Grissini de pâte feuillettée thermomix au petit épautre, avec nigelle et parmesan

Ma recette préférée en absolue, par rapport à la pâte feuilletée express, reste celle de Felder, qui donne un feuilletage étonnamment léger et aérée. Sincèrement depuis que je la connais, j’ai presque abandonnée la procédure longue, qui prévoit un repos au frigidaire après chaque tour de pâte. Cette recette qui est dans le livre de base du thérmomix est aussi très efficace, il faut par contre impérativement donner un bon choque à la pâte, en la faisant passer du grand froid au grand chaud. J’ai utilisé une partie de cette pâte pour une tarte au ricotta et épinards et elle avait feuilletée beaucoup moins; j’avais pensé que la « faute » était à la farine de petit épeautre, plus brute et donc lourde mais je me trompais. La tarte je l’avais entreposé au frigidaire avant de d’enfourner. Les grissini je les ai passées directement du congélateur, où la plaque était gardée, au 200° du four: ils ont énormément feuilletée, en considérant que je les ai réalisés avec des restes de pâte que j’avais tiré très fins…en plus c’est une super idée, d’en garder une plaque toute prête à garnir, dans le congélateur, en cas d’apéros improvisés :-)

grissini pate feuilletée  thermomix

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Petits gâteaux à la carotte et noisettes

Je poste ce billet en vitesse parce que ces petits gâteaux ont beaucoup plu à la distribution du panier de l’AMAP. Les ingrédients de base sont les très douces carottes de Florian et Anne, nos super agriculteurs et les noisettes bio que j’ai achetés à Biocoop, la recette je l’ai trouvée sur le site italien ilcucchiaio.it. En ce moment nos paniers amapiens sont d’une richesse incroyable…navets, radis, potimarron, roquette, tomates, cébettes, c’est un vrai festin.

Muffin à la carotte et noisettes Continuer la lecture

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Comment cuire un gros canard : Canard de 6 heures à l’orange, pommes, oignons

Ce canard a été le sujet de beaucoup de disputes depuis environ deux mois, entre mon mari et moi. Il est arrivé chez nous après une distribution de l’AMAP. Matthieu, justement, s’était dit que l’AMAP est beau parce qu’il y a une certaine différenciation possible des produits et donc à quoi bon consommer tous les mois que du poulet. Il a trouvé sa joie quand il a vu cette bête abandonnée et il l’a embarquée. Moi je revenais d’un long déplacement et, en arrivant à la maison à minuit, j’ai eu soif. J’ai ouvert le frigo. Et la, avec le plus grand horreur, j’ai découvert la bête couché dans mon frigo. Volaille ou dinosaure ? Je suis montée tout de suite sur mes grands chevaux (ou mes grands canards) et, en réveillant le pauvre mari endormi j’ai commencé, sans même demander des explications, à l’engueuler « mais c’est quoi ce truc ? Mais pourquoi tu l’as prise ? Penses tu qu’on est 20, ici, autour de la table ? Ou bien tu t’es mis en avance avec la volaille de Noël ? Mais tu ne te rends pas compte, tu connais à rien, cette vieille bête va être dure comme des ânes… ». Bref imaginez le pauvre homme, réveillé au milieu de son sommeil, par une espèce de furie hurlante qui lui tombe dessus sans prévenir. Après la rage est passée et à sa place est venue la moquerie…ca fait deux mois environ que je ne perds pas l’occasion de me moquer de Matthieu et de son énorme canard, qui était fini au congélateur en attente de meilleurs fortune. Qui est arrivée le jour où j’ai commencé à me dire : « donc, vieux canard = dur canard…comment assouplir sa viande ? » et la je me suis rappelée du gigot de 7 heures et du principe de la cuisson à baisse température et la recette était prête…j’ai juste attendu quand même d’avoir des invités, parce que, je confirme, un canard de 4 kilos 500 grammes on le mange à 8/10 personnes…mais pour le reste j’ai demandé pardon à Matthieu. Le délice de cette viande, unie au parfum qui se répand dans la maison pendant la longue cuisson sont inoubliable…Matthieu a bien vu quand il a décidé de différencier notre consommation de volaille…

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Le Père Noël n’est pas une ordure : Linzer Torte de Christophe Felder et réflexions sur les différences entre Italie et France autour de l’enfance et de Noël

Autour du 22 septembre mes filles (8 ans et demi, 4 ans et demi) ont commencé à demander « Maman c’est quand Noël ? ». Je sais que, si on s’en tienne à la météo, il n’y a rien de l’automne ni, encore moins, de l’hiver dans ces jours à ciel bleu et 28 degrés. Mais moi j’ai déjà commencé à cuisiner avec les épices de Noël…donc la maison sent bon la cannelle, le gingembre, le clou de girofle etc., bref ça sent le marché de Noël et donc c’est normal que mes filles me posent ce genre de questions. Même s’il y manque plus ou moins 3 longs mois. Et à force de demander, quelque chose dans la tête a commencé à leur faire penser que, si elles avaient écrit la lettre au père Noël, peut être, Noël serait arrivé plus vite. Je suis donc allée chercher des jolies cartes, des enveloppes, des couleurs et, ensemble, nous avons écrit la fameuse lettre. En faisant aussi du découpage sur les catalogues des petits personnages à monter, qui envahissent, avec leurs souris plastifiés et leurs petits chapeaux –outils-perruques-mains-avec-deux-doigts bref avec leurs petits trucs emmerdants,  toute la maison, en me faisant crier de douleur à chaque fois que, pendant la nuit, je me lève et je mets mon pied nu exactement sur la petite fourchette/couronne/épée etc. Nous avons découpé des hôtels, des maisons, des fermes, juste pour que le père Noël ne risque pas de mal comprendre ; nous avons dessiné, colorié, mis les petites lettres dans les enveloppes et écrit des adresses nordiques, sans oublier des salutations pour les rennes. Je regardais mes petites faire tout cela, soulagée, en me disant « malgré l’environnement hostile au père Noël, apparemment la grande est encore sauve pour cet année »…je me trompais.  J’ai déjà eu l’occasion, plusieurs fois, de dire tout mon amour pour la France et personne, parmi ce qui me connaissent, mettrait jamais en doute cela. Mais ici c’est plutôt mon énervement que je vais dire. Parce que dans mon amour inconditionnel pour ce pays il y a aussi quelques tâches. En particulier, il y a une grande, énorme différence entre Italie et France que je ne supporte pas : c’est autour du Père Noël. En Italie le Père Noël est sacré. C’est-à-dire que personne n’oserait même pas penser de mal parler de lui, en mettant en doute sa sacrée existence, avec un enfant de moins de 10/11 ans (oui vous avez bien lu, dix/onze, l’âge du collège quoi). Les italiens sont divisés sur beaucoup de choses mais sur cela il y a une solidarité absolue, intergénérationnelle, transversale, je dirais presque génétique : le Père Noël existe, pas des doutes, pas des petits signes, pas des regards d’entente entre adultes ou de clignotement d’yeux détectables par les enfants (ils ne sont pas bêtes). Le Père Noël est comme Dieu, non, même plus, parce qu’il existe aussi pour les athées, agnostiques et toute autre sorte de mécréant, qui, face à la religion du père Noël, baissent leurs défenses et admettent que oui, il existe, il habite au Pôle Nord et même si c’est inexplicable, il prépare en une seule nuit les cadeaux pour tous, vraiment tous, les enfants du monde. Et tout le monde est disponible, face aux enfants, à soutenir cette évidence, à emmener n’importe quelle preuve, argument, thèse et antithèse, à s’habiller en rouge et mettre une barbe blanche, en faisant semblant de ne pas faire du bruit mais en fait en faisant juste le bruit qui sera suffisant à réveiller les enfants pour que dans leur sommeil entrevoient quelque chose de laquelle oui, le matin d’après vont se souvenir, vaguement, mais avec une certaine émotion et ils vont pouvoir dire à leurs copains qu’ils ont vu, eux, les privilégiés, ils ont eu le contact avec cette entité magique. Voici l’Italie. Le pays où l’enfance dure le temps de l’enfance. Bon on pourrait se dire que ça dure trop…c’est tout Italien le phénomène des « bamboccioni », les trentenaires qui habitent chez papa et maman et qui ne veulent pas grandir. Mais ça c’est autre chose. L’enfance en Italie c’est quelque chose de respecté et intouchable et le Père Noël c’est un de ses piliers. Et me voici, avec mes deux filles en France. Naïvement je ne me posais pas le problème. Je pensais que cette transversalité et intouchabilité du Père Noël étaient internationales. Mais non.  En France il y a le fameux « âge des raisons », la frontière entre une enfance insouciante et une enfance moins enfance mais plus adultance. En France l’enfance sert à devenir adultes, oui, cela partout mais…en France il faut toujours être meilleurs que les autres, il faut devenir adultes très vite, très tôt, et donc l’enfance, en fait, ça ne sert à rien et il faut la raccourcir. Les phrases clés  « il faut grandir, tu dois devenir grande, ohhhhhh que tu es grande, tu fais comme une grande c’est bien »…et l’apriori c’est que dans le fait d’être enfant il y a quelque chose qui n’est pas bien, d’inaccomplis, une incapacité qu’il faut vite abandonner, en faveur d’une adultité raisonnable et raisonnée. L’enfance est déraisonnable, fuit à la compréhension, donc il faut la raccourcir. En France on se prépare. En France il y a des classes préparatoires pour tout, on n’est jamais dans la beauté du présent, on prépare tout les temps quelque chose qui viendra. A l’école les maîtresses sont bonnes quand elles font plus que leur programme pour préparer la classe successive.  Les parents sont contents quand les enfants, comme des adultes en miniature, passent leur temps à faire des devoirs…ça ressemble à la vraie vie qu’ils auront au bureau ou ils devront montrer d’être mieux que les autres. Dans cette course à la préparation de l’âge adulte le Père Noel est un obstacle. C’est un encombrement, c’est un gros vieux monsieur qui mène à un monde magique, de jeux, de mystère, qu’il faut abandonner. Vite. Ou ne même jamais toucher. Oui, il y a aussi des parents pour lesquelles le père Noel n’existe jamais. Les cadeaux sont choisis avec les enfants sur internet ou dans un centre commercial. Le Père Noel c’est des bêtises. Pour les autres, inévitablement, à partir de 7 ans le Père Noel n’existe plus. L’enfant doit commencer à s’encadrer. Fini les bêtises. Fini le Père Noel.

Mon soulagement, par rapport au fait que la grande n’ait pas encore été contaminé par cet adultisme, est fini quelques jours après. Un morceau de dialogue, des mots chuchotés qui m’arrivent, la rigolade après avec sa copine. Un regarde furtif à la maman qui était en train de préparer cette Linzer Torte.  C’est de ça faute si le dialogue sur Noël a commencé…à cause de son parfum d’orange, cannelle et de Noël. Un rire d’enfants, des regards qui se croisent. « Sschhhht il ne faut pas que la petite sœur l’entend…» …j’en suis pas 100% sure, mais peut être quelque chose a été perdu, à toujours.

Linzertorte Felder

 

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Dernière tarte d’été : tarte fine courgettes, mozzarelle, parmesan parfumée au basilic

Est-ce que ça se voit que je triche? Est-ce que la lumière dénonce que cette tarte n’a pas été faite exactement ici et maintenant, mais elle vient de loin, du mois d’Août et de la Provence? Qu’il y a quelque chose qui cloche par rapport à ces jours d’automne, qui sont bien bleus et ensoleillés, mais différents…un plein soleil et 40 dégréés, des cigales qui chantent, des cris d’enfants qui se baignent, des ciels noirs et des nuits pleines d’étoiles filantes, des marchés faits très tôt le matin, des couleurs violets, des amis qui s’arrêtent pour la nuit, sur leur route des vacances, un parfum de rosé…est-ce que ça se voit que la tarte à tout cela dedans et autour? Je ne sais pas…ce que je sais c’est que, quand j’ai retrouvé la photo, en effaçant les vieux fichiers sur mon ordi, tout cela est revenu…et donc pourquoi pas la refaire, avec ces dernières courgettes du jardin et ces feuilles de basilic un petit peu fané mais encore très parfumées…

tarte aux courgettes

Tarte fine courgettes, mozzarelle, parmesan parfumée au basilic

Ingrédients (4/6 personnes, moule de 26 centimètre)

  • une pâte feuilletée (mais vous pouvez faire votre pâte avec la recette Felder. Je vais bientôt en proposer une version à l’épaufre qui est exquise)
  • trois belles courgettes, si possible assez proches les uns les autres comme dimension et forme
  • deux boules de mozzarelle
  • 50 grammes de parmesan râpé
  • quelques feuilles de basilic pour la décoration
  • sel et poivre
  • un filet d’huile d’olive vierge extra

Allumer le four 200°. Mettre la pâte feuilletée  dans le moule et la piquer avec une fourchette pour éviter qu’elle gonfle en cuisant. Mettre le moule dans le frigidaire, pour que après, en la rentrant dans le four, le choc thermique produise un beau feuilletage. Couper les courgettes à la mandoline très fines (1,5 millimètres), couper la mozzarelle en tranches fines en les égouttant dans une passoire pour qu’elles perdent la plu part de leur eau. Reprendre la base de tarte du frigo, poser les tranches de mozzarelle, parsemer de parmesan, accommoder en spirale les tranches de courgette. Saler et donner quelques tours de poivre, distribuer un filet d’huile d’olive sur la surface, mettre au four pendant 25/30 minutes (attention que les courgettes ne se colorient pas trop!), enlever du four, laisser tiédir et servir avec une salade (et un verre de rosé si affinité).

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Moelleux de potimarron et curcuma à la farine d’épautre, cœur fondant de chèvre

J’ai reçu en cadeau quatre joli ramequins Emile Henry (merci Bénédicte et Pascale!), tous beaux, tous coloré et j’avais presque peur que, en les utilisant, je puisse les abîmer. Donc je me suis contentée de les regarder par la vitrine du meuble dans lequel je les avais rangés pendant un moment. Mais hier, face au premier potimarron de la saison, j’ai eu tout de suite envie d’une nouvelle recette, vu que, désormais, le potimarron je l’ai fait en toutes les façons possibles, sucré, salé, farci au four, à la casserole, à la vapeur, en salade , en tarte, en brioches  en risotto etc. Bref, je le dis et je le redis, l’hiver je ne trouve pas un légume qui soit plus flexible, joyeux, coloré et sain…je m’en laisse pas et il contribue à me faire supporter mieux ce moment de l’année où l’été part, les journées sont courtes, la lumière s’en va, les manteaux sortent du grenier et une mélancolie constante accompagne mes journées.

Potimarron 3edited

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La compote de rhubarbe au four

La compote de rhubarbe est une des meilleures, pour ceux qui aiment le goût acidulé et citronné. Le vraie bémol c’est par contre son aspect verdâtre…je ne ose pas la servir aux invités, parce que j’ai toujours l’impression qu’elle ne soit pas suffisamment présentable ; elle reste plutôt dans les frontières de la famille. Comme j’ai déjà eu occasion de raconter notre rhubarbe du jardin a un épanouissement vraiment exceptionnel et l’autre jour je me suis retrouvée avec un bon kilo de belles branches rouges et avec une envie soudaine de compote, pour accompagner la Torta sbrisolona du billet précédent, qui me semblait trop sèche pour finir un dîner en semaine. J’avais pensé de la mélanger à de la pomme, pour modérer l’aspect verdâtre, mais je ne voulais à aucun coût renoncer à ce rouge d’automne des branches, qui reprend le rouge des plantes rampantes des murs des maisons bellifontaines en cette saison. Et l’idée de la pomme m’a tout de suite fait penser à la pomme au four, encore une association saisonnière et la le pas était fait. La rhubarbe est finie dans un grand plat dans le four et je vais vous raconter comment…par contre jamais plus purée informe, dorénavant cella sera ma recette pour la compote de rhubarbe!

Compote de rhubarbe au four

Ingrédients (6/8 personnes, un grand plat)

  • 1 kilo de rhubarbe
  • 2 citron biologiques
  • les zestes de 2 oranges biologiques
  • 100 grammes de sucre roux
  • 2 gousses de vanille
  • 2 bâtonnets de cannelle

Allumer le four 180°. Laver la rhubarbe et sans l’éplucher, coupez-la en morceaux d’environ 2 centimètres en le mettant dans un grand bol. Parsemer de sucre, presser les citrons et verser leur jus sur le sucre. Prélever avec un zester les zestes des citrons et des oranges, ouvrir la vanille et en prélever les grains. Mettre le tout dans le bol, y comprise les gousses vides et bien mélanger. Verser dans un grand plat à four, en cherchant que les morceaux de rhubarbe se superposent le moins que possible. Rajouter les bâtonnets de cannelle. Couvrir avec du papier d’aluminium et laisser cuire pendant 45/50 minutes, les morceaux doivent être souples mais pas défait (si non on retombe dans le cas de figure de la compote verdâtre :-) ). Servir avec le gâteau du billet précédent, ou avec du yaourt, ou avec ce que vous voulez, elle est divine!

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