisser reposer au frigo pour bien refroidir avant de servir.
  5. « Démouler » sur une assiette. Distribuer sur chaque assiette quelques grains de sel de Guerande et donner quelques tours de moulin de poivre. Servir en décorant avec les têtes d’asperges.
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6 commentaires pour Tartare d’asperges et encore des histoires d’animaux

  1. Nuancia dit :

    Joli article, merci pour le partage ♡

    Aimé par 1 personne

  2. Encore un super article, Silvia. J’aime ces histoires simples, mais pas simplistes, et la manière dont tu les racontes.
    Bénédicte

    J'aime

  3. Recette rapide à faire, et ça a l’air bon surtout. Merci pour ce partage.

    Aimé par 1 personne

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