« Fils d’un bunker de Genève » : les gnocchis à la saucisse de Saverio

Si je devais définir mon été 2014 avec un seul mot, ça serait « reconnexions ». Toutes mes étés sont très « reconnectives » parce que je cherche, chaque année, de passer un maximum de temps en Emilia Romagna, ma région d’origine, pour pouvoir bien re-baigner (et permettre à mes filles de le faire) dans mes origines et, bien sur, aussi dans la mer. Mais, mise à part la parenthèse italienne, normalement la reconnexion finie avec mon vol Bologne – Paris et les « arrivederci » à l’aéroport. Cette année, une série de conjonctures favorables, à fait que j’ai pu recevoir beaucoup de visites d’amis italiens en Provence. J’ai pu donc revoir Rossella et Mascia mes mega copines, Elia, Alessandra et la petite Sophia, amis de longue date et expatriés d’abord à Paris et maintenant à Genève, et j’ai pu voir Saverio et Brio, grands copains et leurs super familles, Dona, Veru, et les petites Bianca et Stella. Un trait en commun, parmi tous ces amis, c’est que nous avons tous fréquentés, à la fac d’Economie de Bologne, les cours d’organisation d’entreprise du professeur Maurizio Rosa. Or,  on pourrait se dire que c’est normal d’avoir des copains quand on s’est rencontrés dans le même cours d’études, mais ces cours était vraiment très particulier et les amitiés qui en ont débauchées le sont aussi. Un certain nombre d’étudiants, pouvaient y suivre des activités expérimentales, en allant visiter des entreprises multinationales dans la ville de Genève, pendant une semaine, où nous dormions dans un bunker anti atomique, et aussi en participant à des expériences, pour ce temps la très à l’avant-garde, sur les dynamiques de groupe, les T-Groups qui duraient une dizaine de jours. Rien de spécial jusqu’ici encore, c’est des choses que aujourd’hui presque toutes écoles de business offrent à leurs étudiants, mais la, pour beaucoup d’entre nous, il s’agissait des premières expériences dans des grands groupes d’inconnus, en complète autonomie, responsabilité et en auto-organisation (tout était à faire, de l’organisation des activités, à la préparation de la nourriture) et de l’expérimentation d’une profondeur, dans la relation avec les autres, qui a liées beaucoup d’entre nous pour la vie. Encore, pour beaucoup d’étudiants des cours de ce professeur, l’avoir fréquenté ses leçons et les activités qu’il nous proposait, a déterminé d’une façon très importante le type de compétence que nous avons commencé à développer, en particulier celles liés à la relation aux autres ce qui a influencé aussi les choix professionnelles et de vie qui ont suivi cette période. J’ai encore du mal, après tous ces années, à définir avec des mots cette période intense de formation…ce qui reste, très fort, c’est le fait que, quand on se revoit, avec les gens de ce groupe, tout de suite il y a quelque chose qui se passe, qui fait qu’on se reconnecte très vite…cela est très bien résumé par le slogan sur une t-shirt que Saverio avait lui-même crée à ce temps, « Fils d’un bunker de Génève ».

Gnocchi Saverio in azione

Une nouvelle connexion, avec tous les amis qui sont venu me voir cet été, est aussi par la nourriture…il y en a qui organisent des kermesses politiques et culinaires (Rossella), il y en a qui projettent d’ouvrir un resto (Elia), qui « se limitent » à préparer de la super bonne nourriture (Brio) et qui poussent encore plus loin les choses, en se diplômant à l’école du soir en cuisine, en consultant le personnel de cuisine sur le management et en ouvrant un portail internet dédié à la nourriture et au partage au sein d’un projet plus ample, qu’il lead en Italie, des Social Streets (Saverio). C’est donc avec un énorme plaisir que nous avons, comme naguère, dans nos expériences collectives à l’Université, cuisiné ensemble, en réformant, en plus petit, l’ancienne brigade. Saverio, en chef directeur des opérations, nous a livré ses secrets pour obtenir de gnocchi extraordinaires et je vais partager avec vous les images et la recette de cette soirée magique.

Gnocchis

Lire la suite

Publié dans Plat principal | Tagué , , , , , , , | 2 Commentaires

Sablés au grains de pavot et vanille

Je pense avoir trouvé les sablés, pour accompagner des desserts simples et estivales, à base de fruits, après un dîner copieux. Je les ai trouvées en surfant le net, sur "Chef Bernard" et j’ai juste un petit peu adapté la recette, faute de balance pour peser 10 grammes de jaune d’œuf, je me suis dite que un jaune entier aurait du faire affaire et en effet la consistance était parfaite. Les grains de pavot, avec leur goût entre noisette et pignon de pin, mariées à la douceur de la vanille, font un super binôme…et apparemment aident aussi la convivialité et le relax, avec leurs propriétés légèrement calmantes  :-).  En cuisant les biscuits remplissent la maison d’odeurs d’enfance, beurre cuit et vanille. Mes filles en ont aussi eu le matin après, pour le petit déjeuner, à la mode italienne : un grand verre de lait et les biscuits plongés dedans, jusqu’à bien les imprégner de liquide, mais sans les casser, opération à accomplir surtout pas en public, pour éviter la réprobation des personnes voisines à cause des grimaces affreuses pour récupérer le sablé qui menace de se casser, juste à la dernière minute, et qui en fait ponctuellement se casse en tachant partout la chemise juste propre et repassée.

Sablés au pavot et vanille

 

Ingrédients (une vingtaine de grands sablés) 

  • 250 grammes de farine
  • 200 grammes de beurre (dans l’original demi-sel mais personnellement je n’aime pas du tout le salé dans les sablés sucrés)
  • 100 grammes de sucre glace
  • 1 jaune d’œuf
  • 30 grammes de graines de pavot bleu
  • les grains de deux belles gousses de vanille

Mélanger avec les mains le beurre et la farine pour former des miettes, ajouter le sucre glace, le jaune d’œuf les grains des gousses de vanille et les grains de pavot bleu. Travailler en vitesse en formant une boule. Mettre la boule entre deux feuilles de papier sulfurisé et la baisser sur une hauteur d’environ 4 millimètres. Mettre la pâte au frigo pendant une demie heure pour la faire durcir. Allumer le four 180°. Sortir la pâte du frigo et, à l’aide d’un verre (ou d’un joli coupe biscuit mais moi j’en en avais pas) couper les sablés. Retirer l’excédent de pâte et mettre au four à cuir, bien loin les uns des autres, pendant environ 15 minutes. Avec ces doses vous aurez deux fournées, moi j’ai fait attendre celle qui ne rentrait pas au frigo.  Laisser refroidir sur une grille et conserver dans une boite en métal.

Publié dans Biscuits, Dessert | Tagué , , , , , | 2 Commentaires

Emincé de chou rouge aux raisins et au miel de Cécile

Cette recette m’a été envoyée par Cécile, qui vient de rentrer à notre AMAP et au Conseil et qui est, en plus, une copine et une super masseuse! Je profite, en vue de la rentrée, pour rappeler à tous et aux amapiens en particulier, que vos recettes sont toujours les bienvenue, si possible avec les éléments suivants pour que le style du blog reste cohérent :

  • une photo claire, prise par vous, pour présenter le plat; la photo que j’ai mise, pour le plat de Cécile, est celle du livre duquel la recette a été prise, Cécile si tu peux envoie moi les crédits s’il te plaît!
  • si vous voulez une petite histoire, liée au plat, pour l’introduire et la source de la recette s’il ne s’agit pas d’une de vos créations
  • la recette elle même :-)

Envoyer le tout, sous forme de commentaire où dans les contacts du blog, où comme vous préférez! Et maintenant la belle recette de Cécile!


Chou rouge de Cécile
Lire la suite

Publié dans Entrée | Tagué , , , , , , | Poster un commentaire

Encore apéro : humus de betteraves

Si on regarde mes dernières publications vacancières on pourrait penser que je n’ai fait que prendre des apéros…et en effet ça n’est pas trop loin de ce qui c’est passé pendant mes vacances en Provence : cet année nous avons eu des amis tout le temps et la solution de prolonger l’apéro où de le faire devenir une entrée est trop tentante quand les journées sont longues et on peut dîner dehors. J’ai trouvé cette recette sur le site de June d’Arville, très intéressant et créatif (en anglais)  et j’ai tout de suite claqué pour la couleur de la betterave que je trouve extrêmement joli et joyeux. J’ai donc fait tout de suite cette variation d’humus pour la servir accompagné par une focaccia au romarin qui rappelle le parfum herborisé de cet humus. Par rapport à la version originale, qui reste de toute façon ma préférée, la betterave rajoute surtout sa belle couleur et une touche de saveur originale, même si, à mon goût, l’autre reste inimitable.

Humus de betterave

Ingrédients (un grand bol, vous le voyez sur la photo)

  • 3 betteraves cuites
  • 400 grammes (une boîte grande) de pois-chiches bio
  • une bonne pincée de romarin frais haché
  • 1 cuillère à café de vinaigre balsamique
  • 4 cuillères à soupe d’huile d’olive vierge extra
  • 1 cuillère à soupe de pâte de sésame
  • sel et poivre

Mettre tous les ingrédients, sauf l’huile, dans le bol d’un robot, en laissant une demie betterave à côté pour la couper en petits dés à utiliser en déco. Ajouter l’huile d’olive à fil. Régler le sel et le poivre. Laisser reposer au frigo.

Publié dans Apéro | Tagué , , , , | 4 Commentaires

Tapas pour apéro : moules gratinées au romarin

Le titre dit presque tout…j’avais besoin d’un kilo de moules pour en extraire le jus pour une recette que je vais publier dans les prochains jours et, en me demandant quoi en faire après les avoir ouverte pour en prendre l’eau je me suis dite que pour l’apéro elles auraient été parfaites en gratin. Et voici la recette!

Moules gratinées

Ingrédients

  • 1 kilo de moules
  • 100 grammes de pain râpé
  • 1 belle gousse d’ail
  • une poignée de romarin haché
  • huile d’olive vierge extra
  • sel et poivre du moulin

Allumer le gril du four. Mettre les moules dans une poêle pour les ouvrir, avec un petit peu d’ail haché si vous voulez. Quand elles sont ouvertes enlever la coque vide et poser celle qui reste sur une plaque à four recouverte de papier sulfurisé. Mélanger le pain râpé avec l’ail haché, le romarin, le sel, un filet d’huile d’olive. Distribuer un petit peu de ce mélange sur toutes les coquillages et griller pendant 5/7 minutes. Servir de suite.

Publié dans Apéro | Tagué , , , , | Poster un commentaire

Gâteau de nectarines à la vanille et verveine

Si vous avez voyagé en Italie, ou vous avez des contacts avec ce pays, vous aimez les gâteaux et vous vous êtes promenés à côté d’un marchand de journaux fin juillet/demi août cet été, vous avez du remarquer la couverture de la revue « Sale & Pepe » de ces mois, qui présente un gâteau aux nectarines colorié et appétissant. J’avais acheté le journal pendant mon dernier passage en aéroport et j’en ai savouré la lecture assise à mon poste en avion, ou bien, recroquevillée, comme d’habitude en proie à la terreur au décollage, cherchant de me concentrer sur mon mantra préféré « tout ira bien, l’avion est le moyen statistiquement le plus sur pour voyager » (quoique, cet été…), bref à un certain moment j’ai commencé à rêvasser sur où j’aurais réalisé ce très beau gâteau. Toute de suite dans ma visualisation anti-panique j’ai vu la cuisine en Provence et les nectarines de Madame Fargé, qui nous fournit de ces beaux fruits pendant nos séjours d’été et j’ai eu presque l’impression de pouvoir toucher les fruits et d’en sentir le parfum. Ma revue a donc beaucoup voyagé avec moi cet été et enfin, arrivée en Provence, je savais que faire ce gâteau était une de mes priorités (ah, les priorités des vacances, quel relax !). Donc le voici, avant que les nectarines finissent, ou qu’elles commencent à se trouver que après conservation au frigo et au-revoir leurs arômes… Faites-le vite, si vous en avez l’intention, pour pouvoir bien vous imprégner, avant l’hiver, des parfums dégagés par les fruits à leur cuisson et à la sortie du gâteau du four.

Torta di pesche 2

Lire la suite

Publié dans Dessert | Tagué , , , , , | 2 Commentaires

Salade au petit épautre

J’ai découvert l’année passée ce céréale absolument divin et j’ai commencé à l’utiliser à la place des pâtes ou du riz dans les salades d’été, ou, l’hiver, pour préparer des "risotto". En plus de son goût, qui est très bon, le petit épautre a pleins d’atouts par rapport au riz, même complet et au blé, ce qui le rend meilleur pour la santé. Il n’a pas subi des modifications génétiques, comme certains blés, il est digeste, riche en minéraux et pauvre en gluten. Il y a quelques jours j’ai longuement parlé avec un monsieur, sur le marché d’Apt, qui le fait en bio et qui m’expliquait aussi comment faire des produits de boulangerie avec…mais la il me faudra vraiment plonger dedans, parce que, déjà, sans levain la poussé n’est pas possible pour le petit épautre. Cet hiver j’ai en projet de créer mon propre levain à partir des différentes farines de l’AMAP et je mettrais sur le blog toutes mes expériences, même celle qui, c’est sur, finiront avec le pauvre levain mort quelques parts entre le frigo et la cave. Bref, la salade que je vous propose dans ce billet n’a vraiment rien de spécial, sauf, justement, l’idée d’utiliser le petit épautre à la place d’autres bases. La recette est super pour un déjeuner à l’aire ouverte ou pour un pique nique. Ici en Provence, comme d’habitude, il suffit de vraiment de peu pour avoir des salades pleines de saveurs, où on sent vraiment le soleil dans tous les produits et je dois avouer que je ne me réjouis pas trop de devoir rentrer à la fin de la semaine.

Salade méditerranéenne 4 Lire la suite

Publié dans Entrée | Tagué , , , , , , | 2 Commentaires