Gigot de 7 heures de Sophie et ses poires au miel et à la pistache

Il y a trois ans j’ai participé à une fête de famille à Lyon, chez une de sœurs de mon mari, Sophie, qui nous avait fait un gigot extraordinaire. Je n’avais jamais gouté à une viande plus tendre et aromatique, le gigot se fondait dans la bouche!! Mieux vaut tard que jamais, j’ai demandé la recette à Sophie (merci!!) et la voici pour tous ceux qui voudront la réaliser peut être avec les moutons bio d’Élise, les mêmes qui ont été rôtis pendant le week end à la ferme d’Anne et Florian. Cette cuisson, 7 heures à feu très doux, peut aussi etre appliqué à  du mouton, de la brebis, du marcassin, du jeune sanglier ou du chevreuil.  Voici quelques informations que j’ai trouvé sur le net, sur cette bizarre façon de cuire l’agneau . « Cette recette donnée comme auvergnate a probablement pour origine soit la recherche d’une méthode de cuisson de viandes dures provenant d’animaux âgés, soit la cuisson lente dans un four à feu continu d’un plat qui y est mis de soir pour y être retrouvé le lendemain matin ou qui y est mis à midi pour y être retrouvé à 19 heures après des travaux de l’après-midi. Le principe général de la recette du gigot de sept heures est une cuisson lente au four dans un récipient luté (moi je l’ai fait, sur conseil de Sophie, dans une terrine Le Creuset avec couvercle et ça à très bien marché). On l’appelle gigot de sept heures car il cuit très lentement au four.  Au terme de cette cuisson, les chairs se servent à la cuillère accompagnées d’une réduction du jus de cuisson et l’accompagnement classique sera un gratin dauphinois, une purée de pommes de terre à l’ail, ou encore un gratin d’épinards ou de côtes de blettes.  Pour ma part j’avais envi d’un accompagnement plutôt sucré, vu que j’adore le mariage agneau/miel et j’ai trouvé parfaite cette recette de poires, presque un dessert, pour exalter mon gigot qui a cuit trèèèèèès lentement, touuuuuuut un après midi (je n’étais pas dans les champs au travail :-))) Soit dit en passant, les pommes de terre à la vapeur que j’ai servi avec étaient assaisonnées avec la fantastique marjolaine du panier.

Gigot de 7 heures de Sophie et ses poires au miel et à la pistache

Ingrédients (8/10 personnes)

Pour le gigot

  • un gigot d’agneau avec son os
  • 30 gousses d’ail non pelées
  • une poignée de graines de poivre noir entiers
  • une dizaine de feuilles de laurier
  • une bouteille de Monbazillac

Pour l’accompagnement aux poires

  • 6 poires coupées en quartiers
  • 50 grammes de beurre salé
  • deux cuillères à soupe de miel
  • 30 cl de vinaigre balsamique
  • sel et poivre
  • une poignée de pistaches non salés hachés grossièrement

Allumer le four 120°. Dans une cocotte Le Creuset poser le gigot, éparpiller les 30 gousses d’ail autour d’une façon qu’il y en ait partout,  ajouter le laurier, les graines de poivre noir, verser toute la bouteille de Monbazillac , couvrir avec le couvercle et laisser au four pendant 7 heures. De temps en temps retourner le gigot. J’ai laissé cuir la dernière heure sans couvercle mais ce n’est pas nécessaire, c’est juste que j’ai voulu faire réduire sa sauce comme ça, mais vous pouvez très bien la faire réduire une fois le gigot cuit, en l’enlevant et en la mettant sur le feu avec une cuillère de Maizena par exemples. A la fin de la cuisson couper le gigot en tranches et arroser les tranches avec son jus. Le gigot de 7 heures s’appelle aussi gigot à la cuillère car la chair devienne tellement tendre que vous pouvez le servir avec une cuillère. Pendant que le gigot cuit vous pouvez préparer ses poires. Dans une poêle faire frire le beurre, ajouter les poires et les dorer sur toutes les faces, déglacer avec le vinaigre et le miel attendre encore quelques minutes pour que la sauce se réduise et enlever du feu. Avant de servir parsemer de pistaches hachés.

Sortie triomphale du gigot du four

Sortie triomphale du gigot du four

La coupe de la bête

La coupe de la bête

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15 commentaires pour Gigot de 7 heures de Sophie et ses poires au miel et à la pistache

  1. j’ai toujours entendu dire que c’était une merveille. et ça a l’air effectivement terrible. je commence depuis peu à apprécier l’agneau

    • silviagollini dit :

      moi non plus avant d’arriver en France je n’avais pas trop d’amour pou l’agneau…puis j’ai gouté à celui de ma belle soeur et j’ai complètement changé d’idée…tendre et fondant, une merveille!!

  2. Virginie dit :

    Bonjour Silvia,

    Nous avons essayé « ton « gigot de 7 heures le week-end dernier avec l’accompagnement de poires, c’était divin! Un grand merci pour la précision de ta recette pour les poires. Nous avons mis moins de vinaigre balsamique que ce que tu recommandais car 30cl , ça nous a fait peur!:o)
    Gros bisous

    • silviagollini dit :

      Virginie je suis super contente que tout a bien marché! et oui, l’agneau comme ça est une vraie délice, la première fois que je l’ai mangé je n’en revenais pas!! Le vinaigre c’est vrai, ça dépend des gouts, moi j’aime bien l’acide/sucré donc je fonce!!

  3. dominique dit :

    J’ai fait votre recette pour Noël, un régal, tout le monde a adoré; merci pour la recette
    cordialement
    Dominque

  4. sarnez dit :

    bravo c’est la meilleur recette…,j’ai juste ajoute un petit mirepoix carottes-oignons…vos poires …:un delice

  5. Ping : Verrines de gaspacho de betteraves et crevettes grises comme une tapas | Blog de cuisine de l'AMAP Belles Fontaines de la vallée

  6. Domi dit :

    (Allez, je vais faire un peu le contre courant Silvia!! en toute amitié – on se connaît trop)
    Hummm, oui c’est vrai cela a l’air bien goûteux, tendre, confit à souhait avec de belles poires dignes d’un curry végétarien élégant, normal puisque… la viande est celle d’un JEUNE animal, donc tendre forcément (en plus de la longue cuisson); MAIS….
    …. à la maison, on ne mange PAS de bébés animaux! ni blanquette de veau, ni gigot pascal, ni cuissot de chevreau de Laurence lorsqu’il y a un BBQ AMAP, ni autre sommet de la cuisine française ou étrangère – comme le délicieux pourtant, couscous (enfin, si mais avec le poulet bio adulte de JB!!).
    C’est sûr, nos balades dans les pâtures, la visite chez Laurence, les documentaires animaliers, etc, ont dû influencer les réflexions de mes ados, mais quitte à diminuer notre consommation de viande -> nous avons commencé par… celle des jeunes mammifères. Surtout confirmé cet été en rencontrant des éleveurs de bovins en Savoie: ils nous ont raconté l’origine de la tendreté des « veaux de lait sous la mère » = de jeunes animaux qui ne voient jamais la lumière du jour – pour garder leur chair bien blanche… – et qui ne sont « sous leur mère » que l’espace des tétées, sinon, ils sont parqués loin d’elles. Tout ça dixit les pros rencontrés.
    Pas de souci pour nos repas et notre gastronomie! on mange encore très bien chez nous et nous ne sommes pas végétariens (- enfin, pas encore!)
    Ah! quand on lève un peu le voile de nos produits qui sont à la base de notre alimentation, c’est fou ce qu’on découvre. Il suffit de dépasser le contenu de nos assiettes et de nous dire que derrière ces délicieuses bouchées… se cachent des ETRES VIVANTS!
    Grosses bises Silvia!

    • silviagollini dit :

      Merci Dominique pour ton commentaire très pertinent…chez nous aussi la consommation de viande fait beaucoup de débat. En ce moment nous en mangeons assez rarement et c’est surtout de la volaille bio amapienne, donc élevée avec tous les critères qui garantissent le bien être de l’animal et du consommateur. Normalement pour nous l’agneau est vraiment réservé au repas festifs et pas plus d’une ou deux fois par an et il est acheté dans des fermes du coin (il y en a une qui a failli rentrer dans l’amap et son élevage des bêtes n’est pas du tout cruel). Personnellement je sais que je ne deviendrais pas végétarienne: j’ai cherché de le devenir en jeunesse, pour de raison de compassion vers les animaux, mais ça n’a pas marché et c’était une privation trop importante pour moi. Par contre je suis très attentive à comment la viande est produite et à l’acheter en filière courte…mais ma position est en évolution continuée. Par exemple sur le bœuf : nous l’avons presque éliminé de nos tables (faite exception pour la sauce bolognese elle aussi assez festive) pour des raisons d’impacte de l’élevage sur la planète. Et je suis très ouverte au dialogue sur ce thème, qui m’intéresse énormément en plus…peut être nous pourrions lancer une soirée apéro (veggie :-)) à l’AMAP pour en parler…qu’en penses-tu?

  7. Breu dit :

    super! on s’est régalés l’association gigot et poires une super idée Bravo et merci

    • silviagollini dit :

      Je suis très très contente et c’est vraie que cette recette d’agneau est absolument super…en fait il faudrait surtout remercier ma belle soeur Sophie qui a créé cette merveille!!

  8. je garderai cette recette…impeccable idee…super….merci:)

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